Sommaire conjoint des questions et de la mobilisation
Projet nickélifère Baptiste

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Numéro de référence du document : 77

En application du paragraphe 14(1) de la Loi sur l'évaluation d'impact, L.C. 2019, ch. 28, art. 1

En application de l'article 13.5 de l'Environmental Assessment Act, S.B.C. 2018, c. 51

20 avril 2026

Introduction

FPX Nickel Corp. (FPX) propose la construction, l'exploitation et la désaffectation d'une nouvelle mine de nickel à ciel ouvert, située à environ 80 kilomètres au nord-ouest de Fort St. James dans le centre de la Colombie-Britannique (C.-B.). Tel qu'il est proposé, le projet nickélifère Baptiste (le projet) comprendrait un site minier, des infrastructures connexes et une ligne de transport d'électricité reliée à une sous-station existante de BC Hydro près de Fraser Lake. Le promoteur envisage deux voies d'accès, utilisant principalement des routes de service forestières existantes et améliorées. Le projet aurait un taux de traitement annuel d'environ 162 000 tonnes de minerai par jour et serait exploité pendant 28 ans. La capacité de production du projet signifie qu'il est sujet à un examen en vertu de la Loi sur l'évaluation d'impact (LEI) et de la Loi provinciale sur l'évaluation environnementale, 2018 (la Loi).

Le 22 janvier 2026, l'Agence d'évaluation d'impact du Canada (AEIC) a déterminé que le projet répondait à la définition d'un projet désigné aux termes de la LEI et que la description initiale du projet (DIP) satisfaisait aux exigences fédérales. Le 22 janvier 2026, le Bureau d'évaluation environnementale (BEE) a approuvé la DIP et le plan de mobilisation pour le projet. Ces actions de l'AEIC et du BEE ont marqué le début de l'étape préparatoire fédérale et de l'étape provinciale de mobilisation en amont du projet.

L'étape préparatoire et l'étape de mobilisation en amont constituent des stages de planification importante au cours de laquelle des conversations significatives peuvent être entamées au sujet du projet avant que l'AEIC détermine si une évaluation d'impact fédérale plus avancée est nécessaire et que le BEE détermine les exigences d'une évaluation environnementale provinciale. Pour soutenir l'étape préparatoire et l'étape de mobilisation en amont, l'AEIC et le BEE ont partagé la DIP et ont cherché à recueillir des questions et à comprendre les points de vue sur le projet de la part des Premières Nations potentiellement concernées, des collectivités environnantes, des experts provinciaux et fédéraux en la matière ainsi que du public.

Le sommaire conjoint des questions et de la mobilisation (le sommaire conjoint, ce document) a été préparé et publié par l'AEIC et le BEE. Le sommaire conjoint comprend :

  • un sommaire de mobilisation en amont avec les Premières Nations ;
  • un sommaire des observations reçues du public et des experts provinciaux et fédéraux en la matière ;
  • la directive du BEE à FPX de prendre en compte et de donner suite aux commentaires reçus au cours de la mobilisation en amont ; et,
  • la directive de l'AEIC à FPX d'examiner et de répondre à une liste des principales questions soulevées à l'étape préparatoire.

La mobilisation en amont des Premières Nations

Le projet, y compris la ligne de transport d'énergie proposée et les voies d'accès, est situé sur les territoires du Carrier (ou Dakelh) et du peuple Sekani : la Nation Tl'azt'en, Binche Whut'en, la Première Nation de Yekooche, la Nation Takla, Nak'azdli Whut'en, la Nation Lake Babine, la Première Nation de Nadleh Whut'en et la Première Nation de Stellat'en.

Pour lancer les discussions préliminaires sur le projet et la portée de l'évaluation, l'AEIC et le BEE ont envoyé des lettres à ces Premières Nations potentiellement affectées le 23 janvier 2026, afin d'identifier leur intérêt pour le projet, la manière dont elles souhaiteraient participer à l'évaluation et si elles avaient des points de vue sur la demande du BEE de substituer son processus provincial d'évaluation environnementale en vertu de la Loi, ce qui permettrait de satisfaire aux exigences de l'évaluation d'impact fédérale, si une telle évaluation était nécessaire. Un processus d'évaluation de substitution permet à une autre instance de procéder à l'évaluation de certains grands projets plutôt qu'au gouvernement fédéral si certaines conditions sont remplies. Si un projet nécessite des évaluations de la part des gouvernements fédéral et provincial, la province peut demander à diriger le processus au nom des deux ordres de gouvernement, en utilisant son processus d'évaluation et en suivant ses délais. La substitution permet d'effectuer une évaluation unique qui répond aux exigences fédérales et provinciales, soutenant ainsi l'objectif « un projet, une évaluation ».

Avant la présentation de la DIP, et pendant les 90 premiers jours de l'étape préparatoire et l'étape de mobilisation en amont, l'AEIC et le BEE ont rencontré les Premières Nations susmentionnées. La Nation Tl'azt'en, Binche Whut'en, la Première Nation de Yekooche, la Nation Takla, Nak'azdli Whut'en, la Nation Lake Babine, la Première Nation de Nadleh Whut'en et la Première Nation de Stellat'en ont indiqué leur intérêt à participer à l'évaluation au fur et à mesure de sa progression.

L'AEIC et le BEE se sont rendus à Tache pour rencontrer les membres de la Nation Tl'azt'en et les détenteurs de Keyoh les 18 et 19 février 2026. Les participants ont fait part de leurs préoccupations quant aux répercussions potentielles du projet sur les cours d'eau où vivent du saumon; les femmes, les filles et la violence fondée sur le genre; la capacité continue des membres à utiliser les terres pour la chasse, la pêche et la récolte; les générations futures; et les risques d'augmentation du trafic de drogue dans la collectivité et de rupture des digues de résidus miniers. L'AEIC et le BEE ont également discuté avec un groupe d'élèves de l'école primaire Eugene Joseph au sujet de l'évaluation environnementale et d'impact, et ont entendu les points de vue des jeunes sur ce que le projet pourrait signifier pour eux. Les élèves ont posé des questions sur la faune et étaient curieux des impacts environnementaux de la mine.

Le Conseil de la Nation Tl'azt'en et les détenteurs de Keyoh Tl'azt'en ont soumis une lettre le 9 mars 2026, exprimant leurs préoccupations concernant le projet proposé et son processus. Leurs préoccupations ont souligné la grande ampleur de l'installation proposée de stockage de la mine et des résidus et la gravité de toute défaillance potentielle du barrage de résidus miniers, compte tenu de la taille et de l'ampleur de l'installation proposée, des impacts du projet sur l'habitat du poisson et les eaux navigables, notamment sur le saumon et l'esturgeon, et des changements dans la qualité de l'air dus à la poussière, et les émissions de gaz à effet de serre et de matières particulaires diesel. La Nation Tl'azt'en a également exprimé son inquiétude quant aux impacts cumulatifs des activités existantes et futures de foresterie, d'exploration minière et minière dans la région.

La Première Nation de Stellat'en a soulevé des préoccupations quant à l'ampleur du projet, aux effets cumulatifs sur son territoire et aux répercussions potentielles sur les droits autochtones, les terres, les eaux et les zones d'importance culturelle. La Première Nation de Nadleh Whut'en n'a pas soulevé de préoccupations concernant la DIP de FPX.

La Société Binche Whut'en Keyoh Bu, au nom de Binche Whut'en, a indiqué que la DIP reflète ses questions préliminaires et ses intérêts liés au projet et a exprimé un soutien général à l'approche de FPX en matière de collaboration, de prise en compte des connaissances traditionnelles et de planification du projet jusqu'à présent.

L'AEIC et le BEE ont rencontré la Première Nation de Yekooche le 4 février 2026. La Première Nation de Yekooche a formulé des commentaires préliminaires concernant les répercussions potentielles sur les droits protégés par la Constitution, les responsabilités en matière de gouvernance, les sites et la zone d'importance, les espèces d'importance comme l'orignal, le poisson et les plantes médicinales, et les préoccupations relatives à l'intégrité de l'habitat, aux effets cumulatifs associés au développement à grande échelle au cœur du territoire de Yekooche et à la durabilité écologique. Les répercussions potentielles sur le territoire, la qualité de l'eau, les aliments traditionnels, la santé communautaire et les pressions socioéconomiques ont également été soulevées.

L'AEIC et le BEE ont rencontré les Nak'azdli Whut'en à Nak'azdli le 19 février 2026. Nak'azdli Whut'en a indiqué qu'elle continuerait à participer au processus d'évaluation et a exprimé des préoccupations quant à l'impact potentiel des activités du projet sur le saumon dans le bassin versant et à l'intérêt des détenteurs de Keyoh Nak'azdli concernant les impacts des routes d'accès et des lignes électriques.

La Nation Lake Babine a indiqué que la DIP reflétait certaines de ses préoccupations et de ses intérêts préliminaires concernant le projet. Elle a également fait part à l'AEIC et le BEE de ses observations sur les tracés proposés pour la ligne de transport d'électricité du projet et sur les impacts que ceux-ci pourraient avoir sur des zones d'importance culturelle et de sensibilité environnementale.

Substitution

L'AEIC a également recueilli les points de vue des Premières Nations sur la demande de substitution du BEE. La Nation Tl'azt'en n'était pas favorable à la substitution du processus fédéral d'évaluation d'impact et a indiqué que cette substitution ne permettrait pas de traiter adéquatement les risques pour l'habitat du poisson, les bassins versants, le climat et les droits autochtones, qui sont des domaines de compétence fédérale. La Première Nation de Stellat'en a indiqué qu'elle n'était pas favorable à la substitution du processus fédéral d'évaluation d'impact pour le projet, compte tenu de l'ampleur, de la durée et des potentielles implications environnementales et socioéconomiques de la mine proposée, et a partagé son point de vue qu'un processus fédéral d'évaluation d'impact est nécessaire pour veiller à ce que l'ensemble des impacts potentiels soit pris en compte de manière appropriée. La Première Nation de Nadleh Whut'en a indiqué qu'elle n'était pas favorable à la substitution du processus fédéral d'évaluation d'impact pour le projet, car elle estime que le processus fédéral est mieux adapté pour traiter les répercussions sur les droits et le titre non cédés de la Première Nation de Nadleh Whut'en, et que le processus de la C.-B. est inadéquat pour protéger l'honneur de la Couronne lors de l'évaluation des répercussions sur les droits autochtones en vertu de l'article 35 de la Loi constitutionnelle.

La Société Binche Whut'en Keyoh Bu ne s'est pas opposée à la substitution, mais a demandé à l'AEIC des renseignements supplémentaires concernant la surveillance fédérale de l'évaluation et des questions relevant de la compétence fédérale. La Première Nation de Yekooche ne s'est pas opposée à la substitution du processus fédéral d'évaluation d'impact, mais a indiqué qu'un tel processus ne doit pas diminuer la surveillance fédérale ni la relation de gouvernement à gouvernement. La Nation Lake Babine a fait savoir qu'elle était prête à participer à une évaluation environnementale par substitution qui soit conforme à l'accord « Lake Babine – Province of British Columbia Environmental Assessment Collaboration Agreement (2021) ».

Les commentaires relatifs à la substitution seront pris en compte dans la décision de la ministre de l'Environnement, du Changement climatique et de la Nature concernant la substitution du projet. L'AEIC et BEE mènent un dialogue plus approfondi avec les Premières Nations au sujet de la substitution et de la pleine atteinte des responsabilités fédérales et provinciales envers les Premières Nations.

Le BEE et l'AEIC continueront de travailler avec les représentants de chaque nation pour déterminer comment ils souhaitent être consultés ou consultés et mieux comprendre les préoccupations qui ont été soulevées.

Commentaires des gouvernements fédéraux, provincial et local

L'AEIC et le BEE ont reçu des commentaires sur la DIP des organismes fédéraux, provinciaux et régionaux suivants :

  • Ministère de l'Environnement et des Parcs de la C.-B. ;
  • Ministère des Forêts de la C.-B. ;
  • Ministère des Mines et des Minéraux essentiels de la C.-B. ;
  • Division de la connectivité du ministère des Services aux citoyens de la C.-B. ;
  • Ministère de l'Énergie et des Solutions climatiques de la C.-B. – Secrétariat de l'action climatique ;
  • Autorité Sanitaire du Nord ;
  • Ministère du Tourisme, des Arts, de la Culture et du Sport de la C.-B. – Bureau de gestion des fossiles ;
  • Ministère du Logement et des Affaires municipales de la C.-B. ;
  • Ministère de l'Eau, des Terres et de la Gestion des ressources de la C.-B. ;
  • Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada ;
  • Environnement et Changement climatique Canada ;
  • Emploi et Développement social Canada ;
  • Pêches et Océans Canada;
  • Santé Canada ;
  • Services aux Autochtones Canada ;
  • Ressources naturelles Canada ;
  • Transports Canada ; et,
  • Femmes et Égalité des genres Canada.

Les commentaires des organismes provinciaux et fédéraux comprenaient des avis concernant les exigences relatives à la réalisation de l'évaluation environnemental/d'impact et des exigences en matière de renseignements relativement aux permis et autorisations provinciaux et fédéraux. Ils ont fourni des directives sur les études et les plans supplémentaires qui seraient requis pour le projet et des détails qui devraient figurer dans la description détaillée du projet, notamment des renseignements sur le niveau des études qui seront disponibles pour le projet et les niveaux de conception technique des composantes clés de l'infrastructure. Les conseillers techniques ont également soulevé des questions et des préoccupations concernant les études de référence, la modélisation et la prise en compte des changements climatiques, la connectivité des téléphones cellulaires et d'Internet, et des itinéraires alternatifs pour certaines sections des routes d'accès proposées.

En ce qui concerne les effets potentiels du projet, les commentaires des conseillers techniques ont porté sur la nécessité d'évaluer et de traiter les effets potentiels sur :

  • la quantité et la qualité de l'eau dans les plans d'eau tels que Middle River, le lac Trembleur et les ruisseaux Paula et Sidney ;
  • les poissons, en particulier le population Takla-Trembleur-EStu (le saumon rouge de montaison hâtive dans les eaux de la Stuart) et Takla-Trembleur-Stuart S (remonte tardive dans le Stuart), et l'esturgeon blanc de Nechako ;
  • faune, y compris les espèces en péril à proximité du site minier et le long de ligne de transport d'électricité, telles que le caribou, les oiseaux migrateurs et le cerf mulet ;
  • a la qualité des matières spécifiques et les impacts de la poussière sur la santé ;
  • l'accès et les effets sur les utilisateurs récréatifs ;
  • les infrastructures locales et les services communautaires ;
  • les peuples autochtones, en particulier les répercussions disproportionnées sur les femmes et les filles autochtones, et les répercussions potentielles sur les terres de réserve; et leur
  • conditions socioéconomiques et sanitaires, en particulier pour les peuples autochtones.

Tous les commentaires reçus des conseillers techniques provinciaux et fédéraux sont présentés dans un tableau de suivi affiché sur le site d'information du projet Baptiste Nickel du BEE.

Observations du public

Dans le cadre de l'étape préparatoire et de mobilisation en amont, l'AEIC et le BEE ont tenu une période conjointe de consultation publique du 5 février 2026 au 9 mars 2026. Pendant la période de consultation publique, l'AEIC et le BEE ont organisé une session portes ouvertes en personne à Fort St. James, C.-B. et une séance d'information virtuelle. Le tableau 1 résume les thèmes des soumissions reçues au cours de la période de consultation publique sur le site EPIC.engage du BEE et sur le Registre canadien d'évaluation d'impact de l'AEIC.

La majorité des commentaires reçus durant la période de consultation publique provenaient de parties résidant dans la région. Les commentaires indiquaient généralement soutenir le projet à condition qu'il profite aux communautés locales. Les commentateurs ont souligné l'importance de donner la priorité à l'emploi, aux contrats et à l'approvisionnement locaux pour le projet. Le BEE a reçu une lettre des résidents de Tranquility Bay, sur le lac Trembleur, une collectivité située à environ 4 kilomètres au sud-est de l'empreinte du projet proposé; leurs préoccupations comprenaient la perturbation de l'écosystème local, la qualité et la disponibilité de l'eau, la qualité de l'air, le bruit et la perturbation du mode de vie de la communauté.

Des commentaires ont également été reçus des gouvernements régionaux et d'associations industrielles. Le district de Fort St. James, le district de Vanderhoof, le village de Fraser Lake, le district régional de Bulkley-Nechako et la ville de Prince George ont écrit pour soutenir la diversification économique de la région à la suite du déclin du secteur forestier, des possibilités d'emplois importants directs et indirects, et de multiples possibilités commerciales. L'Association pour l'exploration minière de la C.-B. a souligné la capacité du projet à produire du nickel à moindre impact et son rôle dans l'approvisionnement en minéraux critiques pour les technologies propres. Elle a également appuyé un examen coordonné et efficace du projet par la C.-B. et le Canada. L'Association minière de la C.-B. a remis une lettre de soutien au projet soulignant la capacité du projet à fournir un approvisionnement sûr et fiable en minéraux critiques, les possibilités d'emploi à long terme et l'aide à la décarbonisation mondiale.

Tableau 1 – Sommaire des commentaires du public

Sujet

Description des commentaires

Qualité de l'air

Préoccupations liées à la poussière produite par le site minier et les routes d'accès et les risques potentiels pour la santé respiratoire, la végétation et la visibilité pour les autres utilisateurs de la route, ainsi que les risques pour la santé respiratoire du projet combiné à la fumée des feux de forêt et aux scieries à proximité.

Infrastructure communautaire, services et bien-être

Préoccupations liées à la pression sur l'offre de logements locaux et l'accès aux services de santé communautaires. Commentaires sur la capacité du projet à soutenir les communautés locales et les infrastructures.

Emploi

Commentaires concernant la capacité à accéder à de nouvelles possibilités d'emploi après des changements dans l'industrie forestière locale.

Poissons et leur habitat

Préoccupations concernant les populations de saumon dans le bassin versant de la rivière Stuart qui sont utilisées pour la pêche et comme source de nourriture, ainsi que l'esturgeon noir de Nechako.

Qualité des eaux souterraines et de l'eau

Inquiétudes concernant le fait que la mine constitue un risque potentiel pour les approvisionnements en eau locaux affectant la faune, la végétation et les sources d'eau potable, ainsi que les conditions de sécheresse et la manière importante dont la demande d'eau pourrait affecter la disponibilité future.

Santé humaine

Préoccupations quant à la manière dont les problèmes liés à la santé humaine seront suivis, surveillés et atténués.

Bruit et vibrations

Préoccupations concernant le bruit et les vibrations des activités liées au projet sur la qualité de vie des résidents à proximité et de la faune.

Sol et terrain

Préoccupations concernant la quantité de terres perturbées en raison des activités liées au projet et préoccupations concernant la remise en état après la fermeture.

Circulation et accès routier

Préoccupations concernant la possibilité d'augmentation de la circulation à travers Fort St. James et quelques commentaires concernant une préférence pour l'accès par la route sud proposée par FPX, qui prévoit une sortie de secours à la Première Nation de Yekooche.

Végétation

Préoccupations concernant la gestion forestière liée aux activités d'exploitation.

Faune et son habitat

Préoccupations concernant la possibilité que le projet interagisse avec la faune et son habitat en réduisant la quantité d'habitats viables disponibles pour la faune.

Réponse au sommaire conjoint pour satisfaire aux exigences provinciales

Dans le cadre de la préparation de la description détaillée du projet et pour appuyer sa décision relative à l'état de préparation du promoteur, le BEE exige que le FPX réponde à tous les commentaires soumis au BEE et à l'AEIC. Les réponses devraient indiquer comment les questions ont été traitées ou le seront dans une phase ultérieure.

Réponse au sommaire conjoint pour satisfaire aux exigences fédérales

À la suite des commentaires reçus des Premières Nations, des conseillers techniques et du public sur la DIP, l'AEIC a relevé les principales questions pour le projet. Les principales questions sont énumérées au tableau 2 et sont celles qui sont des facteurs dans la prise de décision fédérale, qui comportent une séquence d'effets dans un domaine de compétence fédérale et qui constituent une préoccupation majeure soulevée par une Première Nation, les autorités fédérales, des ministères provinciaux ou le public.

L'AEIC exige que le FPX prenne en compte ces principales questions et fournisse une réponse. Une description générale suffit. Le cas échéant, le FPX est encouragé à déterminer si les principales questions seront traitées à travers des mécanismes législatifs et réglementaire existants (c.-à-d. la législation ou la réglementation), grâce à la mise en œuvre de mesures d'atténuation standard, y compris celles identifiées par l'AEIC, ou à travers les engagements du FPX envers les meilleures pratiques, les politiques ou les normes, ou les deux.

Tableau 2 – Principales questions relevant de la compétence fédérale

Principales questions

Description

Poissons et leur habitat

Des préoccupations ont été exprimées concernant les effets négatifs sur le poisson et son habitat pour :

  • La truite arc-en-ciel dans le bassin versant du ruisseau Baptiste, provenant de la mine à ciel ouvert, ainsi que les piles et des zones de stockage de morts-terrains et de roches, et de la dérivation d'eau sans contact;
  • Unité désignable 20 (DU20) du saumon rouge de montaison hâtive dans les eaux de la Stuart dans le bassin versant du ruisseau Sidney provenant de la halde temporaire de minerai et de morts-terrains;
  • Habitat du saumon rouge de montaison hâtive dans les eaux de la Stuart (DU20) dans les bassins versants des ruisseaux Sidney et Paula provenant de l'installation de gestion des résidus, du réservoir du système d'approvisionnement en eau douce, et de l'augmentation de la sédimentation et de la perte d'habitat; et leur
  • Habitat du saumon remonte tardive dans le Stuart (DU21) dans le lac Trembleur.

Fournir des renseignements supplémentaires sur la façon dont les options permettant d'éviter ou d'atténuer la détérioration, la perturbation ou la destruction du poisson et de l'habitat du poisson attribuables aux effets du projet ont été envisagées, y compris la considération de la relocalisation et de la reconception des composantes du projet.

Le dépôt de résidus miniers dans les eaux fréquentées par des poissons est soumis au Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants en vertu de la Loi sur les pêches.

  • Fournir des renseignements conceptuels sur la façon dont les options visant à éviter ou à atténuer la détérioration, la perturbation ou la destruction du poisson et de l'habitat du poisson attribuées à l'installation de gestion des résidus ont été envisagées, y compris la considération de la relocalisation et de la reconception des composantes du projet.

Des préoccupations ont été soulevées au sujet de l'esturgeon blanc de Nechako, inscrit sur la liste des espèces en voie de disparition de la Loi sur les espèces en péril (LEP) et de son habitat essentiel désigné à l'embouchure de la rivière Middle dans le lac Trembleur.

  • Fournir des renseignements sur les mesures visant à éviter ou à atténuer les effets sur l'esturgeon blanc de Nechako, y compris la refonte, la reconfiguration ou le déplacement éventuel des composantes, si cela est possible, afin de limiter les effets sur les poissons et leurs habitats très sensibles.

Préciser le processus de mobilisation et de consultation significatives des groupes autochtones en ce qui concerne les répercussions potentielles du projet sur le saumon rouge et d'autres espèces de poissons résidents, et la manière dont les options permettant d'éviter ou d'atténuer la détérioration, la perturbation ou la destruction du poisson et de l'habitat du poisson attribuables aux effets du projet ont été envisagées, y compris la considération de la relocalisation et de la reconception des composantes du projet.

Oiseaux migrateurs

La construction, l'exploitation et la désaffectation du projet pourraient avoir des répercussions sur les oiseaux migrateurs, notamment :

  • Les espèces inscrites à l'annexe 1 du Règlement sur les oiseaux migrateurs ;
  • Plusieurs sont également inscrits à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril. (Pour les oiseaux migrateurs qui sont aussi des espèces en péril, les conventions en vertu de la Loi sur les espèces en péril s'applique sur toutes les terres, pas seulement sur les terres fédérales).

Les composantes et les activités du projet peuvent entraîner la mortalité d'individus ainsi que la destruction de leur habitat, de leurs nids et de leurs œufs.

Des mesures d'atténuation bien comprises, y compris les mesures d'atténuation standard identifiées par l'AEIC et les Lignes directrices pour éviter de nuire aux oiseaux migrateurs, permettraient généralement de gérer les effets négatifs potentiels sur les oiseaux migrateurs.

  • Fournir des renseignements supplémentaires sur tout effet potentiel sur les oiseaux migrateurs qui est prévu par le projet et qui ne serait pas géré par des mesures d'atténuation standard, et sur les mesures potentielles pour éviter, réduire ou compenser ces effets.

Patrimoine naturel et culturel des peuples autochtones, usage courant des terres et des ressources à des fins traditionnelles et droits

Des préoccupations ont été soulevées quant aux effets potentiels du projet sur les espèces en péril et à la façon dont ces effets pourraient entraîner des répercussions sur le patrimoine naturel et culturel des peuples autochtones, l'usage courant des terres et des ressources à des fins traditionnelles, ainsi que les droits et les intérêts. Fournir des renseignements supplémentaires sur les éléments suivants :

  • le caribou des bois (Rangifer tarandus, population des montagnes du Sud)
  • le pin à écorce blanche (Pinus albicaulis)
  • saumon rouge (Oncorhynchus nerka)
  • l'esturgeon blanc (Acipenser transmontanus; population de la rivière Nechako)

Fournir des renseignements supplémentaires sur l'habitat essentiel qui peut interagir avec le projet et décrire comment ces espèces peuvent subir les effets négatifs du projet. Décrire les mesures visant à éviter, atténuer ou compenser les effets de chaque activité et étape du projet, ainsi que les mesures potentielles de surveillance et de suivi requises. Préciser comment le projet serait conforme à la Loi sur les espèces en péril.

Répercussions sur le territoire domanial

Les routes du service forestier existantes le long de la route d'accès nord qui pourraient être utilisées par le projet traversent deux réserves, soit la Binche 2 (Binche Whut'en) sur 1 995 mètres et la Sisul Tl'o K'ut 14 (Nation Tl'azt'en) sur 1 533 mètres.

  • Dans la mesure du possible, déterminer si des améliorations routières seront requises dans les deux réserves et, le cas échéant, fournir des renseignements supplémentaires (p. ex., une description de l'étendue de la perturbation des terres, des effets négatifs potentiels sur les communautés autochtones et des mesures d'atténuation proposées).

Conclusion

Le FPX est maintenant tenu d'exécuter les directives du BEE et de répondre aux principales questions de l'AEIC qui figurent dans le sommaire conjoint. Ce sommaire conjoint, ainsi que les documents supplémentaires requis fournis par FPX, seront utilisés pour éclairer les décisions d'évaluation à venir de l'AEIC et du BEE.

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