Marine Terminal Project on the North Shore of the Saguenay
De l'Agence canadienne d'évaluation environnementale à l'Administration portuaire du Saguenay concernant la première demande d'information sur l'étude d'impact environnemental
Document reference number: 58
Québec, le 15 novembre 2016
Monsieur Patrice Maltais
Gestionnaire de projet
Administration portuaire du Saguenay
6600 , chemin du Quai-Marcel-Dionne
La Baie (Québec) G7B 3N9
OBJET: Projet de Terminal maritime en rive nord du Saguenay – Première demande d'information sur l'étude d'impact environnemental
Monsieur Maltais,
Nous vous acheminons une série de questions et commentaires résultant de l'examen de l'étude d'impact environnemental du projet par le comité fédéral d'évaluation environnementale (CFEE) (voir en annexe ci-joint). Ces questions visent à obtenir des renseignements supplémentaires et des précisions afin de permettre au CFEE de poursuivre son analyse.
Cette analyse a été réalisée à partir des documents suivants:
- PORT DE SAGUENAY, WSP Canada Inc., Groupe conseil Nutshimit- Nippour, mai 2016. Terminal maritime en rive nord du Saguenay, Étude d'impact environnemental, Volume 1 - Rapport principal.
- PORT DE SAGUENAY, WSP Canada Inc., Groupe conseil Nutshimit- Nippour, mai 2016. Terminal maritime en rive nord du Saguenay, Étude d'impact environnemental, Volume 2 - Annexes.
- PORT DE SAGUENAY, WSP Canada Inc., Groupe conseil Nutshimit- Nippour, mai 2016. Terminal maritime en rive nord du Saguenay, Étude d'impact environnemental, Volume 3: Études sectorielles.
- PORT DE SAGUENAY, WSP Canada Inc., Groupe conseil Nutshimit- Nippour, août 2016. Renseignements et clarification demandés par l'ACEE pour la concordance de l'étude d'impact environnemental.
Si vous désirez obtenir des précisions relativement à cette demande d'information, je vous invite à communiquer avec moi par courriel à genevieve.belanger@ceaa-acee.gc.ca ou par téléphone au 418 648-7845.
Veuillez agréer, Monsieur Maltais, l'expression de mes sentiments distingués.
Geneviève Bélanger
Gestionnaire de projets – Québec
Annexes: Demande d'information numéro 1
Commentaires et conseils à l'intention du promoteur
c. c. [par courriel]:Carl Laberge, Administration portuaire du Saguenay
Étienne Frenette, Santé Canada
Jennifer Dorr, Ressources naturelles Canada
Martin Blouin, Garde côtière canadienne
Michèle Tremblay, Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
Nathalie St-Hilaire, Pêches et Océans Canada
Patricia Hébert, Administration de pilotage des Laurentides
Pierre Beaufils, Parcs Canada
Sophie Bérubé, Pêches et Océans Canada
Suzie Thibodeau, Environnementet Changement climatique Canada
Lidia Capece, Transports Canada
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No Ref |
Référence |
Enjeu |
Contexte |
Demande d'information |
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Raison d'être du projet |
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ACEE 1 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 2.1 Étude d'impact, section 2, section 3.2.5.1 |
Raison d'être du projet – justification |
Raison d'être du projet – Justification Les lignes directrices (p. 13) de l'étude d'impact demandent au promoteur de justifier la réalisation du projet dans une perspective de développement durable en considérant la situation actuelle dans le secteur d'activité. Ces renseignements seront utilisés pour déterminer si les effets environnementaux résiduels négatifs importants sont justifiables, dans les cas où de tels effets seraient identifiés au cours de l'analyse. À quelques reprises dans l'étude d'impact, le promoteur mentionne que le projet de terminal maritime en rive nord du Saguenay vise actuellement à desservir une seule compagnie, soit la minière Arianne Phosphate et qu'il n'y a « pas d'autres clients potentiels » (p. 2-1). Toutefois, il est mentionné à la section 2.1.1 (p.2-2) de l'étude d'impact que le projet de terminal maritime en rive nord du Saguenay pourra servir « de catalyseur au développement de la région et ainsi contribuer à combler d'autres besoins à moyen terme ». À la section 3.1 de l'étude d'impact, le promoteur mentionne: « Advenant que le terminal soit utilisé par d'autres clients pour d'autres usages, les infrastructures multifonctionnelles pourraient les accueillir. ». Étant donné la nature incertaine de l'arrivée d'usagers autres que la minière Arianne Phosphate, l'Agence est d'avis qu'une meilleure description des effets environnementaux du projet liés au caractère multiusager du terminal est requise, notamment ceux de l'aménagement de l'aire de service de 27 225 m2 contiguë au quai présenté à la section 3.2.5.1 de l'étude d'impact. Les impacts de cette aire sont peu documentés, alors qu'ils sont significatifs et irréversibles sur la qualité du paysage et l'intégrité du milieu riverain. Cette aire de service serait reliée aux besoins de possibles autres clients, alors qu'aucune étude de marché ne semble supporter ces besoins, ou du moins, les arguments ne sont pas approfondis dans l'étude d'impact. |
Le promoteur doit définir la raison d'être du projet:
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ACEE 2 |
Étude d'impact, section 3.7, 10.3 , 10.4, Annexe D-7, Annexe H |
Raison d'être du projet – justification |
Raison d'être du projet – emplois À la page 3-27 de l'étude d'impact, il est mentionné que le nombre d'employés nécessaires à la réalisation des travaux de construction du terminal maritime ne sera précisé qu'à la phase d'ingénierie détaillée du projet. Considérant que la nature des travaux à effectuer en phase construction et leur échéancier (164,6 semaines) semblent bien connus (annexe D-7), cette information aurait dû être présentée dans l'étude d'impact. Pour les phases de construction, d'exploitation et de démantèlement, le promoteur énonce qu'il envisage de favoriser la sous-traitance locale et régionale, de même que l'embauche de la main-d'œuvre locale et régionale en tant que mesures de bonification pour la composante Retombées économiques (section 10.4; tableau 15-4 ; annexe H). |
Le promoteur doit:
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Autres moyens de réaliser le projet |
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ACEE 3 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 2.2. Étude d'impact, section 2.2.1.4 |
Poisson et son habitat |
Autres moyens de réaliser le projet – choix du site Les lignes directrices de l'étude d'impact demandent au promoteur de déterminer les effets environnementaux de chacun des moyens de réaliser le projet (variantes). Le tableau 2.1 de l'étude d'impact ne présente pas les estimations de superficies d'empiètement en milieu hydrique et terrestre pour chacune des variantes. |
Le promoteur doit compléter le tableau 2-1 de façon à présenter les estimations des superficies d'empiètement en milieu hydrique (remblai sous la ligne 0-2 ans) et en milieu terrestre (déboisement et ouverture dans la falaise) pour chacune des variantes. |
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ACEE 4 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 2.2. Étude d'impact, section 2.2.2.11 |
Poisson et son habitat |
Autres moyens de réaliser le projet – choix du type de quai À la section 2.2.2 de l'étude d'impact, le promoteur décrit dix alternatives possibles de concept de construction de quai. Le scénario retenu est toutefois celui qui a le plus d'impact sur l'habitat aquatique avec un remblai de 18 200 m2. Le tableau 2.3 ne présente pas le même niveau de détail pour les critères environnementaux que pour les critères techniques et économiques. Il n'est pas possible pour le lecteur de bien comprendre à quoi est liée la valeur (entre - - - et + + +) accordée pour les effets à l'environnement de chaque variante de quai (empiètement, bruit sous-marin, etc.). À la page 2-29 de l'étude d'impact, le promoteur précise que les études géotechniques approfondies nécessaires à la confirmation de la variante de quai 9 n'ont pas été réalisées et ne sont planifiées qu'à la phase des plans et devis définitifs. Considérant que la variante 9 (quai à gravité à mur combiné) est la variante retenue, il semble que les résultats de ces études sont importants pour valider la faisabilité technique de la variante. La valeur accordée à la composante constructibilité est ainsi questionnable. |
Le promoteur doit:
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ACEE 5 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 2.2. Étude d'impact, section 2.2.2.11 |
Poisson et son habitat |
Autres moyens de réaliser le projet – analyse des effets environnementaux (variante de quai) Selon l'énoncé de politique opérationnel de l'Agence « Raisons d'être » et « Solutions de rechange » cité en page 14 des Lignes directrices de l'étude d'impact, dans le cas ou plus d'une solution est proposé, il est recommandé d'évaluer les effets environnementaux des autres solutions selon les conséquences de leur divergence par rapport au scénario privilégié. À la page 2-33 de l'étude d'impact, le promoteur mentionne que si l'étude géotechnique planifiée à la phase des plans et devis définitifs montre que la variante 9 (quai à gravité à mur combiné) n'est pas réalisable, la variante 1 sera retenue (quai sur pieux élargi). Basé sur le tableau 2-7, le promoteur indique qu'il a choisi d'analyser les effets environnementaux de la variante la plus contraignante, soit la variante 9. Bien que la superficie d'empiètement de la variante 9, soit le double de celle prévue pour la variante 1, le promoteur indique qu'il y aurait une possibilité de résonnance par les pieux pour la variante 1 alors que cette possibilité est jugée peu probable pour la variante 9. L'étude d'impact ne présente aucune information quant aux effets que cette résonnance pourrait avoir sur les poissons et les mammifères marins. |
Le promoteur doit:
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ACEE 6 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 2.2. Étude d'impact, section 2.2. |
Poisson et son habitat |
Autres moyens de réaliser le projet – choix du type de matériaux quai La section 2.2 de l'étude d'impact ne présente pas de variantes pour les matériaux qui seront utilisés pour la conception du quai. Ces matériaux doivent tenir compte de la salinité de l'eau, des fortes marées et de l'action des glaces pour s'assurer d'une pérennité des infrastructures qui seront de moindre impact sur la qualité de l'eau et l'intégrité de la rive et du littoral du Saguenay. |
Le promoteur doit évaluer les autres moyens de réaliser le projet réalisables sur les plans techniques et économiques et leurs effets environnementaux en matière de choix de matériaux de conception du quai. |
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ACEE 7 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Étude d'impact, section 2.2., 7.6 |
Poisson et son habitat |
Autres moyens de réaliser le projet – orientation du quai L'étude d'impact ne décrit pas la justification du choix de l'axe du quai par rapport à la rive. Ce choix est peut-être relié à des contraintes au niveau des manœuvres d'accostage ou des conditions de courant. Par ailleurs, un quai parallèle à la rive plutôt que perpendiculaire pourrait avoir plus d'impact sur l'intégrité de l'interface entre la rive et le littoral. À la section 7.6 de l'étude d'impact, il est mentionné que des effets permanents sont « associés à l'effet de l'amplification des contre-courants qui pourrait favoriser localement l'érosion de la berge adjacente ». Aucune mesure d'atténuation n'est prévue relativement à cette composante (section 7.6.6). |
Le promoteur doit:
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Description de projet |
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ACEE 8 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 1, section 1 Étude d'impact, section 2.1.1, 3.1 , 7.13, 5.3 |
Poisson et son habitat; Plantes marines; Milieu humain (autre qu'Autochtone); Effets transfrontaliers – Gaz à effet de serre. |
Description de projet – capacité d'utilisation maximale Tel que spécifié dans les lignes directrices sur l'étude d'impact (p. 1), « Il incombe au promoteur de fournir suffisamment de données et d'analyses sur tout changement éventuel de l'environnement afin de permettre à l'Agence de réaliser une évaluation complète des effets environnementaux du projet ». Il est mentionné à la section 2.1.1 (p.2-2) de l'étude d'impact que le projet de terminal maritime en rive nord du Saguenay pourra servir « de catalyseur au développement de la région et ainsi contribuer à combler d'autres besoins à moyen terme », pourtant, seuls les effets environnementaux du premier client sont évalués dans l'étude d'impact. À la section 3.1, le promoteur précise que « bien que les navires utilisés pour les besoins d'Arianne Phosphate soient actuellement de 50 000 tonnes de port en lourd (TPL), le quai du nouveau terminal serait conçu pour des navires de 100 000 TPL ». Il a aussi été mentionné par le promoteur, lors des activités de consultation publique et lors des rencontres avec les autochtones, qu'il était possible que d'autres infrastructures soient mises en place éventuellement advenant la venue d'autres clients. Ces infrastructures pourraient générer des effets environnementaux importants, dont il est important de tenir compte dans l'évaluation environnementale du projet. À la section 7.13.5.3 de l'étude d'impact, les effets de la lumière artificielle nocturne sur la faune aquatique sont jugés faibles, notamment parce que le quai sera éclairé seulement durant les opérations de chargement. Cette évaluation semble faite sur la base de la fréquence attendue de navires pour le concentré d'apatite uniquement. Comme le type de quai choisi a été conçu sur la base de la polyvalence des opérations, il est attendu que le nombre d'heures dans l'année où le quai sera éclairé sera supérieur à ce qui est annoncé dans le projet actuel. L'étude d'impact du projet de construction du terminal maritime en rive nord du Saguenay doit porter sur l'ensemble des effets environnementaux potentiels en considérant un usage multiusager. |
Afin d'évaluer les effets environnementaux du potentiel multiusager du terminal, le promoteur doit:
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ACEE 9 |
Étude d'impact, section 1.1, 7.7.5 |
Poisson et son habitat; Usage courant (autre qu'Autochtone) |
Description de projet – zone de juridiction du port À la page 1-1 de l'étude d'impact, le promoteur mentionne que « Port de Saguenay prépare actuellement un dossier de demande d'ajustement de sa zone de juridiction qui inclura le site du futur terminal maritime en rive nord du Saguenay ». De plus, il mentionne à la page 7-83 que les installations de pêche blanche ne sont pas autorisées dans l'actuelle zone de juridiction de l'Administration portuaire du Saguenay et que cette zone sera éventuellement agrandie jusqu'aux limites du PMSSL. |
Le promoteur doit:
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ACEE 10 |
Étude d'impact, section 3.2.3, annexe D-4 |
Qualité de l'air; Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Description de projet – dépoussiéreurs La description de certains dépoussiéreurs est donnée à l'annexe D-4 du volume 2 de l'étude d'impact. Toutefois, les trois dépoussiéreurs utilisés durant les opérations de chargement de navires (section 3.2.3) ne sont pas décrits. De plus, l'étude d'impact précise que le convoyeur fermé allant jusqu'au quai est muni d'un dépoussiéreur au niveau de la tour de transfert (FBC_007). |
Le promoteur doit:
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ACEE 11 |
Étude d'impact, section 3.2.8.1 , 16.3.1 |
Qualité de l'air; Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Description de projet – génératrices À la section 3.2.8.1, la présence de génératrices servant aux deux basculeurs est mentionnée (p. 3-19 et 16-7), mais sans plus fournir d'information technique sur ces appareils. |
Le promoteur doit:
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ACEE 12 |
Étude d'impact, section 3.2.2 |
Qualité des sols; Eaux souterraines; Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Description de projet – silo et dôme d'entreposage À la section 3.2.2, l'étude d'impact mentionne la construction du silo et du dôme d'entreposage, mais ne donne pas d'information sur les types de sols sur lesquels seront construites ces infrastructures. L'absence de cette information ne permet pas d'évaluer les risques de contamination des sols et des eaux souterraines liés à d'éventuels accidents et défaillances au niveau de ces infrastructures. |
Le promoteur doit préciser le type et les caractéristiques des sols sur lesquels seront construits le silo et le dôme d'entreposage du concentré d'apatite et à quelle profondeur ces infrastructures vont se trouver dans le sol. |
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ACEE 13 |
Étude d'impact, Annexe D-1 |
Poisson et son habitat; Qualité de l'eau |
Description de projet – unité de traitement au quai Selon les informations présentées dans l'étude d'impact, les unités de traitement de l'eau seront installées très près du Saguenay, dans la structure de l'aire de service, ce qui laisse peu de marge de manœuvre en cas de débordement ou d'accidents technologiques lors de l'entretien de ces unités. Selon le plan du quai déposé en août 2016 (annexe D-1), ces infrastructures semblaient presque au-dessus du littoral. Afin d'éviter des impacts sur la qualité de l'eau de surface, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques est d'avis que certains équipements, dont le bâtiment des employés avec ses installations septiques et les unités de traitement de l'eau au quai doivent être localisés à plus de 15 m de la ligne des hautes eaux du Saguenay. |
Le promoteur doit déposer un plan révisé du quai afin de démontrer que cette mesure sera réalisée. |
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ACEE 14 |
Étude d'impact, section 16.3.8 |
Poisson et son habitat; Qualité de l'eau |
Description de projet – séparateurs eau/huile L'étude d'impact fournit peu d'information concernant les séparateurs eau/huile. Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques note que les hydrocarbures pétroliers C10-C50 ne devraient pas dépasser 5 mg/L à la sortie des équipements, si le rejet s'effectue dans l'environnement. |
Le promoteur doit fournir l'emplacement des séparateurs eau/huile, leur fiche technique ainsi que leur efficacité de traitement envisagé. |
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ACEE 15 |
Étude d'impact, section 7.5.6.1 |
Poisson et son habitat; Qualité de l'eau |
Description de projet – réservoirs hors sols À la page 7-66 de l'étude d'impact, le promoteur mentionne qu'une digue étanche formant une cuvette de rétention autour des réservoirs hors sol sera installée autour des réservoirs dont le volume totalise 5 000 L. Afin d'assurer une protection adéquate de l'environnement, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la lutte contre les Changements climatiques indique que ce type d'installation soit également installé pour tous les réservoirs de plus de 1 000 L. |
Le promoteur doit corriger la description de ses installations liées aux réservoirs hors sols en indiquant qu'une digue étanche formant une cuvette de rétention sera installée autour des réservoirs hors sol dont le volume totalise 1 000 L et plus. |
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ACEE 16 |
Étude d'impact, section 3.2 |
Faune et flore |
Description de projet – chemins temporaires La carte 3-1 et les plans de l'annexe D montrent certaines portions de chemins permanents et temporaires qui ne semblent pas se superposer. Il est souhaitable que l'emprise des chemins temporaires et permanents se superpose le plus possible. |
Le promoteur doit justifier que l'aménagement des chemins temporaires qui ne seront pas transformés en chemins permanents est nécessaire aux travaux. |
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ACEE 17 |
Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (août 2016) |
Poisson et son habitat; Faune et flore |
Description de projet – ouvrages temporaires À la page 7 des réponses transmises à l'Agence en août 2016, les ouvrages temporaires sont encore très sommairement décrits, ce qui ne permet pas d'évaluer les impacts appréhendés des méthodes choisies. |
Le promoteur doit détailler davantage les ouvrages temporaires nécessaires et effectuer l'analyse des impacts en phase de construction. |
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ACEE 18 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 3.2 Étude d'impact, annexe D-7 |
Poisson et son habitat; Faune terrestre |
Description de projet – calendrier des travaux Selon les lignes directrices de l'étude d'impact (p. 12), le promoteur doit présenter un calendrier détaillé décrivant le moment de l'année, la fréquence et la durée de toutes les activités associées au projet. L'annexe D-7 ne présente pas cette information. |
Le promoteur doit présenter un calendrier de réalisation des travaux selon les mois de l'année afin de permettre de valider que les étapes prévues pour les travaux sont logiques entre elles et avec les périodes de restriction pour la faune. À défaut de pouvoir cibler avec certitude le moment de réalisation de chaque étape de construction, le promoteur doit présenter un tableau qui met en évidence toutes les périodes de restriction qui seront appliquées par type de travaux, en précisant l'objectif de protection lié à cette période (espèce ou groupe d'espèces visées). |
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ACEE 19 |
Étude d'impact, section 3.2.6 |
Qualité de l'air; Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Description de projet – service électrique aux navires À la section 3.2.6 (page 3-17), le promoteur doit préciser s'il est prévu de fournir l'alimentation électrique des navires au quai. L'alimentation électrique des navires au quai permettrait l'arrêt des moteurs et la réduction du bruit et des émissions atmosphériques pendant le chargement. Cette méthode pourrait réduire de façon substantielle le bruit subaquatique (approximativement 30 heures par navire). |
Le promoteur doit:
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ACEE 20 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 1, section 3.1 Étude d'impact, section 3.5 |
Ensemble des enjeux |
Description de projet – désaffectation et fermeture du terminal Selon les lignes directrices de l'étude d'impact (p. 2), le promoteur doit évaluer les effets environnementaux de son projet pour les phases de construction, d'exploitation, d'entretien et de désaffectation et de fermeture. Le promoteur précise à la section 3.5 (p. 3-25) de son étude d'impact que tous les équipements servant au déchargement des camions, au transport et à l'entreposage seront démantelés à la fin de la vie utile de la mine d'Arianne Phosphate. Il mentionne également que bien que des sommes soient réservées pour un éventuel démantèlement des installations maritimes, aucun plan de fermeture n'est prévu. Il est toutefois possible que ces installations soient un jour démantelées. |
Le promoteur doit décrire sommairement le plan de démantèlement et de remise en état du site utilisé pour les installations maritimes, qu'il prévoit mettre en œuvre. |
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ACEE 21 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 1, section 3.2 |
Poisson et son habitat; Qualité de l'air; Milieu humain (autre qu'Autochtone); Accidents et défaillances |
Description de projet – activités liées au projet Selon les lignes directrices de l'étude d'impact, la description des activités liées au projet inclut « la circulation maritime, y compris l'augmentation prévue de la circulation dans les eaux du port. » (p. 16). Le projet de mine d'apatite du lac à Paul par la minière Arianne Phosphate prévoit que les camions qui serviront au transport de l'apatite jusqu'au terminal projeté seront alimentés au gaz naturel liquéfié. |
Le promoteur doit préciser s'il est prévu que le gaz naturel liquéfié transige par le nouveau terminal. Si tel est le cas, le promoteur doit tenir compte des effets environnementaux de cette activité dans l'analyse des effets et la mise en place des mesures d'atténuation. |
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Méthodologie et évaluation des effets |
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ACEE 22 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.5 Étude d'impact, Section 6.3.3.1 |
Ensemble de enjeux |
Méthodologie pour déterminer l'importance des effets environnementaux résiduels Selon les lignes directrices de l'étude d'impact, « L'étude d'impact précisera les critères utilisés pour attribuer une cote d'importance à tous les effets négatifs prévus. Elle devra contenir des renseignements clairs et en quantité suffisante pour permettre à l'Agence, aux organismes techniques et de réglementation, aux groupes autochtones, et au public de bien comprendre l'analyse de l'importance des effets réalisée par le promoteur. L'étude d'impact définira les termes utilisés pour décrire le niveau d'importance. » (p.30) Ampleur de l'effet (intensité) À la section 6.3.3.1 de l'étude d'impact, le promoteur définit l'ampleur de l'impact (intensité) en établissant d'abord la valeur des composantes du milieu en fonction de leur « valeur écosystémique » et « socioéconomique ». La valeur « environnementale globale » est ensuite associée à un « degré de perturbation » (faible, moyen, ou fort) pour obtenir l'intensité de l'effet sur la composante. Une définition générale est donnée pour expliquer ce qui est considéré comme « faible, moyen, fort » concernant le la « valeur écosystémique », la « valeur socioéconomique » et le « degré de perturbation ». Toutefois, ces définitions sont très générales et dans la description de l'importance des effets présentée pour chacune des composantes valorisées dans les chapitres correspondants de l'étude d'impact, il est parfois difficile de comprendre la manière dont les valeurs (faible, moyen et élevé) ont été attribuées pour les critères: « valeur écosystémique », « valeur socioéconomique », et « degré de perturbation ». Par exemple, pour le « degré de perturbation », il n'est pas toujours possible de bien comprendre quels critères sont pris en compte pour déterminer le seuil à partir duquel l'intégrité environnementale est remise en cause. Les définitions du « degré de perturbation » de chaque composante environnementale doivent référer, lorsque cela est pertinent, aux documents de réglementation pertinents, des normes environnementales, des lignes directrices ou des objectifs, tels que les niveaux d'émissions maximums prescrits ou les rejets de certains agents dangereux dans l'environnement. L'intensité devrait être exprimée dans la mesure du possible en des termes mesurables ou quantifiables. Il peut y avoir de multiples paramètres mesurables pertinents tels que la variabilité naturelle, les fluctuations normales ou des changements dans les conditions de référence, l'échelle à laquelle on examine l'ampleur (par exemple, le pourcentage de la population d'une espèce touchée), et la résilience au changement de la composante environnementale et de la région avoisinante. Le promoteur doit également identifier spécifiquement quels sont les éléments (définis à la page 6-25 de l'étude d'impact) qui justifient le niveau (faible, moyen, fort) accordé pour chaque composante valorisée à la « valeur écosystémique » et la « valeur socioéconomique ». Par exemple, pour la composante « invertébrés benthique et nectonique » (section 8.4 de l'étude d'impact), le promoteur indique dans sa description de l'intensité de l'effet: « Une valorisation moyenne est également accordée sur le plan social (valeur globale moyenne)». Toutefois, aucune explication n'est fournie pour justifier le niveau « moyenne » accordé à la « valeur socioéconomique ». |
En considérant les renseignements demandés dans le présent document pour l'ensemble des composantes valorisées, le promoteur doit:
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ACEE 23 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 6.5 |
Ensemble des enjeux |
Analyse des effets résiduels – général Selon les lignes directrices (p. 30), « Après avoir établi les mesures d'atténuation réalisables sur les plans technique et économique, incluant les plans de compensation, si requis, l'étude d'impact devra présenter tout effet résiduel du projet sur les environnements biophysique et humain après que ces mesures d'atténuation aient été appliquées ». En fonction des commentaires et renseignements demandés par l'Agence dans cette demande d'information, l'analyse des effets résiduels devra être révisée lorsque requis. Par exemple, lorsque de nouvelles mesures d'atténuation sont proposées ou que des effets supplémentaires sont évalués. |
En considérant les éléments demandés dans le présent document, le promoteur doit:
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Qualité des sédiments et des sols |
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ACEE 24 |
Étude d'impact, section 7.5, Qualité des sédiments |
Poisson et son habitat |
Qualité des sédiments – bande riveraine Dans l'encadré gris de la page 7-44 de l'étude d'impact, il est mentionné: « De plus, la conservation d'une bande riveraine de protection végétale d'une largeur minimale de 30 m le long des cours d'eau [.] », alors que le feuillet C-01 de l'annexe D-1 indique une bande riveraine de 15 m de chaque côté de la rive. De plus, certaines mesures d'atténuation présentées dans l'étude d'impact en lien avec les bandes riveraines sont inspirées du Règlement sur les normes d'intervention dans les forêts du domaine de l'État (RNI), qui prescrit des mesures telles l'interdiction de passage de machinerie à moins de 5 m d'un cours d'eau intermittent. Ce Règlement est applicable en terre publique. Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques note que le présent projet se situe en terres privées et que les mesures d'atténuation devraient plutôt référer à la notion de bande riveraine (de 10 ou 15 m) de la politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables (PPRLPI) du Québec, qui s'applique à tous les cours d'eau à débit régulier et intermittent et plans d'eau. |
Le promoteur doit clarifier quelle est la largeur de bande riveraine qui sera maintenue en bordure des cours d'eau du site du projet pour protéger le milieu aquatique et fournir une justification pour ce choix. |
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ACEE 25 |
Étude sectorielle no1 |
Poisson et son habitat |
Qualité des sédiments d'eau douce – Échantillonnage À la page 25 de l'étude sectorielle no 1, on réfère à l'annexe A pour les résultats d'analyse de laboratoire pour les sédiments d'eau douce. L'annexe A-2, milieu terrestre, mentionne que la matrice analysée est pour des sédiments. Nous comprenons donc que celle-ci présente les résultats d'analyse des sédiments du ruisseau T2. Par contre, en plus de l'échantillon prélevé dans le ruisseau T2 (échantillon nommé RT-05), le tableau présente quatre autres échantillons sans résultat d'analyse: AVC-01, LN-02, AME-03, AME-04. |
Le promoteur doit:
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ACEE 26 |
Étude sectorielle no1 |
Poisson et son habitat |
Sédiments en eau douce – paramètres analysés et suivi Aux pages 24-25 de l'étude sectorielle no1, on constate que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) n'ont pas été analysés dans les sédiments d'eau douce analysés pour le cours d'eau T2. Toutefois, en raison des possibles apports atmosphériques pouvant provenir des secteurs industriels (alumineries) et des transports, Environnement et Changement climatique Canada est d'avis que le promoteur aurait dû considérés les HAP dans la caractérisation des conditions de base afin de valider qu'il n'y pas de contamination existante non liée à son projet. |
L'Agence recommande au promoteur de fournir un état de référence des sédiments d'eau douce quant à la présence d'HAP, et ce dans les deux cours d'eau (T1 et T2) avant le début des travaux de construction afin de valider s'il y a une contamination existante. Le promoteur doit inclure les HAP dans son programme de suivi de la qualité des sédiments d'eau douce ainsi que la granulométrie des particules dans les sédiments analysés. |
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ACEE 27 |
Étude d'impact, section 7.5 Qualité des sédiments, 7.5.5.1 , effets environnementaux probables, sédiments en milieu terrestre Annexe D-1 |
Poisson et son habitat |
Qualité des sédiments - Description des effets du projet sur les ruisseaux T1 et T2 L'étude d'impact ne présente aucune figure qui semble positionner clairement les ruisseaux T1 et T2. À l'annexe D-1 (feuillet C-01), on voit les cours d'eau, mais ils ne sont pas identifiés clairement. On peut deviner que le plus long est le T2 (celui le plus au nord) et le plus court, le T1. Au premier paragraphe du point 7.5.5.1 de l'étude d'impact, il est mentionné que le T1 subira un effet sur 300 m. Toutefois, deux paragraphes plus loin, il est écrit 350 m. |
Le promoteur doit:
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ACEE 28 |
Étude d'impact, section 7.5 Qualité des sédiments, 7.5.3 , Intrants utilisés pour l'analyse des effets Étude sectorielle no 1 |
Poisson et son habitat |
Qualité des sédiments marins - conservation et qualité des échantillons À la page 7-46 de l'étude d'impact, il est écrit: « Un échantillon de sédiments a été récolté le 21 juillet 2015 dans le cours d'eau T2 [.] ». Toutefois, les certificats d'analyse présentés dans l'étude sectorielle mentionnent le 23 octobre 2015 (date probable de réception aux labos). En page 25 de l'étude sectorielle, il est mentionné que le prélèvement a eu lieu le 21 octobre 2015 et que les échantillons ont été conservés au réfrigérateur avant l'envoi au laboratoire. Des clarifications sont nécessaires pour s'assurer de la validité des résultats d'analyse. |
Le promoteur doit préciser, pour chacun des échantillons de sédiments, les dates de prélèvement et de réception au laboratoire, ainsi que la durée de conservation au réfrigérateur avant l'envoi au laboratoire. |
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ACEE 29 |
Étude d'impact, section 7.5 Qualité des sédiments, 7.5.4.2 , Conditions actuelles, sédiments en milieu marin Étude sectorielle no1 |
Poisson et son habitat |
Qualité des sédiments marins – Erreurs d'interprétation et suivi Environnement et Changement climatique Canada a relevé des erreurs de paramètres et d'interprétation de la qualité des sédiments marins dans l'étude sectorielle no1. Selon les 3 échantillons prélevés identifiés au tableau 1 (p. 26) de l'étude sectorielle no1, la contamination semble très variable. Cependant, il est à noter qu'il n'y a pas de dragage ni de gestion des sédiments de prévus pour ce projet et que ces caractérisations n'ont été faites que dans le but d'établir un état de référence qui pourra servir lors du suivi des effets du projet. |
Le promoteur doit corriger l'interprétation des résultats d'analyse présentés à la section 7.5.4.2 et en élaborer davantage la discussion en considérant les éléments ci-dessous:
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ACEE 30 |
Lignes directrices, section 6.1.3 Étude d'impact, section 7.4.4, Annexe H |
Poisson et son habitat; faune terrestre; milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Qualité des sols – gestion sols contaminés Selon les lignes directrices de l'étude d'impact (p. 21), le promoteur doit présenter la caractérisation des sols dans le secteur des travaux d'excavation en milieux terrestre et riverain, avec une description de leur usage passé. La description de l'usage actuel du site et de l'historique connu de contamination présentés à la page 7-37 n'est pas assez détaillée, elle doit permettre de valider les probabilités de contamination anthropique. De plus, le promoteur ne propose aucune mesure d'atténuation pour détecter et gérer d'éventuels sols contaminés lors des travaux d'excavation (annexe H). |
Le promoteur doit:
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Qualité de l'eau |
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ACEE 31 |
Étude d'impact, Section 3.2.7.2 , (Page 3 -18) Annexes Annexe D-5 Rapport de conception préliminaire |
Poisson et son habitat |
Gestion de l'eau - phase de construction L'étude d'impact ne présente aucun détail de la gestion des eaux en phase de construction. Les aménagements associés à la gestion des eaux sur le site durant cette phase devront être décrits et détaillés. |
Le promoteur doit:
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ACEE 32 |
Étude d'impact, section 3.2.7.2 Annexe D-1 Plan d'aménagement Annexe D-5 Rapport de conception préliminaire |
Poisson et son habitat |
Gestion de l'eau – phase d'exploitation La section 3.2.7.1 de l'étude d'impact ainsi que le plan d'aménagement à l'annexe D-1 présentent la gestion des eaux pluviales sur le site, vraisemblablement en phase d'exploitation. La description de l'aménagement et des mesures pour la gestion des eaux est plutôt sommaire. D'ailleurs, le promoteur mentionne que les structures prévues pour la gestion des eaux pluviales et usées seront «davantage détaillées» à la prochaine étape (Annexe D-5, Rapport de conception, section 2.5.2 Gestion des eaux pluviales, page 8). |
Le promoteur doit:
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ACEE 33 |
Étude d'impact, Annexe D-5 Rapport de conception préliminaire |
Poisson et son habitat |
Gestion de l'eau - Dérivation des eaux naturelles Le rapport de conception à l'annexe D-5 (section 2.5.2.1) fait mention d'une approche « visant à détourner les eaux qui n'ont pas à subir de traitement (.) Par exemple, un double fossé permettrait de récolter les eaux polluées en provenance du site aménagé d'un côté et les eaux naturelles de l'autre. » |
Le promoteur doit:
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ACEE 34 |
Étude d'impact, section 3.2.7.2 Annexe D-1 Plan d'aménagement (feuillet C-01) |
Poisson et son habitat |
Qualité et gestion de l'eau - Matières en suspension et mesures d'atténuation La description des mesures d'atténuation présentées par le promoteur à la section 3.2.7.2 de l'étude d'impact n'est pas complète. Les mesures apparaissent insuffisantes pour éviter l'apport de sédiments exogènes dans les cours d'eau. À l'annexe D-1, on ne voit que deux bassins de traitement des eaux pluviales pour l'ensemble de la zone supérieure du projet (chemins d'accès supérieurs, aire no. 1 et aire no. 2). Environnement et Changement climatique Canada considère que la superficie dénudée et en pente qui se lessivera à chaque pluie semble beaucoup trop grande pour la capacité des deux bassins. Un des bassins (bassin ouest) se déverse dans la forêt après avoir traversé la route, mais l'autre (bassin est) semble se déverser directement dans le cours d'eau, ce qui pourrait y amener passablement de sédiments, qui finiront dans la rivière Saguenay. |
Le promoteur doit:
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ACEE 35 |
Étude d'impact, section 3.3 |
Poisson et son habitat |
Qualité et gestion de l'eau – entretien de la machinerie L'étude d'impact fournit peu de détails sur l'entretien de la machinerie en lien avec les effets potentiels sur la qualité de l'eau. À la page 3-21 de l'étude d'impact, le promoteur mentionne: « Le ravitaillement de la machinerie sera réalisé à l'aide de camions-citernes. Les camions-citernes seront localisés dans les zones non sensibles. » |
Le promoteur doit:
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ACEE 36 |
Étude d'impact, section 7.4.6 |
Poisson et son habitat Qualité des sols |
Qualité et gestion de l'eau – entretien des chemins Dans l'étude d'impact, à la section 7.4.6, il est mentionné que le contrôle des poussières sera réalisé par la mise en place d'abat-poussières (chlorure de calcium ou eau) sur les surfaces où la circulation risque de causer le soulèvement de poussières. Les substances utilisées comme abat-poussières peuvent se retrouver dans l'environnement. |
Le promoteur doit:
Décrire les infrastructures de stockage prévues spécifiquement pour les substances qui serviront à l'entretien des chemins. |
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ACEE 37 |
Étude d'impact, section 3.2.7.2 (Page 3 -18) Annexes Annexe D-5 Rapport de conception préliminaire |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau - phase de construction et utilisation d'explosifs En phase de construction, l'utilisation d'explosifs et la réutilisation de la pierre dynamitée dans la construction du quai et dans le remblai à différents endroits sur le site pourraient possiblement contaminer l'eau avec des composés azotés présents dans les explosifs. |
Le promoteur doit:
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ACEE 38 |
Étude d'impact, section 7.8.3.1 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau douce – Échantillonnage Selon la section 7.8 de l'étude d'impact, un seul échantillon a été prélevé dans un des deux cours d'eau situés sur le site à l'étude dans le but d'établir un état de référence du cours d'eau, cependant cet échantillon n'a pas été localisé sur une carte. |
Le promoteur doit identifier sur une carte la localisation de la station d'échantillonnage RT-05. |
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ACEE 39 |
Étude d'impact, section 7.8.4; Tableau 7-13 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau douce – valeurs du critère aluminium Le tableau 7-13 présente les résultats d'analyse pour l'échantillon d'eau de surface prélevé dans le cours d'eau T-2. Les valeurs indiquées pour les critères génériques pour l'aluminium sont erronées. On devrait y lire 87 ug/L pour l'effet chronique et 750 ug/L pour l'effet aigu. À noter cependant que le paragraphe sous le tableau réfère aux bonnes valeurs, donc l'interprétation qui a été faite des résultats est adéquate. |
Le promoteur doit fournir un tableau avec les valeurs corrigées pour les critères génériques pour l'aluminium (tableau 7-13). |
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ACEE 40 |
Étude d'impact, section 7.8.5 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau douce – bassin de rétention À la page 7-93 de l'étude d'impact, le promoteur mentionne que les eaux de drainage seront dirigées vers des fosses de rétention. Les informations relatives à la conception des bassins de sédimentation et des regards de traitement doivent être complétées. Selon le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques, les bassins de sédimentation devraient viser à traiter 90 % des précipitations se produisant annuellement. Une quantité de pluie de 25 mm (avec une distribution de type Chicago et d'une durée de six heures) est recommandée pour la conception. |
Le promoteur doit:
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ACEE 41 |
Étude d'impact, section 7.8.8 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau douce – entretien des bassins de rétention À la section 7.8 de l'étude d'impact, il est indiqué qu'un entretien régulier des bassins de rétention sera effectué. Aucune précision n'est donnée sur le type et la fréquence de ces entretiens. |
Le promoteur doit:
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ACEE 42 |
Étude d'impact, section 7.8.6 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau douce – bandes riveraines À la section 7.8.6 de l'étude d'impact, il est indiqué que « Les chemins d'accès au chantier, les aires de stationnement et d'entreposage ou les autres aménagements temporaires devront être situés à l'extérieur de la bande riveraine, de façon à éviter sa détérioration ou sa contamination. » Or, selon la carte 8-5, le chemin d'accès passera très près du cours d'eau T2. |
Le promoteur doit:
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ACEE 43 |
Étude d'impact, sections 3.2.7.2 (Page 3 -18); Section 16.3.8 (page 16-10) Annexe D-5 Rapport de conception préliminaire Étude d'impact, sections 7.8.4; 7.9.4 |
Poisson et son habitat |
Contrôle de la qualité des eaux À la page 3-18 de l'étude d'impact, le promoteur indique «. l'intégration de la gestion des eaux pluviales est effectuée par l'application des mesures de contrôle de la qualité des eaux rejetées vers le milieu récepteur, soit la rivière Saguenay. » Par ailleurs, il est mentionné que « Les eaux pluviales susceptibles d'être contaminées devront aussi faire l'objet d'une surveillance pour déterminer les possibilités d'élimination » (page 16-10). Qualité de l'eau douce – limites de quantification Le tableau 7-13 présente les résultats d'analyse pour l'échantillon d'eau de surface prélevé dans le cours d'eau T-2. Pour certains composés (DBO5, cadmium et plomb), la limite de détection est supérieure aux recommandations pour la protection de la qualité de l'eau. Qualité de l'eau en milieu marin – Résultats d'analyses et limites de quantification Les tableaux 7-15 et 7-16 présentent les résultats d'analyse des échantillons d'eau de la rivière Saguenay. On observe que la limite de détection des nitrites (tableau 7-16) est de 100 à 500 fois supérieure au critère (effet chronique). Cela nuit à une interprétation juste des données. |
Le promoteur doit:
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ACEE 44 |
Étude d'impact, section 7.8.3.1 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau douce – Suivi Selon les informations fournies dans la section 7.8.3.1 de l'étude d'impact, des apports de sédiments et chlorures routiers (terrain naturel, surface des routes, sables et sels de déglaçage) risquent de migrer dans les cours d'eau. Prévoir un suivi de la qualité des cours d'eau (T1 et T2) en raison des apports de sédiments et chlorures routiers qui risquent de migrer dans les cours d'eau. |
Le promoteur doit décrire le programme de suivi de la qualité de l'eau douce des cours d'eau (T1 et T2), en considérant les chlorures et les matières en suspension. |
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ACEE 45 |
Étude d'impact, section 6.1.2.1 et 7.9.2 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin – limites spatiales À la section 7.9.2 de l'étude d'impact, le promoteur indique que les limites spatiales de la zone d'influence du projet dans la rivière Saguenay s'étendent de 250 m en amont et 750 m en aval du terminal sans expliquer quels critères lui ont permis d'établir cette limite. |
Le promoteur doit décrire comment et quels critères ont été retenus pour établir la limite spatiale (qui est de 250 m en amont et 750 m en aval du terminal) et les effets du projet sur la qualité de l'eau et des sédiments en milieu marin. |
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ACEE 46 |
Étude d'impact, section 7.9.4 Étude sectorielle no1 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin – stations d'échantillonnage À la figure 7-10, on réfère aux stations E1 et E2, utilisées pour établir les profils de température et de salinité en fonction de la profondeur. Les coordonnées géographiques de ces stations sont présentées dans l'étude sectorielle. Afin d'analyser adéquatement les effets du projet sur la qualité de l'eau, il est nécessaire de visualiser le lieu des stations d'échantillonnage pour la qualité de l'eau en milieu marin. |
Le promoteur doit:
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ACEE 47 |
Étude d'impact, section 7.9.4 Étude sectorielle no1 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin – méthode d'échantillonnage La section 7.9.4 présente les conditions actuelles de l'eau de la rivière Saguenay. Des échantillons d'eau ont été prélevés à deux stations d'échantillonnage, mais la méthode d'échantillonnage n'est pas présentée. Cette information est nécessaire pour valider si la méthode utilisée est adéquate et comprendre les résultats d'analyse. |
Le promoteur doit expliquer la méthodologie d'échantillonnage utilisée pour le prélèvement d'échantillons d'eau en milieu marin afin de procéder ensuite aux analyses physico-chimiques. |
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ACEE 48 |
Étude d'impact, section 7.9.4 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin – Stations d'échantillonnage de la BQMA À la page 7-115 de l'étude d'impact, le promoteur compare les résultats des échantillons de qualité de l'eau de surface de la rivière Saguenay avec les données de qualité des eaux des stations 06090002 et 06070006 de la Banque de qualité du milieu aquatique (BQMA). |
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ACEE 49 |
Étude d'impact, sections 7.9.3 et 7.9.4 Tableau 7-15 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin – comparaison des résultats Les résultats d'analyse des échantillons de qualité de l'eau de la rivière Saguenay ont été comparés aux critères de qualité de l'eau de surface du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques (MDDELCC) dans le tableau 7-15. Les recommandations du Conseil canadien des ministres de l'Environnement (CCME) pour la qualité de l'eau - protection de la vie aquatique en milieu marin, qui peuvent parfois être plus sévères que les critères du MDDELCC, n'ont pas été utilisées. |
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ACEE 50 |
Étude d'impact, section 7.9.4 Tableaux 7-15 et 7-16 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin – Résultats d'analyses Les tableaux 7-15 et 7-16 présentent les résultats d'analyse des échantillons d'eau de la rivière Saguenay en fonction des critères génériques de qualité de l'eau du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques (MDDELCC). Les duplicatas de terrain servent à mesurer la précision de la procédure d'échantillonnage et des analyses, incluant les manipulations sur le terrain et en laboratoire. Cette précision peut varier d'un paramètre à l'autre étant donné que les méthodes d'analyse diffèrent d'un paramètre à l'autre. On note des dépassements des critères pour l'aluminium, mais ceux-ci ne sont pas mentionnés dans le texte. Les dépassements de critères ne sont pas surlignés dans le tableau 7-15, comme ils le sont au tableau 7-16. |
Le promoteur doit:
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ACEE 51 |
Étude d'impact, section 7.9.5 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin – Charge sédimentaire et neiges usées À la section 7.9.5 de l'étude d'impact, le promoteur mentionne qu'un effet probable sur le milieu marin en phase de construction et d'exploitation est l'augmentation de la charge sédimentaire dans la rivière Saguenay. Toutefois, les effets potentiels de cette augmentation des matières en suspension dans la rivière Saguenay ne sont pas détaillés. Dans cette section, le promoteur aborde également les effets environnementaux probables sur le milieu marin pendant les différentes phases du projet. Aucune mention n'est cependant faite de la gestion de la neige en hiver. |
Le promoteur doit:
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ACEE 52 |
Étude d'impact, section 7.9.5 Page 7-117, et 7.9.6 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin – Déversement d'apatite À la section 7.9.6 de l'étude d'impact, le promoteur mentionne que « Quoique peu probable, le déversement d'apatite dans le milieu aquatique résulterait principalement en la sédimentation du concentré vers le fond. » Il mentionne également que « le Saguenay offrant un pouvoir de dilution et de dispersion très important, il est peu probable que des effets soient ressentis au-delà de quelques centaines, voire dizaines, de mètres en aval du quai. » Environnement et Changements climatique Canada est d'avis que si l'apatite est peu soluble et a plutôt tendance à sédimenter dans un milieu aquatique, en cas de déversement majeur la substance sera portée à se déposer et s'accumuler au fond de l'eau, à proximité du site de rejet, principalement dans des secteurs à l'abri du courant. |
Le promoteur doit évaluer les effets d'un déversement accidentel d'apatite sur la faune et les habitats aquatiques (voir question ACEE 144). |
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ACEE 53 |
Étude d'impact, section, 7.9.6 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin – Mesures d'atténuation Tout au long de l'étude d'impact, le promoteur énumère les mesures d'atténuation prévues durant toutes les phases du projet. Plusieurs mesures d'atténuation des effets reliés à l'érosion et à l'augmentation de la charge sédimentaire sont proposées pendant la phase de construction, mais on n'en fait aucune mention dans la phase d'exploitation. Dans le haut de la page 7-120 (excavation et terrassement), le promoteur mentionne que les travaux seront faits de façon à minimiser la contamination des cours d'eau par la mobilisation et la remise en suspension des matériaux. |
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ACEE 54 |
Étude d'impact, sections 7.9, 7.9.6 , 3.4 , page 3-24 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin – Mesures d'atténuation Aucune mesure d'atténuation n'est proposée en ce qui concerne la gestion des eaux usées sanitaires ou de ruissellement. De plus, le tableau 7-18 mentionne qu'un suivi de la qualité de l'effluent sera fait, mais cette information n'est pas reprise dans la section sur l'atténuation des effets. Aucune installation permettant la vidange et la gestion des eaux usées des navires n'est prévue dans le cadre du projet. |
Le promoteur doit:
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ACEE 55 |
Étude d'impact, section 7.9, 7.9.8 , 16.4, Annexe H. |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau en milieu marin - Programmes de surveillance et de suivi Le promoteur mentionne qu'un programme de suivi des matières en suspension (MES) sera mis en place au cours des travaux de construction du quai. Des mesures sont proposées dans l'étude d'impact pour limiter les risques de déversement accidentel d'apatite et d'hydrocarbures pétroliers lors de la phase d'exploitation. Le suivi de ces substances n'est toutefois pas prévu au programme de suivi de l'eau de surface. Le programme de suivi doit comprendre la comparaison des paramètres analysés avec les exigences de rejet du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques (MDDELCC) et les recommandations du Conseil canadien des ministres de l'Environnement (CCME) pour la qualité de l'eau, protection de la vie aquatique en milieu marin. |
Le promoteur doit:
Localiser les points de contrôle des eaux de surface sur une carte. |
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ACEE 56 |
Étude d'impact, section 7.8 |
Poisson et son habitat |
Qualité de l'eau – utilisation de bétonnières L'étude d'impact ne contient pas suffisamment d'information à propos de l'utilisation de bétonnières pour les travaux de construction. Ces activités peuvent avoir des effets sur la qualité de l'eau. Si le promoteur prévoit des opérations de nettoyage des bétonnières sur le site, il doit s'assurer que ces opérations ne rejetteront pas de substances nocives dans l'environnement. |
Le promoteur doit:
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ACEE 57 |
Étude d'impact, sections, 7.5, 7.5.5.1 , 7.8, 7.8.4 |
Poisson et son habitat |
Écoulement intermittent des ruisseaux Le promoteur indique que les cours d'eau présents sur le site sont intermittents. Page 7-58: Il est mentionné qu'étant donné que les cours d'eau sont intermittents, il est possible que l'eau ne s'y écoule plus durant une période de l'année, ce qui limite la probabilité qu'une éventuelle contamination atteigne le milieu marin. Même si les cours d'eau sont intermittents, une contamination éventuelle de ces ruisseaux pourrait se rendre dans le Saguenay, si cette contamination n'est pas nettoyée ou des mesures d'atténuation ne sont pas mises en place. Par conséquent, les cours d'eau intermittents devraient être traités comme des ruisseaux permanents et toutes les mesures pour éviter leur éventuelle contamination devraient être mises en œuvre. |
Le promoteur doit:
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Eaux souterraines et potables |
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ACEE 58 |
Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact (août 2016) |
Milieu humain (autre qu'autochtone) |
Eau potable – effets Concernant la question de l'Agence sur les effets potentiels du projet sur la qualité de l'eau potable des résidences à proximité du projet, le promoteur a fourni la réponse suivante (p. 27): « Les résidences les plus proches des installations projetées du terminal sont localisées à plus de 1,5 km de distance. Par ailleurs, ces résidences ne sont pas localisées dans le même bassin versant que celui dans lequel se trouvent les installations du terminal. Compte tenu de la position des résidences les plus près, de la faible épaisseur des dépôts meubles, des fortes pentes en direction de la rivière Saguenay, il n'y aura aucun effet sur la qualité et les volumes de l'eau potable disponibles pour les résidences à proximité du projet. Rappelons que les trois puits envisagés sur le site du projet auront une capacité maximale de 1 100 litres par jour, ce qui représente de petits volumes. » L'Agence considère que la justification donnée par le promoteur quant à l'absence d'effet du projet sur les puits d'eau potable des résidences situées à proximité du projet doit être appuyée par une analyse. |
Le promoteur doit:
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ACEE 59 |
Étude d'impact, section 3.2.1, 16.4 |
Milieu humain (autre qu'autochtone); Qualité des sols et de l'eau |
Eaux souterraines – surveillance et suivi Selon l'étude d'impact (p. 3-1), une aire dédiée au déchargement des camions permettra le transfert du concentré d'apatite au sein d'une fosse-tampon. Toutes fissures dans ces installations pourraient engendrer une contamination des sols et de l'eau souterraine. Étant donné les préoccupations soulevées par le public quant à une contamination potentielle des puits d'eau potable des résidences à proximité du site du projet par les activités du terminal, un suivi de la qualité des eaux souterraines doit être réalisé en aval hydraulique de certaines infrastructures comme le dôme et le silo d'entreposage, ainsi que les bassins de traitement afin de s'assurer, avec les années, de leur étanchéité. Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques note que selon l'annexe IX du Guide de caractérisation des terrains (2003) du Québec, les « activités de soutien au transport par eau », qui inclut le chargement et le déchargement de navires ou bateaux, peuvent entraîner une contamination du milieu récepteur. À titre indicatif, les contaminants potentiels dans les sols pour ce type d'activités sont les métaux, les benzènes, toluènes, éthylbenzènes et xylènes (BTEX), le tributylétain (TBT), les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les cyanures, les composés organiques volatiles (COV) (HAM + HAP), les biphényles polychlorés (BPC) ainsi que les hydrocarbures pétroliers (HP) C10-C50 et les cholorobenzènes (tri et tétra). Si ces contaminants risquent d'être présents, ils doivent être inclus dans le programme de suivi de la qualité des eaux souterraines qui sera réalisé. De plus, l'apatite est un minéral constitué de phosphate de calcium qui est souvent associé au manganèse lors de son extraction. Le promoteur devra réaliser une caractérisation préinstallation des eaux souterraines avant l'implantation du projet. Il devra également fournir l'information permettant de dresser un portrait hydrogéologique du terrain (niveaux des eaux souterraines, sens et vitesse de l'écoulement, localisation des puits d'observation si existants, résultats d'analyses chimiques des eaux souterraines, etc.). Pour ce faire, le promoteur peut se référer à la section 3.2 du Guide d'intervention (juillet 2016) du gouvernement du Québec. |
Le promoteur doit:
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Qualité de l'air |
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ACEE 60 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.1.1. Qualité de l'air, niveau sonore et climat et 6.2.1. Modification à l'environnement atmosphérique 6.3.5. Autres composantes valorisées Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental. Août 2016: Annexe C – Modélisation atmosphérique révisée. Section 3.6 Description des sources d'émissions. Section 3.6.1.1 Routage (page 34). |
Milieu humain autre qu'autochtone |
Qualité de l'air – taux d'atténuation Le promoteur a utilisé des taux d'atténuation élevés (86 %). Il serait difficile de démontrer d'une manière objective ou d'affirmer avec certitude que des taux d'atténuation aussi élevés puissent être réalisés sur le site en tout temps. D'autant plus qu'aucune mesure n'a été réalisée sur le terrain (% d'humidité, type de silt, etc.). Ce taux pourrait être surestimé et en conséquence, les concentrations prédites des contaminants dans l'air aux récepteurs sensibles seraient probablement sous- estimées. De plus, malgré ces taux d'atténuation élevés, des dépassements aux normes nationales sur la qualité de l'air sont prévus pour les PM2.5, par exemple (scénario d'exploitation). Pour ces raisons, Environnement et Changements climatiques Canada est d'avis que la mise en place de mesures d'atténuation et de suivi au niveau de la qualité de l'air est requis, notamment celles liées au transport sur des routes non asphaltées. De même, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques, note que l'étude sectorielle no3 considère une atténuation supplémentaire de 44 % reliée aux vitesses prévues des véhicules (inférieures à 40 km/h) en référant à une étude de WRAP (2006). Ce pourcentage d'atténuation n'a pas été établi à partir de résultats sur un pavé humide. L'effet de la réduction de la vitesse pour les véhicules roulant sur un pavé humide sera moindre, l'atténuation liée au pavé humide ne peut donc pas s'additionner à celle estimée pour l'arrosage des routes qui s'applique aux surfaces non pavées. Le taux d'atténuation de 86 % utilisé dans les calculs devrait donc être révisé à 75 %. |
Le promoteur doit:
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ACEE 61 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.1.1. Qualité de l'air, niveau sonore et climat et 6.2.1. Modification à l'environnement atmosphérique 6.3.5. Autres composantes valorisées Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental. Août 2016: Annexe C – Modélisation atmosphérique révisée. Section 3.6 Description des sources d'émissions (page 33). Section 3.6.2 Scénario d'exploitation (page 38). |
Milieu humain autre qu'autochtone |
Qualité de l'air – émissions des navires et remorqueurs Le promoteur n'a pas tenu compte des émissions de contaminants issus des moteurs de propulsion des navires qui se trouvent dans la voie d'accès menant au Port et à l'intérieur du domaine de modélisation. Selon Environnement et Changements climatiques Canada, l'accostage au site et les opérations de manœuvre sont des sources d'émissions qui doivent être prises en compte et les résultats ajustés en conséquence. Par ailleurs, des remorqueurs pourraient aussi être utilisés et les émissions issues de ces bateaux n'ont pas été considérées non plus. |
Le promoteur doit:
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ACEE 62 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.1.1. Qualité de l'air, niveau sonore et climat et 6.2.1. Modification à l'environnement atmosphérique 6.3.5. Autres composantes valorisées Étude d'impact, Volume 1 section 7.10.5 Effets environnementaux probables (page 7-128 et 7-130) |
Milieu humain autre qu'autochtone |
Qualité de l'air – Gaz à effet de serre (GES) Le promoteur mentionne que les émissions totales de GES pendant les travaux de construction sont jugées faibles (en raison de la courte durée des travaux). Les émissions de GES sont aussi jugées faibles pour la phase d'exploitation (25 ans). L'évaluation semble être qualitative. Aucune donnée n'a été fournie pour documenter ces affirmations. Des données quantitatives sont nécessaires pour les experts d'Environnement et Changements climatiques Canada pour compléter leur avis au niveau des gaz à effet de serre (GES). Le promoteur doit fournir les données techniques pour être en mesure d'évaluer objectivement et d'appuyer ses conclusions. |
Pour les phases de construction et d'exploitation, le promoteur doit:
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ACEE 63 |
Étude d'impact, section 7.10.5, 16.4.10 |
Milieu humain autre qu'autochtone |
Qualité de l'air – rejets dépoussiéreurs Il est indiqué, à la page 7-129, que les rejets aux différents dépoussiéreurs seront inférieurs à 10 mg/m3R, soit inférieurs à la norme d'émission pour les particules (30 mg/m3R) fixée dans le Règlement sur l'assainissement de l'atmosphère (RAA). Ces concentrations ont été utilisées dans le cadre de la dispersion atmosphérique des contaminants. Or, il est d'usage d'utiliser la valeur de la norme pour évaluer les effets sur la qualité de l'air. Comme la dispersion atmosphérique a été réalisée avec une concentration moindre, le promoteur doit prendre les moyens pour s'assurer que les rejets de particules soient toujours sous cette valeur de 10 mg/m3R. À la section 16.4.10, relativement à la gestion de la qualité de l'air, le promoteur mentionne que les articles applicables du Règlement sur l'assainissement de l'atmosphère du Québec seront suivis et que les équipements seront vérifiés selon les spécifications des fournisseurs. |
Le promoteur doit:
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ACEE 64 |
Étude sectorielle no 2 , modélisation de la dispersion atmosphérique |
Milieu humain autre qu'autochtone |
Qualité de l'air – contaminants considérés (apatite, nickel, métaux métalloïdes et silice) À la section 3.10.1 de l'étude sectorielle no2, il est mentionné que la composition du concentré d'apatite provient de deux références distinctes et que, pour chaque substance du concentré d'apatite, la teneur disponible de la référence la plus récente a été retenue. Le promoteur ne précise pas sous quelle forme sera présent le concentré d'apatite qui arrivera au terminal (matériau grossier, fin, mélange). Le promoteur a omis de présenter la carte des isocontours de concentrations quotidiennes maximales du nickel. Cette carte doit être présentée pour le scénario 1 sans atténuation par la végétation. Les émissions de métaux et de métalloïdes et de silice cristalline n'ont pas été considérées pour la phase construction. |
Le promoteur doit:
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ACEE 65 |
Étude sectorielle no 3 , modélisation de la dispersion atmosphérique |
Milieu humain autre qu'autochtone |
Qualité de l'air – effets Les résultats de l'étude de dispersion atmosphérique montrent des dépassements potentiels des normes de qualité de l'atmosphère du Règlement sur l'assainissement de l'atmosphère du Québec pour les particules en suspension totales (PST), les particules fines (PM2.5) et le nickel. Ces dépassements se produiraient à l'est du site sur une bande étroite située le long de la route d'accès au site de déchargement des camions. La modélisation atmosphérique démontre qu'il pourrait y avoir dépassement des critères de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le dioxyde d'azote aux récepteurs sensibles. Le promoteur doit tenir compte des critères de l'OMS dans l'évaluation des impacts et la mise en place des mesures d'atténuation. |
Le promoteur doit:
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ACEE 66 |
Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental. Août 2016: Annexe C – Modélisation atmosphérique révisée. |
Milieu humain autre qu'autochtone |
Qualité de l'air – Plan de gestion des poussières Dans l'étude de modélisation atmosphérique, il est indiqué que le couvert végétal permet une atténuation de l'ordre de 80 % des rejets de particules totales et fines dans l'air ambiant. Suite aux résultats de la modélisation, le promoteur propose d'utiliser un facteur d'atténuation de 80 % pour tenir compte du couvert végétal. Deux études sont alors citées: Watson (2000) et Pace (2005) (p. 51). Or, ces études sont antérieures au dernier document AP-42* (2011). Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques est d'avis que s'il est vrai que les facteurs d'émission tirés de l'AP-42 peuvent présenter une incertitude sur les rejets de particules, un tel facteur d'atténuation ne peut être accepté sans étude spécifique au site. Compte tenu des résultats de la modélisation et des incertitudes sur la détermination des différents taux d'émission pour les émissions fugitives, le promoteur doit mettre en place un programme de gestion des poussières. * AP-41: Compilation of Air Pollutant Emission Factors, document de référence publié par le U.S Environmental Protection Agency (US-EPA). |
Le promoteur doit présenter une ébauche de son programme de gestion de la poussière, le plan de gestion doit consigner toutes les mesures d'atténuation prévues. Ces mesures doivent répondre aux meilleures pratiques lors de la phase de construction, notamment l'arrosage des routes et des piles de stockage, l'utilisation d'abat-poussières au besoin, la minimisation des hauteurs de chutes des matériaux, etc. Une attention particulière doit être portée aux activités de routage et de concassage, qui sont les principales responsables des concentrations élevées modélisées. |
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ACEE 67 |
Étude sectorielle no 3 , modélisation de la dispersion atmosphérique |
Milieu humain autre qu'autochtone |
Qualité de l'air – érosion éolienne Les taux d'émission des particules causés par l'érosion éolienne des aires de stockage ont été calculés selon l'équation du Guide pour les carrières et sablières d'Environnement Canada. Dans cette équation, un facteur aérodynamique est utilisé pour le ratio PM2.5/PM10. Ce ratio a été révisé 0,075 au lieu de 0,2 par l'EPA (Exhaust and Crankase Emission Factors for Nonroad Engine Modeling Compression-Ignition). Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques considère que la méthode de calcul utilisée dans l'étude d'impact est correcte. L'Agence considère que le ratio révisé de 0,075 devrait être utilisé pour le ration PM2.5/PM10. |
Le promoteur doit présenter le calcul du taux d'émission des particules causées par l'érosion éolienne des aires de stockage en utilisant le nouveau facteur de 0,075 pour les PM2.5. |
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ACEE 68 |
Étude d'impact, section 7.10.6 |
Milieu humain autre qu'autochtone |
Qualité de l'air – mesures d'atténuation Certaines mesures d'atténuation relatives à la qualité de l'air sont listées à la section 7.10.6 de l'étude d'impact pour la phase de construction et d'exploitation. Concernant le concassage du roc, la norme d'émission pour les particules est fixée à l'article 9 du Règlement sur l'assainissement de l'atmosphère (RAA) et elle est établie en fonction du taux d'alimentation au concasseur. Selon le RAA (article 2), les émissions de particules provenant du transfert, de la chute ou de la manutention de matières ne doivent pas être visibles à plus de 2 m du point d'émission. Enfin, l'article 10 du RAA fixe les émissions de particules des foreuses à 30 mg/m3R. |
Le promoteur doit:
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ACEE 69 |
Étude d'impact, section 7.10.6 , 16.3.1 Étude sectorielle no 2 , modélisation de la dispersion atmosphérique |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Qualité de l'air – surveillance Il est indiqué à la section 16.1.5 qu'un programme de gestion environnemental (PGE) spécifique à la qualité de l'air et au contrôle des poussières a été élaboré. Ce programme n'est toutefois pas fourni. Pour la phase « exploitation », l'étude d'impact indique que les équipements dédiés à supprimer la poussière seront inspectés régulièrement et les défectuosités réparées dans les plus brefs délais (p. 7-137). Toutefois, d'autres mesures d'atténuation présentées par le promoteur en matière de protection de la qualité de l'air sont relativement peu contraignantes, par exemple en page 10-70, il est mentionné: « Des ajustements seront faits pendant le déroulement du projet si des améliorations sont possibles en ce qui concerne l'émission de poussières (et le contrôle du bruit) ». La modélisation de la dispersion atmosphérique montre des dépassements des normes de qualité de l'atmosphère pour les particules totales à moins de 200 m du site et en périphérie du site à moins de 500 m pour les particules fines. La fréquence de dépassement pour les particules fines a été estimée à au plus 5 jours par année et ces dépassements seraient principalement dû aux effets de la circulation sur la route ainsi qu'aux opérations de manutentions du concentré d'apatite. Considérant ces résultats, l'Agence est d'avis que le promoteur doit appliquer un programme de surveillance rigoureux au niveau des émissions atmosphériques. |
Le promoteur doit fournir le programme de gestion environnemental détaillé pour la gestion de la qualité de l'air en considérant notamment les éléments suivants:
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ACEE 70 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.1.9 Étude d'impact, section 1.4.4, |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Présence humaine – localisation des résidences Le nombre de résidences/chalets ainsi que leur distance par rapport au site du projet rapportés dans les différentes sections de l'étude ne semblent pas être constants. Par exemple:
Le Collectif de l'Anse à Pelletier a fait parvenir à l'Agence une carte localisant les habitations pour ce secteur à proximité du projet (Commentaires du Collectif de l'Anse à Pelletier à l'Agence concernant l'étude d'impact, 18 octobre 2016: http://www.ceaa-acee.gc.ca/050/documents/p80103/115974F.pdf). L'Agence ne dispose pas d'un portrait clair de la localisation des récepteurs sensibles à proximité du projet pour compléter son analyse des effets du projet sur le milieu humain autre qu'autochtone. |
Le promoteur doit:
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ACEE 71 |
Étude d'impact, section 16.1.5 , 16.3.1 Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact (août 2016) |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Qualité de l'air – suivi La description du programme de suivi de la qualité de l'air et du contrôle des poussières (section 16.3.1) est très succincte. Dans la modélisation présentée, les concentrations de particules au niveau de la trappe de sortie du bateau ont été estimées à 10 mg/m3. À partir de ce taux estimé, un taux surfacique a été calculé (g/s/m2). Les résultats sont présentés au tableau A11. Sans autres données, cette approche est satisfaisante par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques. Le programme de suivi doit toutefois inclure des mesures à mettre en place advenant des rejets de particules significatifs. Dans ses réponses aux demandes de l'Agence pour la concordance (p. 43-44), le promoteur indique qu' « À cette étape, il n'y a pas de suivis de prévus pour les composantes qualité de l'air et l'ambiance sonore. » uniquement pour la composante santé humaine. Or, Santé Canada est d'avis que le promoteur devrait considérer l'aspect santé humaine (récepteurs sensibles) dans son programme de suivi de la qualité de l'air durant les phases de construction et d'exploitation. Ceci permettrait notamment de valider la précision des modélisations, de mesurer l'efficacité réelle des mesures d'atténuation et, au besoin, de mettre en place des mesures d'atténuation supplémentaires. Cet avis s'appuie notamment sur les faits suivants:
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Le promoteur doit:
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Ambiance sonore |
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ACEE 72 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.6.3 Étude d'impact, section 1.4.4, 7.11.7 Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact (août 2016) |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Ambiance sonore et qualité de l'air – effets cumulatifs Lors de la consultation publique sur l'étude d'impact, plusieurs préoccupations ont été exprimées concernant le bruit et les poussières émis par le projet et le transport du minerai en provenance de la mine projetée. De plus, il faut noter que ce projet de terminal s'implanterait dans milieu très calme. Dans son analyse de l'importance des effets résiduels sur l'ambiance sonore (p.7-169), le promoteur conclut que: « . les émissions de bruit des activités du terminal seront perceptibles par moment aux habitations les plus proches et l'intensité sera faible ». Selon les informations présentées dans l'étude d'impact, plusieurs résidences se trouvent à proximité du chemin d'accès au projet situé entre la route 172 et le site de déchargement des camions du terminal. À la page 23 des réponses du promoteur à l'Agence transmises en août 2016, le promoteur mentionne que « diverses composantes valorisées ne feront pas l'objet d'un effet cumulatif, car elles ne seront pas en interaction avec d'autres activités ou projets, tant dans l'espace que dans le temps ». Le promoteur a ainsi exclu la qualité de l'air et le bruit. Cependant, le transport terrestre de l'apatite jusqu'au terminal sera en interaction directe avec les activités portuaires. Selon les lignes directrices de l'étude d'impact (p. 32), « un effet cumulatif sur une composante environnementale peut toutefois s'avérer important même si l'évaluation des effets du projet sur cette composante révèle que les effets du projet sont mineurs ». L'Agence est d'avis que les effets cumulatifs du projet de terminal sur l'ambiance sonore et la qualité de l'air doivent être évalués en considérant le bruit et les émissions de poussières qui seront produits par le camionnage à l'extérieur de l'emprise du site du projet. |
Le promoteur doit:
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ACEE 73 |
Étude d'impact, section 7.11.3.2 , 7.11.4.1 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Ambiance sonore – évaluation des effets Le niveau sonore actuel présenté dans l'étude d'impact (section 7.11.4.1) a été estimé et non mesuré. Le promoteur mentionne que ce niveau se situe en deçà de 30 dB. Cette estimation ne permet pas d'estimer réellement l'augmentation du niveau sonore. Pour son évaluation des changements dans le pourcentage de la population fortement gênée (%HA), le promoteur mentionne avoir considéré un bruit résiduel nul (p. 7-148). À titre d'information: Dans un milieu très calme, un promoteur qui choisit un niveau de bruit initial (baseline) très bas pour calculer l'augmentation du %HA est acceptable étant donné que plus la différence entre le bruit initial et le bruit projeté est grand, plus importante est l'augmentation du %HA. Ceci est donc une approche "conservatrice". Santé Canada indique dans un guide sur le bruit en préparation (n'a pas encore été publié) que l'utilisation d'un niveau de bruit de base dans des régions calme de 35dBA peut être utilisé: " Although the standard approach for baseline sound determinations is direct measurement, there may be situations where baseline measurement data are not available. In such cases alternative approaches to estimating baseline levels exist. One conservative (i.e. most protective) approach is to consider a reasonable worst-case scenario and assume Ldn baselines of 35 dBA for rural areas and 45 dBA for urban/suburban areas. However, defaulting to these lower baseline sound levels may result in greater values obtained for change in %HA when calculating noise effects for construction lasting more than one year or for operational noise. ". La présentation d'au moins un exemple de calcul du %HA utilisé dans l'étude d'impact permettrait aux experts en acoustique de Santé Canada de valider ces calculs. Au tableau 7-28 de l'étude d'impact, le promoteur a évalué l'effet du futur projet en comparant le niveau de la modélisation au critère tiré de la NI-98013 pour un zonage industriel, établi selon le zonage municipal, soit 50 dBA pour la nuit. Il y semble sous- entendu que l'effet est négligeable puisque les niveaux de bruit calculés sont tous inférieurs au critère de la norme NI 98-01 du ministère du Développement Durable, de l'Environnement de Parcs et de la lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Ainsi, l'étude d'impact (p.7-144) ne présente pas les effets potentiels du projet sur les récepteurs sensibles si ce dernier devait générer du bruit à la limite de ce qui serait permis par la note d'instruction du MDDELCC soit 55 dBA de jour et 50 dBA de nuit. Cette façon de faire ne prédit pas le véritable effet du bruit sur les résidents du secteur. Compte tenu des préoccupations exprimées par la population en regard au bruit, Santé Canada est d'avis que la comparaison des niveaux sonores anticipés avec les critères de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de bruit pourrait s'avérer pertinente. L'OMS préconise l'utilisation de la notion de bruit émergent (ou d'émergence), qui permet de tenir compte de nouvelles sources sonores dans un milieu, notamment pour des milieux à faible bruit. Selon cette notion, un nouveau projet ne devrait pas entraîner une augmentation de plus de 5 dB sur les niveaux de bruit ambiant le jour et 3 dBA, la nuit. L'Agence note que le promoteur n'a pas fait référence à la notion de bruit émergent, bien que le niveau de climat sonore existant ait été caractérisé dans l'étude d'impact (p. 7-145) comme pouvant être très calme, soit inférieur à 30 dBA, lors de conditions climatiques particulières (p. ex.: journée sans vent ni feuille à l'hiver ou au printemps). |
Le promoteur doit:
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ACEE 74 |
Étude d'impact, section 7.11 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Ambiance sonore – évaluation des effets, modélisation Compte tenu le milieu d'insertion du projet présente plusieurs caractéristiques particulières pouvant influencer la propagation du son (paroi rocheuse escarpée, masse d'eau – rivière Saguenay, courant de vent, humidité – brouillard), le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques est d'avis que les modèles de dispersion présentés peuvent sous-estimer la propagation du bruit. |
Afin d'évaluer le plus adéquatement possible la propagation du bruit en milieu terrestre qui pourrait être engendré par le projet, le promoteur doit:
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ACEE 75 |
Étude d'impact, Annexe H, section 10.5.5 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Ambiance sonore – mesures d'atténuation Dans son étude d'impact, le promoteur présente certaines mesures d'atténuation pour les effets sonores relativement peu contraignantes, par exemple: « G8 Dans la mesure du possible, réaliser les travaux en semaine durant les heures normales de travail (de 7 h à 19 h) » (Annexe H, p.1), et « Des ajustements seront faits pendant le déroulement du projet si des améliorations sont possibles en ce qui concerne l'émission de poussières (et le contrôle du bruit). » (p.10-70). Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques (MDDELCC) a développé des recommandations en lien avec les niveaux sonores sur un chantier dans le document suivant: « Limites et lignes directrices préconisées par le MDDELCC relativement aux niveaux sonores provenant d'un chantier de construction, mars 2015 ». (http://www.mddelcc.gouv.ac.ca/publications/note-instructions/98-01/lignes-directrices-construction.pdf) L'Agence considère que la mise en œuvre du document « Limites et lignes directrices préconisées par le MDDELCC relativement aux niveaux sonores provenant d'un chantier de construction » permettrait de bonifier les mesures d'atténuation proposées pour diminuer les effets du bruit engendrés par le projet. |
Le promoteur doit indiquer les mesures d'atténuation additionnelles pour réduire les effets sur l'ambiance sonore qui sont applicables au projet, selon le document: Limites et lignes directrices préconisées par le MDDELCC relativement aux niveaux sonores provenant d'un chantier de construction, mars 2015. |
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ACEE 76 |
Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact (août 2016) Étude d'impact, section 16.4.1 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Ambiance sonore et qualité de l'air – système de résolution des plaintes Le promoteur indique qu' « En ce qui concerne les préoccupations de la population et la gestion des plaintes qui pourraient être formulées en phase de construction, d'exploitation et d'entretien et de démantèlement, l'Administration portuaire du Saguenay veillera à mettre en place une plate-forme efficace de communication dans le cadre de son programme de gestion environnementale (voir chapitre 16). » (p.43-44). Toutefois, le promoteur ne spécifie pas clairement que si le volet « Gestion des plaintes » (étude d'impact, p. 16-3) du programme de gestion environnemental comprendra un système de résolution des plaintes en lien avec les effets potentiels du projet sur les résidents vivant à proximité, dont ceux sur l'ambiance sonore et la qualité de l'air. Santé Canada est d'avis que le promoteur devrait mettre sur pied un système de gestion et de résolution des plaintes en lien avec les effets potentiels du projet sur l'ambiance sonore et la qualité de l'air. |
Le promoteur doit:
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ACEE 77 |
Étude d'impact, section 7.1.8 Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact (août 2016) |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Ambiance sonore – surveillance et suivi À la section 7.11.8 de son étude d'impact, le promoteur affirme qu'aucun suivi du climat sonore n'est nécessaire compte tenu que les niveaux de bruit modélisé sont largement inférieurs aux critères du bruit de la norme NI 98-01 du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques. Le promoteur réitère cette affirmation à la page 43 des réponses fournies à l'Agence en août 2016. En effet, en réponse à la question sur les programmes de suivi, le promoteur mentionne que: « compte tenu qu'il n'y a pas d'effets significatifs, notamment sur la santé, aucun programme de suivi n'est proposé spécifiquement pour la composante « santé humaine » dans le cadre de ce projet ». Cependant, au sujet du bruit, pour quatre des points récepteurs, le niveau sonore modélisé, bien qu'il respecte le critère de la réglementation provinciale, dépasserait le niveau à partir duquel des nuisances sont observées selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). De plus, le promoteur ne précise pas comment il prévoit vérifier que la réalité est conforme aux modélisations. |
Le promoteur doit:
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ACEE 78 |
Étude d'impact, section 7.11, 8.7.5 |
Faune terrestre |
Ambiance sonore – effet sur la faune L'étude d'impact ne fait pas mention des limites acceptables du niveau sonore et de surpression du dynamitage prévues pour la faune terrestre. En milieu terrestre, seules les limites pour la santé humaine sont présentées. Les stations réceptrices pour les simulations des niveaux sonores sont uniquement situées en fonction de l'effet près des résidences (cartes des isophones, 7-6 et suivantes). L'atténuation des effets ne contient donc pas d'éléments spécifiques à la faune. Il y a pourtant présence d'espèces à statut précaire tels le pygargue à tête blanche, le quiscale rouilleux et plusieurs observations de parulines du Canada, ces trois espèces nichant dans la zone d'étude (carte 8-9, page 8-197). Les limites de charge explosive proposées de 100 kg (limite de 128 dB = 109 dBA à 1 km selon le tableau 3 de l'étude sur le dynamitage) ne semblent pas tenir compte des éléments fauniques. Par exemple, le Wyoming Game and Fish Department (2004) suggère de limiter à 49 dBA le niveau sonore au site de nidification des oiseaux de proie à statut précaire. Source: Wyoming Game and Fish Department. 2004. Minimum recommendations for development of oil and gas resources within crucial and important wildlife habitats on BLM lands. 245 p. http://gf.state.wy.us/downloads/pdf/og.pdf. |
Le promoteur doit:
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Dynamitage |
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ACEE 79 |
Étude d'impact, section 7.2 Étude sectorielle no1, section 2.3 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Nature des sols – risque glissement terrain La carte des formations superficielles présentée par le promoteur (figure 4, p. 12, étude sectorielle no1, section 2.3) indique que la zone d'étude locale est partiellement couverte d'un placage de till et de sable de faible épaisseur (moins de 2 m). De plus, considérant la nature des sols présentés à la section 7.2, les risques appréhendés par le promoteur de glissement de terrain associés aux vibrations générées par les travaux apparaissent des scénarios pessimistes selon le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques. En effet, les risques de glissements de terrain associés aux activités humaines générant des vibrations sont des événements qu'on peut qualifier d'exceptionnels et qui peuvent être facilement évités par un contrôle adéquat de l'intensité des vibrations permises. |
Le promoteur doit:
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ACEE 80 |
Étude d'impact, section 16.3.2 Étude sectorielle no3, section 2.3 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Dynamitage – évaluation des risques et suivi Selon le promoteur, trois sites habités sont à une distance d'environ 1 km de la zone de travaux (Étude sectorielle no 3, figure 2, section 3, page 5). Selon Ressources naturelles Canada, cette distance de 1 km peut être considérée comme grande en regard du risque éventuel associé à une chute de blocs de roche provoquée par le sautage, le risque serait donc faible pour ces résidences. Toutefois, le promoteur doit démontrer clairement que le sautage prévu n'entraînera pas de chutes de blocs. À la page 16-7 de l'étude d'impact, le promoteur décrit brièvement le plan de gestion environnemental lié au suivi des vibrations causées notamment par le dynamitage. Le suivi proposé inclut une gestion des projections de pierres pouvant affecter les infrastructures électriques ou autres milieux sensibles tel le milieu humain (bateaux de plaisance ou navire). Le promoteur ne traite pas spécifiquement des résidences à proximité du site des travaux pour cet aspect. Il mentionne toutefois qu'il y aura un suivi des conditions météorologiques pour éviter que les sautages soient réalisés dans des conditions pouvant engendrer des surpressions d'air gênantes aux résidences les plus rapprochées. |
Le promoteur doit expliquer quels sont les risques de chute de blocs rocheux pour les résidences situées à proximité du site des travaux. Pour ce faire, il doit fournir un tableau présentant la vitesse particulaire de pointe anticipée aux sites sensibles (résidences) pour les sautages en s'assurant que celle-ci est suffisamment faible pour éviter la chute de blocs rocheux près des résidences. |
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ACEE 81 |
Étude d'impact, sections 3.3.2, 7.2.5 |
Poisson et son habitat |
Dynamitage – risque de glissement du fond marin Selon le promoteur, aucun dragage ni sautage n'est prévu en milieu marin dans le cadre du projet (Étude d'impact, section 3.3.2, pages 3-23). Les sédiments potentiellement contaminés drapant le fond du fjord ne pourraient donc être remis en suspension par ces activités. Toutefois, le promoteur devrait préciser les effets des activités de sautage à terre sur la stabilité des sédiments recouvrant les pentes du fjord dans la zone d'étude restreinte du projet. Il est en effet mentionné à la page 7-19 de l'étude d'impact que « ... ces vibrations sont susceptibles d'affecter la stabilité des sédiments et de déclencher des mouvements de masse, particulièrement le long du talus abrupt dans le milieu subaquatique ». Ces mouvements de masse pourraient remettre en suspension des sédiments contaminés dans la zone d'accumulation des débris en pied de pente. L'option retenue pour la construction du quai est un quai à gravité à mur combiné. La construction implique le fonçage de pieux dans le substratum rocheux et la mise en place d'enrochements et de gabions en milieu marin (Étude d'impact, section 2.2.2.9, pages 2-25; Annexe D6, figures 1 et 2, et tableau 2.3, pages 2-31). À la section 7.2.6 (page 7-20), il est d'ailleurs indiqué que les activités de construction du quai risquent d'affecter la stabilité des dépôts et des sédiments marins. |
Le promoteur doit:
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Risques sismiques |
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ACEE 82 |
Étude d'impact, section 14 Étude sectorielle no 1 , section 2.3 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Risques sismiques – état de référence À la page 14-6 de son étude d'impact, le promoteur mentionne « Selon la carte de zones sismiques réalisée par Ressources naturelles Canada (RNCan), la région est en zone 3, une zone de plus grande probabilité qu'un séisme survienne ». Aucune référence précise n'est fournie pour soutenir cette citation, Ressources naturelles Canada n'est donc pas en mesure de valider de quelle carte il s'agit. La carte des formations superficielles présentée par le promoteur (p. 12, étude sectorielle no1) indique que la zone d'étude locale est partiellement couverte d'un placage de till et de sable de faible épaisseur. Si certaines conditions sont réunies, des éboulements rocheux et des glissements de terrain dans les dépôts meubles peuvent se produire. |
Le promoteur doit:
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ACEE 83 |
Étude d'impact, section 14 |
Milieu humain autre qu'autochtone |
Risques sismiques – mesures d'atténuation À la page 14-7 de son étude d'impact, le promoteur indique: « Il importe donc de préciser que toutes les constructions seront conçues et réalisées en suivant rigoureusement le Code de construction du Québec, dont le chapitre 1, Bâtiments, traite des normes parasismiques en vigueur au Québec (RBQ et P. Marceau 2013) ». Cet énoncé est général et ne précise pas quelles installations sont assujetties à ces normes. |
Le promoteur doit:
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Milieux humides et végétation |
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ACEE 84 |
Étude d'impact, section 8.1.3.1 |
Milieux humides |
Milieux humides – méthodologie À la section 8.1.3.1 de l'étude d'impact, le promoteur indique que l'identification des milieux humides a été faite, notamment avec les données du système d'information écoforestière du Québec (SIEF, 4e décennal). Toutefois, aucune précision n'est fournie quant à la méthodologie utilisée pour extraire les informations sur les milieux humides, ce qui limite la capacité du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques à valider les énoncés du promoteur quant à l'identification des milieux humides. |
Le promoteur doit identifier et décrire la méthodologie utilisée pour extraire les informations sur les milieux humides potentiels à partir de la base de données du Système d'information écoforestière (SIEF), 4e décennal. |
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ACEE 85 |
Étude d'impact, section 8.1.3, Annexe L-1 |
Milieux humides |
Milieux humides – végétation La liste des espèces végétales identifiées avec leur recouvrement est présentée à l'annexe L-1 de l'étude d'impact. Cependant, les sols et les indicateurs hydrologiques n'y sont pas indiqués, tel que le recommande le guide d'identification et de délimitation des milieux humides du Québec méridional publié par ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques en 2014. Il est précisé à la section 8.1.3 de l'étude d'impact que les travaux de caractérisation et de délimitation des milieux humides ont eu lieu les 7 et 8 octobre 2015. Cette date est plutôt tardive et limite la caractérisation et l'identification de plusieurs espèces végétales. Cela peut avoir pour effet d'influencer le diagnostic posé sur la nature humide des placettes effectuées. Toutefois, en considérant la cartographie fournie et l'information disponible dans l'étude d'impact, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques, considère que le choix de l'emplacement des placettes est adéquat. |
Le promoteur doit:
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ACEE 86 |
Étude d'impact, section 8.1 Réponses du promoteur à l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact (août 2016) |
Milieux humides |
Milieux humides – valeur écologique La valeur écologique des milieux humides (terrestres et marins) potentiellement affectés par le projet n'est pas évaluée, ni présentée dans l'étude d'impact et la réponse fournie par le promoteur à la page 12 du document de Réponses fourni à l'Agence concernant la concordance de l'étude d'impact (août 2016) n'est pas suffisamment détaillée. Cette analyse est essentielle à l'évaluation des effets du projet sur les milieux humides. Par ailleurs, le promoteur est en mesure de l'évaluer en se basant sur les données disponibles et celles recueillies sur le terrain. Le document suivant est recommandé par Environnement et Changement climatique Canada pour l'évaluation de la valeur écologique des milieux humides: Environnement Canada, 2008. Aperçu des méthodes d'évaluation des fonctions écologiques des terres humides. Disponible sur: (ftp://DOCS_EC_EEEA:Envcanada9@ftpn.qc.ec.gc.ca/DOCS_EC_EEEA/MilieuxHu mides_Wetlands/Apper%E7u%20m%E9thodes%20%E9val%20fonct%20%E9cologiq ues%20des%20MH.pdf) |
Le promoteur doit:
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ACEE 87 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, section 6.1.3 Étude d'impact, section 8.1, Tableau 8-5 |
Milieux humides |
Milieux humides – tracé final du chemin permanent Le promoteur précise que les milieux humides dans la zone restreinte (unités V1 et V3) sont des tourbières boisées d'environ 1,4 ha chacune et qu'il devrait être en mesure de les éviter lors des travaux. Le tableau 8-5 indique que des pertes de 1,4 ha de milieux humides correspondant à une tourbière boisée (unité V3) sont prévues pour l'implantation du chemin principal. Toutefois, il est aussi indiqué dans l'étude d'impact que le tracé final du chemin permanent sera déplacé vers l'est afin d'éviter le milieu humide au moment de la conception finale du projet. En tant qu'administration portuaire fédérale, le promoteur doit prendre en compte la politique fédérale sur la conservation des terres humides, notamment lors de la conception de la route d'accès et le milieu humide V3. |
Le promoteur doit:
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ACEE 88 |
Étude d'impact, p. 8-34 Tableau 8-5 |
Flore |
Inventaire floristique Considérant que les inventaires réalisés à l'automne 2015 ont révélé que plusieurs unités de végétation sur le site du projet sont propices à la présence d'espèces floristiques à statut particulier qui figurent sur les listes fédérales et provinciales, il serait nécessaire d'obtenir un complément d'information pour une période propice à ce type d'inventaire (période estivale). Les résultats de ces inventaires pourraient avoir une incidence sur la conception du projet, ou à tout le moins sur certaines de ses composantes. Il est mentionné à la page 8-34 de l'étude d'impact que des inventaires des relevés complémentaires seront réalisés au printemps et à l'été 2016 dans les habitats propices aux plantes rares de la zone des travaux. Ces habitats propices réfèrent aux superficies de cédrière sur tourbe, au milieu riverain de la rivière Saguenay, aux talus rocheux exposés des zones de pentes fortes et aux milieux perturbés de l'emprise des chemins forestiers. |
Le promoteur doit décrire la méthodologie et fournir les résultats des inventaires terrain effectués au printemps et à l'été 2016 pour valider la présence ou non d'espèces à statut particulier qui figurent sur les listes fédérales et provinciales, et ce pour une période propice à la caractérisation (période estivale). |
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ACEE 89 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, section 6.4 Étude d'impact environnemental section 3.3.1.7 |
Flore |
Travaux de végétalisation Selon les approches habituelles, les travaux de végétalisation doivent tenir compte des différentes unités de végétation relevées sur le site en termes d'espèces, d'agencement et de densité de végétaux. Pour l'ensemble des travaux de végétalisation, l'utilisation des espèces indigènes est requise. |
Le promoteur doit présenter les détails de son plan de revégétalisation, lequel doit être adapté et tenir compte des conditions naturelles du milieu, notamment les méthodes de plantation et les espèces ou groupes d'espèces qui seront utilisées. |
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ACEE 90 |
Étude d'impact environnemental, section 8.1.7 |
Flore terrestre et oiseaux |
Flore terrestre – Importance des effets résiduels Le promoteur a identifié comme, une vieille pinède rouge de plus de 90 ans, d'une superficie de 1 ha. C'est environ 40 % de la superficie de la pinède qui devra être coupée. Le promoteur n'a pas retenu comme peuplement forestier d'intérêt phytosociologique, une pinède blanche avec pins rouges, épinettes noires et thuyas sur roc, située à l'extrémité nord-ouest de la zone d'étude restreinte (groupement forestier V6 sur la carte 8-1), dont une superficie de 4 ha (50%) sera coupée. Pourtant, la pinède blanche, sans être rare, constitue un peuplement de fin de succession et représente un intérêt phytosociologique. Le promoteur n'a pas discuté de l'importance de ces peuplements et de l'impact qu'aura la perte de ce ces peuplements. Le promoteur mentionne que « L'effet résiduel des travaux de déboisement (0,9 ha) sur le peuplement forestier d'intérêt phytosociologique de la zone d'étude restreinte est jugé fort, donc important ». Le promoteur n'a pas identifié de mesures d'atténuation spécifiques, respectant la séquence d'atténuation « éviter-minimiser- compenser » pour réduire l'effet sur les peuplements d'intérêt. L'objectif de l'application de la méthode d'Hydro-Québec utilisée par le promoteur est généralement d'identifier les peuplements d'intérêts, puis de modifier le projet afin de minimiser les interventions dans ces peuplements. |
Le promoteur doit:
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ACEE 91 |
Étude d'impact, section 8.1.8 |
Flore |
Espèces végétales exotiques envahissantes - Programme de suivi Le promoteur prévoit un programme de surveillance et de suivi pour la végétation terrestre et riveraine. Il avance que « Le programme de suivi pour la végétation terrestre et riveraine pourrait inclure un suivi de l'installation d'espèces végétales exotiques envahissantes (EVEE) dans les zones qui seront restaurées et revégétalisées à la fin de la période de construction ». |
Le promoteur doit décrire comment sera fait le suivi de l'installation d'espèces végétales exotiques envahissantes pour toutes les phases du projet, soit la construction, l'exploitation et la fermeture, et expliquer comment il sera intégré au programme de suivi pour la végétation terrestre et riveraine. |
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Plantes marines et herbiers intertidaux |
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ACEE 92 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.1.4 Étude d'impact, section 8.2 |
Poisson et son habitat |
Description des plantes marines, des herbiers riverains et intertidaux La section 8.2 de l'étude d'impact présente peu d'information sur les plantes marines, les herbiers riverains et intertidaux. Des données plus détaillées sont nécessaires pour comprendre l'analyse des effets du projet présentée par le promoteur. |
Le promoteur doit:
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ACEE 93 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.3.1 Étude d'impact, sections 7.2, 8.2 |
Poisson et son habitat |
Effets sur les plantes marines, les herbiers riverains et intertidaux À la section 8.2, le promoteur mentionne que l'effet du projet sur la dynamique sédimentaire est non important, car les effets résiduels considérés sont uniquement le dépôt des sédiments en aval. Aussi, le promoteur déclare qu'il n'y aurait pas d'activités susceptibles de perturber la stabilité des sédiments lors de la phase d'exploitation. L'évaluation est jugée incomplète. |
Le promoteur doit:
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ACEE 94 |
Lignes directrices, Partie 2, section 8 Étude d'impact, section 7.3.8 |
Poisson et son habitat |
Suivi - végétation marine herbiers intertidaux À la section 8 de l'étude d'impact, le promoteur précise qu'il réalisera un programme de suivi concernant la documentation de l'évolution des superficies et de la composition de l'herbier intertidal H1 localisé en amont du quai, suite à la modification locale de la dynamique sédimentaire induite par la mise en place du terminal maritime. Le promoteur doit également réaliser un tel suivi pour l'herbier H2. Ce suivi doit s'effectuer sur une période minimale de cinq ans et doit inclure la mise en place de mesures d'atténuation supplémentaires si un changement est observé. |
Le promoteur doit:
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Poisson et son habitat |
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ACEE 95 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.1.4 Étude d'impact, section 8,4 Étude sectorielle no.4 |
Poisson et son habitat |
Description des invertébrés benthiques et nectoniques À la section 8.4.4 de l'étude d'impact, la caractérisation des invertébrés benthiques et nectoniques effectuée ne permet pas de statuer sur la présence et la richesse de la faune benthique à l'emplacement du futur quai. La conclusion des effets du projet sur la faune benthique marine présentée par le promoteur est donc incertaine. La vulnérabilité d'une espèce de crevette nordique, Sclerocrangon ferox, rare et endémique au Saguenay n'a pas été examinée dans l'étude d'impact. Cette espèce très rare et unique nécessite une attention marquée afin d'assurer sa protection. |
Le promoteur doit:
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ACEE 96 |
Lignes directrices, section 6.1.4 Étude d'impact, Annexe D-1 Étude sectorielle no 4 |
Poisson et son habitat |
Description des cours d'eau intermittents La caractérisation du cours d'eau intermittent T1 effectuée et présentée dans l'étude sectorielle no.4 ne permet pas de statuer sur l'utilisation de ce cours d'eau par le poisson lors d'épisodes de niveaux d'eau élevés (printemps/automne). Pour les cours d'eau intermittents présents sur le site, la bande riveraine a été calculée à partir du centre du cours d'eau (Annexe D-1 plan C-01), ce qui entraîne une sous-estimation de la superficie du cours d'eau. Le promoteur doit tenir compte d'une ligne naturelle des hautes eaux mesurée sur le terrain. |
Le promoteur doit:
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ACEE 97 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.3.1 Étude d'impact, section 8.6 |
Mammifères marins |
Effet sur les mammifères marins – Phoque commun, Bélugas À la page 8-148 de l'étude d'impact, il est indiqué que la probabilité que des phoques communs se trouvent dans la zone d'influence des effets de la construction du quai est considérée faible, et donc, que les effets du projet sont de faible importance. Pourtant, le tableau 8.25 indique que des phoques ont été aperçus dans le secteur du futur quai (le promoteur doit prendre note que la coordonnée indiquée au tableau 8-25 indique une position en milieu terrestre au nord de la route 172, à plusieurs dizaines de kilomètres du site du projet). De plus, la carte 8-6 ne semble pas présenter l'ensemble des observations de phoques énumérées dans le texte, notamment les observations dans la Baie des Ha! Ha! Il est à noter également que le personnel du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec a observé encore cette année des phoques communs dans le secteur de l'anse à Poulette dans la Baie des Ha! Ha! lors des déplacements des employés dans ce secteur. Selon l'avis des spécialistes du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, la probabilité de retrouver des phoques dans la zone d'étude du bruit du projet (carte 7.12) est supérieure à l'évaluation qu'en fait le promoteur à la page 8-157ou il fait mention d'une faible probabilité d'occurrence. Le promoteur mentionne que, lors d'inventaires non spécifiques aux mammifères marins, certains phoques observés avaient des comportements d'alimentation (page 8-142). La zone locale pourrait être une zone d'alimentation que les travaux et l'exploitation du quai risquent d'affecter. Selon l'étude d'impact, historiquement, les bélugas utilisaient fort probablement le fjord jusqu'à Saint-Fulgence en période d'abondance. Il faut donc considérer le secteur comme fréquenté par le béluga. La fréquentation à long terme du secteur ne peut être prédite, mais les effets sont peut-être plus importants qu'évalués actuellement par le promoteur du projet. De plus, étant données les observations récentes de bélugas près du site du projet, il est possible que l'espèce fréquente la zone locale. Par conséquent, le projet pourrait avoir des effets sur l'espèce dans ce secteur. À titre d'exemple il est nécessaire d'ajouter à l'analyse, la dernière observation survenue le 1er septembre 2016 par une biologiste du Musée du Fjord de La Baie http://www.lapresse.ca/le-quotidien/actualites/201609/01/01-5016409-un-beluga- apercu-a-la-baie.php. De plus, le Collectif de l'anse à Pelletier, dans ses commentaires sur l'étude d'impact (octobre 2016), rapporte des observations de bélugas à la hauteur de de St-Fulgence (p.25-26). À la page 8-146 de l'étude d'impact, le promoteur mentionne que: « En ce qui concerne le bruit, rappelons que les bélugas communiquent entre eux et s'orientent dans leur milieu par écholocation en émettant des sons compris majoritairement dans l'intervalle des fréquences de 0,5 kHz à 20 kHz et à des intensités de 100 à 180 dB re 1 μPa à 1 m. Les fréquences les plus utilisées par les bélugas se situent dans l'intervalle de 0,5 kHz à 5 kHz pour les sifflements et les tons pulsés utilisés pour communiquer et entre 30 kHz et 60 kHz pour les clics utilisés pour l'écholocation (Gervaise et al. 2012; ministère des Pêches et des Océans 2012). » Comme le Saguenay est utilisé par les femelles et les jeunes, le promoteur doit également considérer les résultats des travaux de Valeria Vergara sur la communication entre les mères et leurs veaux et l'utilisation des basses fréquences (Vergara, V. & Barrett-Lennard, L.G (2008). Vocal Development in a Beluga Calf (Delphinapterus leucas), Aquatic Mammals, 34(1),pp. 123-143). |
Le promoteur doit:
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ACEE 98 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.3.1 et 6.4 Étude d'impact, section 8.6 |
Mammifères marins |
Mesures d'atténuation – Bruit subaquatique Dans l'étude d'impact, les mesures d'atténuation proposées concernant le bruit subaquatique sont insuffisantes, imprécises ou difficilement applicables compte tenu des caractéristiques du site. Par exemple à la page 8-130 de l'étude d'impact, il est indiqué que « Le promoteur s'est intéressé à la question des effets sur les mammifères marins et un représentant de Port de Saguenay a participé à un atelier portant sur les effets du bruit de la navigation maritime sur le béluga, organisé par le MPO et le Groupe de travail sur le transport maritime et la protection des mammifères marins dans l'estuaire du Saint-Laurent (G2T3M). Les recommandations issues de cet exercice seront considérées par Port de Saguenay dans le cadre de sa gestion du trafic maritime ».N'ayant aucun détail sur ces recommandations, il est impossible de comprendre comment elles permettent de réduire les effets. À la page 8-156, le promoteur mentionne que: « En ce qui a trait à la vitesse, les navires commerciaux pourront adopter la recommandation de la vitesse maximale de 10 nœuds dans l'habitat du béluga. Cette réduction de vitesse permettrait de diminuer le bruit et les risques de collision entre un navire et un mammifère marin. » Parcs Canada mentionne qu'il n'y a pas à ce jour de recommandations de vitesse dans l'habitat du béluga. |
Le promoteur doit:
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ACEE 99 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.6.3 Étude d'impact, section 11 |
Mammifères marins |
Effets cumulatifs – Bélugas L'analyse des effets cumulatifs associés au trafic maritime réalisé dans l'habitat essentiel du béluga (zone élargie) et plus particulièrement les secteurs hautement fréquentés par le béluga tels l'embouchure du Saguenay et la baie Sainte-Marguerite, partie intégrante de l'habitat essentiel est incomplète. Il est nécessaire qu'une étude sur les effets cumulatifs beaucoup plus approfondie soit menée notamment sur les risques de collision et de mortalité, la modification de l'environnement acoustique subaquatique en lien avec le trafic maritime, et sur la disponibilité de la nourriture. Le fjord du Saguenay est un écosystème marin qui présente des conditions océanographiques particulières (stratification verticale, parois verticales rocheuses, épais fond de sédiments, étroit de quelques 1 à 2 km) pour la propagation des ondes sonores sous-marines. Ces conditions doivent être prises en compte dans tout travail d'acoustique sous-marine dans le fjord du Saguenay. Le béluga est une espèce de mammifères marins considérée comme une des plus loquaces. Les sons et l'environnement sonore sont essentiels à la réalisation de ses fonctions vitales. Toute étude de l'impact de bruits anthropiques sur le béluga doit considérer les effets tant dans la bande de fréquences audibles, que dans la bande de fréquences des clics ultrasoniques. De plus, le béluga utilise complètement les trois dimensions du fjord, d'amont en aval et de la surface jusqu'au fond. Par conséquent, les mesures, les estimations et les impacts des sources de bruit doivent couvrir toute la colonne d'eau et être représentatifs des variations longitudinales amont-aval et latérales. Étant donné que plusieurs projets futurs risquent d'augmenter le trafic maritime sur le Saguenay et que plusieurs de ces projets sont reliés de façon directe ou indirecte à l'Administration portuaire de Saguenay, cette étude sur les effets cumulatifs devrait contribuer à la gestion du trafic maritime dans la portion de l'habitat essentiel du béluga située dans le Saguenay, notamment en proposant des périodes de restriction, des couloirs de circulation, des mesures pour diminuer le bruit des navires en circulation, à quai ou à l'ancre, etc. Dans son analyse des effets cumulatifs, le promoteur doit appuyer ses hypothèses sur des sources scientifiques reconnues. Le promoteur prendra en considération les commentaires suivants:
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Le promoteur doit compléter l'analyse des effets cumulatifs sur le béluga, en répondant aux deux questions fondamentales suivantes:
Pour y arriver, le promoteur doit:
Le promoteur est invité à consulter la littérature scientifique concernant les méthodes d'analyse des effets cumulatifs sur les mammifères marins de projets impliquant une augmentation du trafic maritime. Lesage et al (2013) propose un cadre provisoire d'évaluation des effets cumulatifs que devrait considérer le promoteur. |
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ACEE 100 |
Lignes directrices, Partie 2 ,section 6.6.3 Étude d'impact, section 11 |
Mammifères marins |
Effets cumulatifs – Phoques communs Le promoteur n'a pas fourni d'analyse des effets cumulatifs sur le phoque commun (section 11.4.3, page 37). Le phoque est présent non seulement dans la zone d'étude locale, mais également dans la zone élargie durant la période de reproduction. Les effets résiduels du projet sur le phoque commun pourraient entraîner des effets cumulatifs. |
Le promoteur doit:
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ACEE 101 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.1.4 Étude d'impact, section 8.5 Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental |
Poisson et son habitat |
Description des communautés de poisson Aucun inventaire de poissons marins n'a été réalisé au site du futur terminal et aucune caractérisation de l'habitat des trois espèces de loups en péril (atlantique, à tête large et tacheté) n'est présentée. On sait par ailleurs que des juvéniles de sébaste atlantique ont été observés sur le site lors des relevés de terrain. La description des communautés de poissons présentée ne permet pas de statuer sur l'importance de l'habitat du poisson à l'emplacement du futur quai. Il est donc difficile de conclure sur les effets du projet sur les poissons. Par ailleurs selon l'avis des spécialistes du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le bar rayé est présent de Jonquière à Tadoussac, de juin à octobre et les secteurs de Chicoutimi à Sainte-Rose et de la Baie Sainte-Marguerite sont les plus utilisés. Le niveau de la probabilité de présence du bar rayé dans la zone d'étude doit donc être considéré « élevé » contrairement à ce qui est énoncé dans le tableau 2 fourni dans Renseignements et clarification demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (WSP, 2016). Pour aider le promoteur à compléter la description des communautés de poisson, Parcs Canada a fourni une liste des espèces présentes dans le Saguenay (voir à l'Annexe I). |
Le promoteur doit:
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ACEE 102 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.3.1 Étude d'impact, section 8.4, 8.5.6.2 |
Poisson et son habitat |
Effets sur le poisson et son habitat – Dommage sérieux À la section 3.2.5.2 de l'étude d'impact, le promoteur mentionne que le projet de terminal occasionnera une perte permanente d'habitat aquatique de l'ordre de18 200 m2 dans le Saguenay. Le promoteur n'a pas précisé comment il a effectué le calcul des superficies empiétées dans le Saguenay (utilisation de la notion de ligne des hautes eaux (LHE), de la cote 0-2 ans du fjord du Saguenay, de la pleine mer supérieure grande marée ou d'une autre cote ?). La détermination de la destruction et de la modification permanente de l'habitat du poisson devrait être basée sur l'Énoncé de politique sur la protection des pêches de Pêches et Océans Canada http://www.dfo-mpo.gc.ca/pnw-ppe/pol/index-fra.html Par ailleurs, le promoteur n'a pas expliqué comment, dans la planification du projet, l'empiétement dans l'habitat du poisson a été évité ou minimisé et le programme de compensation n'est pas suffisamment détaillé pour permettre d'évaluer l'effet résiduel du projet. À la section 8.5.6.2 de l'étude d'impact, le promoteur fait la liste de quatre avenues de compensation réalisables sur les plans techniques et économiques pour compenser les dommages sérieux au poisson et à son habitat en vertu de la Loi sur les pêches. Ces avenues ne sont pas assez détaillées pour permettre une analyse adéquate dans le cadre de l'évaluation environnementale. |
Le promoteur doit:
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ACEE 103 |
Lignes directrices, section 6.3.1 Étude d'impact, sections 7.11, 7.12 , 8.5 et 8.6 |
Poisson et son habitat, Mammifères marins |
Effets sur le poisson et son habitat – Bruit L'information technique présentée dans l'étude d'impact concernant l'augmentation des niveaux sonores subaquatiques causée par le dynamitage ou les travaux en milieu aquatique est insuffisante. Les niveaux sonores « à la source » utilisés sont théoriques et on ne sait pas s'ils tiennent compte des matériaux qui seront utilisés lors de la construction. Les simulations réalisées sont partielles et trop peu détaillées pour une évaluation adéquate des effets sur la faune aquatique qui incluent la mortalité et les changements de comportement. Afin de pallier le manque de précision des simulations, davantage de données techniques sont nécessaires. La méthodologie utilisée pour définir le modèle de propagation sur le terrain n'est pas adéquate. La formule utilisée pour le calcul de l'atténuation sonore n'est pas fournie. Les commentaires du ministère des Pêches et des Océans concernant les simulations et la méthodologie pour évaluer l'augmentation des niveaux sonores ambiants sont fournis à l'annexe II. |
Le promoteur doit:
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ACEE 104 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.3.2 Étude d'impact, sections 7.11, 7.12 , 8.5 et 8.6 |
Poisson et son habitat |
Effets sur le poisson et son habitat Le promoteur a fourni une analyse partielle des effets du projet sur la faune aquatique aux sections 8.5 et 8.6 de l'étude d'impact. Le promoteur décrit les effets du bruit sur certains poissons adultes, mais n'a pas analysé les effets du bruit subaquatique sur les œufs, les phases larvaires et les juvéniles des poissons: les larves sont peu mobiles latéralement, portées par les courants et les marées, et sont donc peu susceptibles de se déplacer pour éviter les effets du bruit. Les effets du bruit subaquatique sur le plancton et le zooplancton n'ont pas été évalués de façon adéquate. Les effets environnementaux probables sont actuellement jugés nuls pour cette composante. Cette conclusion doit être appuyée par une revue de littérature. Ce sont des organismes très importants dans la chaîne alimentaire, ils sont très peu mobiles latéralement et la zone d'influence du bruit subaquatique peut être ressentie de part et d'autre de la rive au site du projet. |
Le promoteur doit:
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ACEE 105 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.4 Étude d'impact, section 8.4 et 8.5 Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (août 2016) |
Poisson et son habitat |
Effets sur le poisson et son habitat Dans sa réponse à la question « Documenter les changements anticipés dans la composition et les caractéristiques des populations de poisson et de la faune benthique touchées par le projet » (section 6.3.1, page 28 Renseignements et clarification demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (WSP, 2016)), le promoteur n'a pas documenté les effets associés aux mouvements des navires dans son analyse. |
Le promoteur doit:
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ACEE 106 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.4 Étude d'impact, sections 7.11, 7.12, 8.5 et 8.6 |
Poisson et son habitat |
Effets sur le poisson et son habitat – mesures d'atténuation Les mesures d'atténuation pour le poisson et son habitat doivent être précisées et complétées. Le promoteur a présenté un tableau des périodes critiques pour certaines espèces de poisson dans l'étude d'impact (tableau 8-21, page 8-120). Le promoteur n'a pas tenu compte de toutes les phases de développement des organismes aquatiques. À la page 8-122 de l'étude d'impact, le promoteur présente les valeurs de protection relatives au niveau de bruit pour les poissons adultes, mais pas pour les œufs, les larves ou les juvéniles. Des larves de poissons sont hautement susceptibles d'être présentes dans la zone d'étude locale. Les charges d'explosif, incluant les charges d'effarouchement, doivent être adaptées en conséquence, par exemple selon les recommandations de Pêches et Océans Canada à proximité des frayères (http://www.dfo-mpo.gc.ca/Library/232046-f.pdf). Par contre, même avec des tirs d'effarouchement, les larves ne pourront s'éloigner. Le promoteur doit en tenir compte dans l'analyse des effets résiduels. Certaines mesures d'atténuation sont difficilement applicables pourpendantPar exemple, à la section 3.2.5.2 de l'étude d'impact (page 3-16), le promoteur mentionne qu'au cours de la construction, « une fois le mur et les tirants en place, un rideau en géotextile sera placé à chaque extrémité du mur pour fermer les ouvertures vers la rivière Saguenay afin de réduire l'émission de matériaux fins provenant du remblai ». Or, il est connu qu'il est parfois très difficile d'utiliser un rideau de turbidité dans les rivières en raison du courant. Les mesures d'atténuation proposées (p. ex. rideau de turbidité, rideau de bulles pour confiner le bruit subaquatique) ne tiennent pas compte des conditions particulières retrouvées au site de construction du terminal maritime telle, la vitesse des courants, la présence de marée, la profondeur d'eau, etc. Les activités en phase d'exploitation seront également une source de bruit. À la page 7 -196 de l'étude d'impact, il est indiqué que « l'effet du chargement des navires sur le bruit sous-marin est incertain ». Dans cette même section, il est indiqué que Pêches et Océans Canada (MPO) a déjà préconisé un seuil de dérangement de 120 dB re 1 µPa²s (3e paragraphe, page 7-194). L'étendue des effets du bruit sous-marin lors du chargement des navires présentée à la carte 7-18 montre que le niveau sonore de 120 dB re 1 µPa²s est atteint sur une distance allant jusqu'à près de 2 km du quai projeté. Le bruit d'un navire à quai, moteur en marche ou d'un navire en mouvement atteint 185 dB rms re 1 µPa@1m. Selon le scénario prévu pour le premier utilisateur, la minière Arianne Phosphate, le chargement des navires dure 30 heures, soit un total de 1 800 heures par année. L'effet du bruit peut être significatif. D'autant plus que le bruit s'étend sur presque toute la largeur du Saguenay devant le quai projeté. Le promoteur doit prévoir des mesures d'atténuation pour la phase d'exploitation du projet. Par exemple, l'alimentation électrique des navires au quai permettrait l'arrêt des moteurs et la réduction du bruit et des émissions atmosphériques pendant le chargement. Cette méthode réduirait de 1 800 heures par an le bruit subaquatique (30 heures par navire). |
Le promoteur doit:
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ACEE 107 |
Lignes directrices, Partie 2, section 6.3.1 Étude d'impact, section 11.2, 11.4 |
Effets cumulatifs – poisson Le promoteur exclut de l'analyse des effets cumulatifs, les poissons d'eau douce, anadromes et catadromes présents dans le Saguenay. Le promoteur indique, à la section 11.4.2 de l'étude d'impact, que le bruit subaquatique n'entraînera pas d'effet dommageable sur les poissons puisqu'il est sous le seuil susceptible d'entraîner des dommages physiques permanents. Par contre, le niveau de bruit d'un navire moteur en marche est plus élevé que le seuil de dérangement des poissons (page 7-196). Le promoteur doit donc en tenir compte et documenter les effets cumulatifs sur les poissons. |
Le promoteur doit fournir une analyse des effets cumulatifs sur les poissons d'eau douce et les poissons marins. La limite spatiale pour les effets cumulatifs doit couvrir la zone d'étude élargie. |
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ACEE 108 |
Lignes directrices, Partie 2, section 7 Étude d'impact, section 15 |
Poisson et son habitat |
Poisson et son habitat – Effets potentiels résiduels L'analyse des effets résiduels devra être ajustée en fonction des commentaires et renseignements demandés par l'Agence dans ce document concernant le poisson et son habitat ainsi que les mammifères marins. La grille d'évaluation de l'importance des effets environnementaux résiduels devra considérer le statut particulier des espèces, incluses sur les listes fédérale et provinciale. Le promoteur doit également prendre note que des effets résiduels potentiels sont manquants dans le tableau 15.1 et 15.2. Par exemple: Tableau 15.1:
Tableau 15.2:
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Le promoteur doit:
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ACEE 109 |
Lignes directrices, Partie 2, section 8 Étude d'impact, sections 8 et 16 Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (août, 2016) |
Poisson et son habitat |
Suivi et surveillance – poisson et son habitat Le programme de surveillance et de suivi sur le poisson et son habitat, présenté aux chapitres 8 et 16 de l'étude d'impact ainsi que dans les Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (WSP, 2016), est incomplet et manque de précision. |
Le promoteur doit:
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ACEE 110 |
Lignes directrices, Partie 2, section 8 Étude d'impact, section 8 |
Poisson et son habitat, mammifères marins |
Suivi bruit subaquatique- Exploitation Le suivi proposé relativement à la composante bruit subaquatique est de récolter des données lors des opérations de chargement. Le promoteur devra également considérer le bruit des navires. Par ailleurs, une fois l'étape de construction terminée, il pourrait être difficile et plus coûteux d'appliquer certaines mesures d'atténuation du bruit plutôt que de les prévoir dans la conception du projet. Des mesures d'atténuation doivent être envisagées dès maintenant afin de pouvoir éviter autant que possible les effets potentiels du bruit en phase d'exploitation. Il est mentionné à la page 16-12 section 16.4.4 de l'étude d'impact que le suivi associé au contrôle du bruit subaquatique causé par les équipements bruyants (moteurs, turbines) devrait être réalisé par le ministère des Pêches et des Océans. Cette information est inexacte. La responsabilité du suivi des effets d'un projet de développement économique incombe au promoteur du projet. |
Le promoteur doit:
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ACEE 111 |
Lignes directrices, Partie 2, section 8 Étude d'impact, Section 8 |
Poisson et son habitat |
Suivi invertébrés benthiques et nectoniques La durée des suivis, pour la composante "invertébrés benthiques et nectoniques ", doit être adaptée aux taux de rétablissement des espèces et non limitée dans le temps, tel qu'indiqué dans la section 8 de l'étude d'impact, afin de s'assurer de la stabilité des populations. |
Le promoteur doit:
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ACEE 112 |
Lignes directrices, Partie 2, section 8 Étude d'impact, Section 8 |
Mammifères marin |
Suivi – mammifères marins À la section 8 de l'étude d'impact, le promoteur propose de participer à un « comité formé sur le bruit de la navigation ». Il est difficile d'analyser la pertinence de ce comité dans le cadre d'un suivi des effets du projet sur les mammifères marins. Les programmes de suivi servent à vérifier le degré d'exactitude de l'évaluation ou pour dissiper l'incertitude entourant l'efficacité des mesures d'atténuation associées à certains effets. |
Le promoteur doit:
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ACEE 113 |
Lignes directrices, Partie 2, section 8 Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (août, 2016) |
Ensemble des enjeux |
Programme de suivi et de surveillance Le tableau 12 (p.42) des Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (WSP, 2016) présente les éléments nécessitant un programme de suivi. |
Le promoteur doit:
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Oiseaux et espèces en péril |
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ACEE 114 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, section 6.1.6, section 6.3.3 Étude d'impact, section 8.7.4 Annexe L-2 Sectoriel 5 |
Oiseaux et leur habitat |
Oiseaux migrateurs – analyse des effets Selon le promoteur, l'abondance et la distribution des espèces observées (omniprésence des espèces observées et habitats non limitatifs) font qu'il n'y aurait aucun effet négatif important d'anticipé sur les oiseaux migrateurs. Le promoteur aurait toutefois dû retenir les oiseaux migrateurs comme composante valorisée de l'environnement (CVE) comme demandé dans les lignes directrices (section 6.3.3), plus particulièrement les espèces potentiellement présentes dans la zone d'étude et listées à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril soient: la paruline du Canada, le quiscale rouilleux et le garrot d'Islande. Le promoteur indique à la section 8.7.4 de l'étude d'impact que « Les infrastructures temporaires sont les surfaces qui seront revégétalisées à la fin de la phase de construction, et qui par le fait même recréeront, dans une certaine mesure, un habitat pour la faune aviaire ». Or, l'information suivante est présentée dans la même section : « Le bruit, occasionné par la construction des infrastructures et la circulation sur le chantier, le ravitaillement et l'entretien de la machinerie, pourrait causer un évitement de certains secteurs bruyants, des changements dans le succès de reproduction de certaines espèces de même que des modifications en ce qui concerne la communication interspécifique ». Selon cette information, il est donc possible que la faune aviaire ne s'installe pas à nouveau dans les aires revégétalisées du site à la fin de la phase de construction. |
Le promoteur doit:
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ACEE |
Étude d'impact, section 8.7.3.2 |
Oiseaux et leur habitat |
Oiseaux et leur habitat Selon les informations présentées à la section 8.7.3.2 de l'étude d'impact et dans l'étude sectorielle sur la faune aviaire, la zone d'inventaire des oiseaux terrestres a été limitée au côté est de la zone d'étude restreinte. Aucun inventaire n'a été réalisé au-delà de cette zone. Des points d'écoute auraient dû être également positionnés dans le secteur ouest de la zone. Les stations d'écoute de la figure 8 ne couvrent pas toute la zone d'étude restreinte du projet. Il serait pertinent d'installer des points d'écoute, notamment à proximité des lacs Neil et Brock et au sud de la zone d'étude restreinte où d'autres espèces d'intérêt pourraient être présentes. |
Le promoteur doit:
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ACEE 116 |
Étude d'impact, section 5.3, 8.2 |
Oiseaux et leur habitat |
Oiseaux migrateurs – calendrier des travaux À la page 5-7 de l'étude d'impact (section 5.3), il est indiqué que le calendrier de réalisation des travaux sera ajusté en fonction de la protection des phases critiques du cycle vital de la faune. Le promoteur indique que le déboisement se fera en dehors de la période de migration des oiseaux nicheurs nichant dans la zone du projet. Par ailleurs, cette période de migration n'est pas clairement définie dans l'étude d'impact, il n'est pas précisé si le déboisement pourrait s'effectuer au-delà de la période de migration automnale. De plus, si le déboisement a lieu après la migration printanière, il pourrait y avoir destruction de nids. Au chapitre 8 (p.8-201) de l'étude d'impact, la période de déboisement indiquée est du 1er mai au 15 août. Il est important de rappeler qu'en vertu du Règlement sur les oiseaux migrateurs (ROM), il est interdit de déranger ou de détruire un nid d'oiseau migrateur. Pour éviter toute confusion, le promoteur doit établir et définir clairement la période où le déboisement sera interdit tout en évaluant clairement les effets sur les oiseaux et leurs nids. |
Le promoteur doit:
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ACEE 117 |
Étude d'impact, section 8.7.5, annexe D |
Espèce en péril |
Espèce en péril – Paruline du Canada À la section 8.7.5 (p.8-193) de l'étude d'impact, il est mentionné que « Les oiseaux migrateurs, suite à la perte d'habitat, pourront nicher à proximité puisque l'on retrouve de larges massifs forestiers contigus, d'autant plus que les habitats ne sont généralement pas saturés ». Toutefois, le promoteur ne précise pas sur quelle base il peut affirmer que les habitats ne sont généralement pas saturés. Le même argument est aussi présenté pour la paruline du Canada au 4e paragraphe de la même page. Le promoteur doit prendre en considération que cette espèce est territoriale en période de reproduction et que son domaine vital est d'environ 1 ha. Voir le programme de rétablissement de l'espèce: (http://www.sararegistry.gc.ca/virtual_sara/files/plans/rs_canada%20warbler_f_propos ed.pdf). Le projet pourrait causer une perte nette d'habitat et ainsi une perte de potentiel de nidification et de reproduction pour la paruline du Canada, notamment par le déboisement. Or, aucune mesure de compensation n'est proposée sur la base de l'hypothèse qu'il n'y a pas de limite à l'établissement des individus touchés dans les sites potentiels adjacents. Considérant les informations fournies au paragraphe précédent, cette affirmation ne semble pas bien appuyée. La carte 3-1 et les plans de l'annexe D de l'étude d'impact illustrent également des superficies de déboisement au-delà des limites d'emprise des différentes composantes du projet. Tout déboisement non nécessaire doit être évité, d'autant plus que le site est propice à la nidification de la paruline du Canada, une espèce menacée en vertu de la Loi sur les espèces en péril. |
Le promoteur doit:
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ACEE 118 |
Étude d'impact, section 8.7.4.6 |
Espèce en péril |
Espèce en péril – Martinet ramoneur À la section 8.7.4.6 de l'étude d'impact (p.8-181), il est indiqué que le martinet ramoneur est présent dans les habitats urbains et périurbains et utilise les cheminées comme site de nidification et de dortoirs. L'étude d'impact ne précise pas que le martinet niche également dans les arbres creux et que sa présence dans les structures anthropiques est probablement liée à la perte de site de nidification naturel. Ainsi, selon l'étude d'impact, la nidification du martinet ramoneur est jugée peu probable dans la zone d'influence du projet. Pourtant, au tableau 8-1, à la page 8-7 et à la carte 8-1 (page 8-9), il y aurait présence de forêt mature couvrant 63,3 % de la zone d'étude restreinte qui pourrait fournir des habitats de nidification au martinet ramoneur. |
Le promoteur doit revoir son analyse des effets potentiels du projet sur le martinet ramoneur en appuyant ses affirmations sur le potentiel de nidification du martinet ramoneur sur une revue de littérature . |
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ACEE 119 |
Étude d'impact, tableau 8-35 et carte 8-9 |
Espèces en péril |
Espèce en péril – Pygargue à tête blanche Au tableau 8-35 de l'étude d'impact, il est mentionné qu'un pygargue à tête blanche considéré immature a été observé. À la carte 8-9, la mention est indiquée dans la légende avec « nidification ». |
Le promoteur doit:
Si tel est le cas, évaluer l'effet du bruit sur le pygargue à tête blanche en période de nidification pour les phases de construction et d'exploitation du projet et décrire les mesures d'atténuation qui seront mises en place pour atténuer ces effets. |
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ACEE 120 |
Étude d'impact, section 8.7 Carte 8-8, Carte 8-9 |
Espèces en péril |
Espèces à statut particulier – Cartographie des habitats potentiels L'étude d'impact ne présente pas une cartographie de tous les habitats potentiels de la zone d'étude pour les espèces en péril ou à statut particulier (fédérales et provinciales) pour permettre d'évaluer les effets du projet sur ces composantes valorisées, et ce, tant pour les espèces d'oiseaux, y compris les oiseaux migrateurs, de mammifères (terrestres ou marins), que végétales. Cette cartographie serait également utile pour le programme de surveillance du chantier afin d'identifier, sur le terrain, les endroits où les espèces en péril peuvent être rencontrées. |
Le promoteur doit:
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ACEE 121 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, section 6.6.3 Étude d'impact, section 11.3 Réponses du promoteur à l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact (août 2016) |
Espèce en péril |
Espèces à statut particulier – Effets cumulatifs Le promoteur n'a retenu aucune des espèces en péril ou à statut particulier (fédérales et provinciales) pour l'analyse des effets cumulatifs puisqu'il n'anticipe aucun effet sur celles-ci, et ce, tant pour les espèces d'oiseaux, de mammifères (terrestres ou marins), que végétales. Le promoteur affirme dans son étude d'impact (page 11-3) que de manière générale, aucune des espèces de la liste des espèces en péril susceptibles d'être présentes dans le secteur du projet ne devrait subir d'effets directs et il estime que le projet n'induirait aucun effet cumulatif sur l'une ou l'autre des espèces listées comme étant en péril. L'Agence considère que l'analyse des effets cumulatifs est incomplète. |
Le promoteur doit présenter une analyse des effets cumulatifs du projet sur les espèces en péril ou à statut particulier (fédérales et provinciales) présentes et potentiellement présentes dans la zone du projet, et ce, en considérant la cartographie des habitats potentiels. Cette analyse doit inclure la description des mesures d'atténuation proposées pour réduire les effets cumulatifs et une justification des conclusions quant à l'importance de ces effets. |
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ACEE 122 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, section 8. Programme de surveillance (8.1) et de suivi (8.2) Étude d'impact section 8.7.4.6 , 8.7.8 , 8.8.8, Annexe L-2, Étude sectorielle 5 Rapport complémentaire faune aviaire WSP, Mai 2016 Renseignements et clarification, WSP, août 2016 Pages 41-43 |
Espèce en péril |
Programme de surveillance et de suivi des espèces en péril Deux espèces listées à l'Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril ont été observées lors des inventaires:
L'ensemble de la zone d'étude est considérée par le promoteur comme un habitat potentiel pour la Paruline du Canada et le Quiscale rouilleux. Le promoteur affirme aussi qu'aucun effet négatif important n'est anticipé, étant donné la disponibilité d'habitat et l'abondance de ces espèces dans la zone d'influence du projet et dans la zone d'étude régionale. Toutefois, étant donné le statut de ces espèces, Environnement et Changement climatique Canada considère qu'un programme de surveillance et un programme de suivi est requis pour ces espèces, de même que pour toutes les espèces en péril. Avant le début des travaux, un programme de surveillance devrait inclure la mise en place de stations de référence (installées en périphérie de la zone des travaux et assurant la représentativité de la zone d'étude restreinte) qui permettra de suivre l'évolution des espèces en péril ou à statut particulier (fédérales et provinciales) pendant la réalisation du projet. Une cartographie localisant ces stations devrait également faire partie du programme de suivi. Le but du programme de suivi est de documenter l'évolution des espèces en péril ou à statut particulier (fédérales et provinciales), après les travaux, de valider l'application des mesures d'atténuation, de vérifier la pertinence de ces mesures et le cas échéant, d'apporter les correctifs nécessaires à l'atteinte des objectifs des mesures d'atténuation. |
Le promoteur doit:
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ACEE 123 |
Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (Août 2016), p. 29 |
Espèces en péril |
Autres composantes valorisées – chiroptères Aucun inventaire des chiroptères n'a été réalisé dans le cadre de l'étude d'impact. Malgré les informations complémentaires basée sur la littérature fournies dans les Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental, les experts d'Environnement et Changement climatique Canada ont besoin d'informations supplémentaires quant à la présence de chiroptères dans la zone d'influence du projet afin d'analyser adéquatement les effets du projet et les mesures d'atténuation requises. Les inventaires doivent être faits de manière à pouvoir récolter des informations sur la présence de pouponnières, d'hibernaculum et de perchoirs. |
Le promoteur doit:
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ACEE 124 |
Étude d'impact environnemental Document complémentaire |
Espèce en péril |
Protocole de suivi pour les chiroptères Concernant le suivi de chiroptères décrit en page 31 des réponses du promoteur à l'Agence concernant la concordance de l'étude d'impact (août 2016), le promoteur doit prendre note que la vitesse maximale pour ce type de suivi acoustique mobile est de 20 km/h tel que précisé dans le protocole d'inventaires acoustiques du Réseau québécois d'inventaires acoustiques de chauves-souris. |
Le promoteur doit confirmer qu'il se référera au protocole d'inventaires acoustiques du Réseau québécois d'inventaires acoustiques de chauves-souris et qu'il tiendra compte de la limite de 20 km/h dans son programme de suivi. |
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Faune terrestre |
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ACEE 125 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.3.5. Étude d'impact, Annexe D-7, section 8.8 |
Faune terrestre |
Autres composantes valorisées - faune terrestre À l'Annexe D-7, le calendrier prévisionnel de l'année de réalisation des travaux est fourni sans précision des mois de l'année où ces travaux seraient effectués. Il n'est donc pas possible de valider quelles activités seront les plus susceptibles d'entrer en conflit avec les périodes sensibles pour certaines espèces ou les périodes de restriction des travaux pour la protection de la faune terrestre. La section 8.8 décrit les conditions existantes pour les différentes espèces de la faune terrestre, incluant les périodes sensibles et de restrictions des travaux, le cas échéant. |
Le promoteur doit:
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ACEE 126 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.3.5. Étude d'impact, section 8.8 |
Faune terrestre |
Autres composantes valorisées - faune terrestre À la section 8.8.3, l'étude d'impact fait mention d'un inventaire terrain en septembre 2015 (p.8-209) visant entre autres les signes de présence de la petite et la grande faune. Toutefois le type d'inventaire n'est pas précisé, ce qui ne permet pas de valider si ce dernier était adéquat pour déterminer la présence de faune terrestre. |
Le promoteur doit préciser le type d'inventaire réalisé pour la petite et la grande faune (comment les signes de présence ont été relevé) et quelles autres méthodes ont été utilisées lors de cet inventaire réalisé pour déterminer la présence de faune terrestre. |
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ACEE 127 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, 6.3.5. Étude d'impact, section 8.8 |
Faune terrestre |
Autres composantes valorisées - faune terrestre À la section 8.8.5.2, l'hypothèse émise par le promoteur que la petite faune et les micromammifères vont retrouver un habitat à proximité ne tient pas compte du fait que cet habitat est peut-être déjà utilisé et non disponible. Par ailleurs, compte tenu du domaine vital de ces espèces, il s'agit d'une perte nette d'habitat. |
Le promoteur doit préciser si des mesures d'atténuation sont prévues pour la perte d'habitat de la petite faune et des micromammifères. Dans l'affirmative, le promoteur doit décrire ces mesures d'atténuation et les effets environnementaux résiduels réels. Alternativement, le promoteur doit fournir une justification de l'absence de mesures d'atténuation. |
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ACEE 128 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, 6.3.5. Étude d'impact, section 8.8.4.1 |
Faune terrestre |
Autres composantes valorisées - faune terrestre À la page 8-213, des données de récolte pour l'ours noir sont présentées basées sur le plan de gestion de l'ours noir 2006-2013. Le promoteur doit ajouter les informations récentes à l'étude d'impact. Les données des dernières années sont disponibles sur le site du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP). (http://mffp.gouv.qc.ca/faune/statistiques/chasse-piegeage.jsp). En 2015, il s'est récolté à la chasse et au piégeage 814 ours, 590 en 2014, 625 en 2013 et 568 en 2012. |
Le promoteur doit:
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Peuples autochtones |
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ACEE 129 |
Étude d'impact, section 9.5.4.1 |
Peuple Autochtone |
Utilisation du territoire et des ressources par les Premières Nations – analyse des effets Les Premières Nations d'Essipit, Mashteuiatsh et Pessamit ont noté des imprécisions dans certains passages de la section 9.5.4.1 de l'étude d'impact sous le titre « Période avant contact » Page 9-12: Page 9-12: « Donc avant l'arrivée des Européens [.] (.de différentes nations) à des régions nordiques plus septentrionales, dont la Baie d'Hudson » «Ce trajet reconnu aujourd'hui comme l'une des principales la route s des fourrures» Également sous le titre « Période des premiers contacts » (Erreur provenant de l'étude de potentiel archéologique p.37) Page 9-13: « Page 9-14: «...18e siècle, deux itinéraires de portages, qui permettraient de rejoindre à partir du Saguenay. Le premier portage traverserait. (site du terminal). Le deuxième portage traverserait également la zone d'étude locale à partir d'une petite baie située entre l'Anse à Pelletier et le Cap à l'Est et rejoindrait également la rivière Ste-Margerite. Les tracés de ces deux portages sont présentés dans l'étude archéologique (figure 13 et 14 de l'annexe M) Les Premières Nations d'Essipit, Mashteuiatsh et Pessamit soulignent que le texte suivant de la page 9-14: « Aucun site d'occupation n'a été identifié dans la zone d'étude élargie et l'information sur les ressources exploitées quand on s'y déplaçait est presque inexistante », aurait plutôt dû faire référence aux informations ci- dessous:
L'utilisation et l'occupation historique des Innus de la zone d'étude élargie comportent plus d'une centaine de références historiques, tant au niveau de la toponymie que des portages, des sites de chasse ou des sites d'occupation. Le promoteur doit considérer la définition du terme « usage courant », tel que décrit dans le document suivant: « Orientations techniques pour l'évaluation de l'usage courant des terres et des ressources à des fins traditionnelles en vertu de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (2012) ». L'« usage courant » comprend les usages par les peuples autochtones qui se font activement au moment de l'évaluation environnementale et les usages qui se feront probablement dans un avenir raisonnablement rapproché pour autant qu'ils offrent une continuité avec les pratiques traditionnelles, les traditions ou les coutumes. Le promoteur doit également considérer les usages qui pourraient avoir cessé en raison de facteurs externes, si l'on peut raisonnablement s'attendre à ce qu'ils reprennent une fois les conditions changées. |
Le promoteur doit:
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ACEE 130 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.1.8 Étude d'impact, section 4.4, Annexe H |
Peuple Autochtone |
Patrimoine archéologique À l'Annexe H, l'étude d'impact environnemental indique que si des vestiges d'intérêt historique ou archéologique étaient découverts au cours des travaux, des mesures seraient mise en place afin de protéger le site. À la section 4.4, le Tableau 4-1 résume les principales préoccupations des Premières Nations. Il est indiqué que si des fouilles s'organisent, ces dernières souhaitent que la main d'œuvre autochtone soit intégrée. |
Le promoteur doit confirmer qu'il s'engage à répondre à la demande réitérée par les Premières Nations, de leur intérêt et volonté de collaborer et de participer à d'éventuels travaux sur le site à haut potentiel archéologique qu'elles ont identifié ou en cas de découverte d'autres sites. |
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ACEE 131 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, 6.2.2 Étude d'impact, section 7.5.5 |
Peuple Autochtone |
Nourriture traditionnelle Tel qu'indiqué à la section 6.2.2 des lignes directrices, « les effets, sur la contamination du milieu, par la remise en suspension des sédiments contaminés » devaient être considérés. À la plage 10-53 de l'étude d'impact environnemental, il est indiqué que des activités de pêches ont lieu à proximité du projet et des préoccupations ont été émises par les Autochtones quant au risque de contamination de l'environnement suite à la remise en suspension des sédiments contaminés. Au chapitre 7 de l'étude d'impact environnemental (p.7-2; 7-34; 7-69; 7-120), le promoteur mentionne les mesures qui seront prises afin de limiter la remise en suspension des sédiments contaminés: « Les matériaux tout-venant seront déposés délicatement sur le fond à l'aide de la pelle mécanique, lorsque possible, ainsi que d'une grue pour les parties d'enrochement les plus éloignées. L'ouverture de la benne preneuse ne doit pas se faire à plus de 1,0 m du fond. Les mouvements de la benne doivent être effectués en douceur afin de limiter la remise en suspension de sédiments.» |
Le promoteur doit:
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Usage courant (autre qu'Autochtone) |
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ACEE 132 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.1.9 Étude d'impact, sections 1.4.3, 2.2.1.4 , 10.4, 10.4.4.2 , 10.4.5 , 10.6.4.2 , 11.5, Carte 10-2 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Usage courant (autre qu'Autochtone) – kayak et embarcations de plaisance Selon les lignes directrices, l'étude d'impact « comprendra au minimum une description des éléments suivants: « l'utilisation courante des terres dans la zone d'étude, y compris la chasse, la pêche récréative et commerciale, la trappe, la cueillette, les activités récréatives, l'utilisation de camps saisonniers, les pourvoiries ». L'étude d'impact indique « le kayak de mer demeure un loisir très prisé sur le Saguenay. Les amateurs et détenteurs de kayak de mer s'adonnent à cette activité et des excursions guidées sont offertes à partir de diverses localités ». L'étude d'impact spécifie que plusieurs circuits de kayak sur le Saguenay sont proposés par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ). De même, plusieurs sites de camping et de mise à l'eau sont disponibles de part et d'autres du Saguenay. Plus précisément, les Îles à Jalbert, situées près de la variante de choix de site « amont », sont très prisées pour les randonnées en kayak et plusieurs départs se font à partir du Cap Jaseux, de sorte que les kayakistes passent en face du site du projet de terminal maritime. La fréquentation de ces sites par les kayakistes implique que les parcours de canot-kayak doivent longer les rives de la rivière Saguenay en plusieurs endroits. Ainsi, la cartographie du parcours de canot-kayak illustré sur la carte 10-2 ne semble pas refléter la réalité. Les données présentées par le promoteur ne permettent pas à l'Agence de comprendre l'importance de la zone d'étude en termes de fréquentation par les kayakistes et les embarcations de plaisance et quels pourraient être les impacts du projet sur ces activités, notamment ceux liés à la modification du paysage et de l'augmentation de la navigation commerciale. |
Le promoteur doit:
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ACEE 133 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.1.9 Étude d'impact environnemental sections 10.4.4.2 , 10.4.5 , 10.4.7 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Usage courant (autre qu'Autochtone) – chasse Selon les lignes directrices, l'étude d'impact comprendra au minimum une description des éléments suivants: « l'utilisation courante des terres dans la zone d'étude, y compris la chasse, la pêche récréative et commerciale, la trappe, la cueillette, les activités récréatives, l'utilisation de camps saisonniers, les pourvoiries ». L'étude mentionne que « les principales activités de chasse qui sont pratiquées sur le territoire essentiellement privé de la zone d'étude locale sont la chasse à l'orignal et la chasse au petit gibier (gélinotte huppée et lièvre d'Amérique). » (EIE p. 10-35). À cet effet, deux miradors ont été observés à proximité du chemin projeté. Aussi, l'étude indique que la « chasse à l'orignal et la chasse à l'ours sont les seules permises dans cette zone » (EIE, p. 8-210). Dans la zone d'étude locale, une trentaine d'orignaux et huit ours auraient été abattus et/ou piégés entre 2010 et 2015 (EIE, p. 8-211; p. 8-213). Le promoteur estime que l'effet résiduel sur la grande faune sera moyen en phase de construction et en phase de démantèlement, tandis qu'il sera faible en phase d'exploitation. Ainsi, il juge que l'effet résiduel sur la grande faune est globalement non important. Dans le même ordre d'idée, il juge également que l'effet résiduel des perturbations des activités de chasse et de piégeage sera très faible et non important en phase de construction, d'exploitation et d'entretien. L'ampleur de l'effet serait faible, l'étendue ponctuelle, la durée courte et la probabilité d'occurrence moyenne. Toutefois, il indique que le bruit durant la construction pourrait entraîner le déplacement des animaux vers des milieux favorables en périphérie ce qui pourrait « exiger une adaptation temporaire de la part des chasseurs et des trappeurs en les obligeant à se déplacer vers d'autres aires de chasse et de trappe ». Aussi, il spécifie que le déplacement des chasseurs pourrait être compliqué « compte tenu que le territoire est difficile d'accès (tenure privée, réseau routier très peu développé, pentes fortes) ». Considérant que des chasseurs devront possiblement quitter leur aire de chasse habituelle en lien avec le bruit qui nuirait à leurs efforts de chasse, l'Agence souhaite que le promoteur décrive davantage son évaluation des effets du projet sur la chasse dans la portion de la zone d'étude locale située sur la rive nord de la rivière Saguenay. |
Le promoteur doit:
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ACEE 134 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.1.9, 8.8.6 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Usage courant (autre qu'Autochtone) – chasse À la section 8.8.5.1, il est indiqué qu'en phase de construction, « les risques de collision, quoique peu probables, pourraient aussi avoir lieu puisque certaines espèces peuvent demeurer près des chantiers.». En phase d'exploitation et d'entretien, « les risques de collision seront omniprésents puisque certains espèces, notamment l'orignal, peuvent demeurer dans les milieux environnants lorsque les habitats de l'espèce sont de bonnes qualités. » (EIE p.8-227). Pour réduire ces risques sur le chemin d'accès au site, il est mentionné que des mesures d'atténuation seront mises en place notamment pour le contrôle de la vitesse des véhicules et qu'un contrôle devra être assuré» (EIE p. 8-241). |
Le promoteur doit:
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ACEE 135 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.1.9 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Usage courant (autre qu'Autochtone) – cueillette L'étude d'impact ne fait mention d'aucune information concernant les activités de cueillette allochtone dans la zone d'étude locale telle que demandé à la section 6.1.9 des lignes directrices. |
Le promoteur doit:
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ACEE 136 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.1.9 Étude d'impact environnemental, section 8.5.4.5 , 10.4.4.2 , 10.4.4.7 , 10.5 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Usage courant (autre qu'Autochtone) – pêche L'étude indique qu'« en hiver, la pêche sportive hivernale aux poissons de fond s'avère une activité récréotouristique très importante pour la région, tant pour des aspects culturels qu'économiques » (EIE p.10-32). L'étude mentionne que la pêche estivale et hivernale est pratiquée à proximité du site. Notamment, des cabanes de pêche blanche sont recensées à la hauteur de l'Anse à Pelletier et à l'est des Îles à Jalbert. L'étude indique également que le couvert de glace sera modifié dans la zone du site: |
Le promoteur doit:
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ACEE 137 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.1.9 Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (Août 2016), p.28 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Usage courant (autre qu'Autochtone) – pêche Dans la réponse du promoteur à la question « Fournir un examen de la corrélation entre les périodes de construction et les périodes importantes de pêche pour les espèces marines, anadromes et d'eau douce, et tout impact potentiel attribuable à des périodes de chevauchement. » (page 28), les dates précisées sont erronées en ce qui concerne la période de pêche aux poissons de fond de la zone 4T de la portion du fjord du Saguenay. De plus, les périodes de pêche aux poissons d'eau douce, anadromes et catadromes dans la portion du Saguenay n'étaient pas précisées dans la réponse du promoteur. Enfin, le promoteur doit tenir compte des périodes de pêche récréative hivernale du sébaste atlantique (espèce en voie de disparition selon le COSEPAC et aucun statut selon la Loi sur les espèces en péril). Des juvéniles de sébaste atlantique ont été observés sur le site lors des relevés de terrain. |
Le promoteur doit:
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ACEE 138 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.1.9 Étude d'impact, section 10.4.4.3 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Usage courant (autre qu'Autochtone) – Activités d'agrotourisme À la section 10.4.4.3 de l'étude d'impact, les activités et services offerts par les sites et établissements d'hébergement touristique de la zone d'étude sont décrits. Des activités d'agrotourisme y sont notamment recensées. Des préoccupations du public ont été émises quant aux effets du projet sur la pérennité des activités d'agrotourisme et le développement de celles-ci. Toutefois, aucune description des activités d'agrotourisme n'est décrite dans l'étude d'impact environnemental permettant d'évaluer les effets du projet sur celles-ci. |
Le promoteur doit:
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ACEE 139 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.1.9 Étude d'impact, sections 1.4.3, 5.1 , 7.13.5.3,10.4 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Usage courant (autre qu'Autochtone) – Effet socio-économique activités récréatives À la section 5.2, des préoccupations ont été émises par le public concernant l'effet du projet de Terminal sur les activités récréotouristiques, notamment pour la Pourvoirie du Cap au Leste, située à environ 3 km au sud-est du site du projet et le Parc Aventures Cap Jaseux, situé à plus de 7 km à l'ouest du terminal maritime projeté. Aux pages 10-66 et 10-67 de l'étude, il est mentionné que le promoteur pourrait inclure, à son programme de suivi environnemental, un suivi des effets de la présence et de l'exploitation du terminal maritime sur la Pourvoirie du Cap au Leste et sur le Parc Aventures Cap Jaseux et un suivi des retombées économiques du projet sur ces activités aux différentes phases du projet. |
Le promoteur doit s'engager à réaliser un suivi des effets de la présence et de l'exploitation du terminal maritime sur la Pourvoirie du Cap au Leste et sur le Parc Aventures Cap Jaseux ou justifier pourquoi il n'est pas en mesure de s'engager à effectuer un tel programme de suivi sur ces activités à ce moment-ci. |
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Paysage |
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ACEE 140 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.3.5 Étude d'impact, section10.6 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Paysage – simulations et végétalisation À la section 10.6, les simulations visuelles présentées dans l'étude d'impact ont été réalisées à partir d'une maquette. Les simulations ont également été réalisées en période estivale. L'Agence est d'avis que l'effet visuel réel de l'alignement d'arbres plantés à un espacement de 5,5 mètres à la base de la paroi est surestimé dans les simulations visuelles, car rien ne garantit la bonne reprise et la pérennité de ces plantations. Certaines avenues pourraient être explorées pour bonifier cette mesure d'atténuation. Par exemple, une plantation sur une plus large bande, environ 30 mètres, pourrait être évaluée pour la zone de l'aire de travail du quai. Une plus grande variété dans la sélection des végétaux permettrait d'augmenter le taux de bonne reprise des plantations. |
Le promoteur doit:
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ACEE 141 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.3.5 Étude d'impact environnemental, section10.6, chapitre 11 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Paysage – variantes d'excavation et mesures d'atténuations Au chapitre 11, le promoteur exclut le paysage comme étant une composante valorisée retenue. Cette conclusion tirée par le promoteur se base sur le fait que l'aspect visuel de la qualité du paysage sera modifié pour les résidents vivants à proximité du projet, mais que ce n'est pas la résultante globale pour l'ensemble de la zone d'étude locale. Il n'en reste pas moins que les unités de paysage R2 et R3 (incluant les plaisanciers et navires de croisière) sont fortement touchées par les effets résiduels de la phase de construction ainsi que par ceux de la phase d'exploitation et d'entretien si les mesures PAY3 et PAY4 ne s'avéraient pas aussi performantes que peuvent le laisser croire les simulations visuelles présentées dans l'étude d'impact. En effet, le promoteur indique qu' «il existe une certaine incertitude au fait que les aspects visuels de ces nouveaux projets ne sont pas connus. (EIE p.11-4).» La section 10.6 de l'étude d'impact présente l'environnement visuel du projet et les effets sur le paysage. Il est notamment précisé que la qualité des paysages du fjord du Saguenay est de notoriété provinciale, voire même nationale et internationale, que le fjord du Saguenay correspond à un monument naturel constitué par des formations physiques et biologiques et que des efforts sont actuellement déployés pour inscrire le fjord du Saguenay comme site du patrimoine mondial de l'UNESCO. Or, l'excavation dans la falaise prévue derrière le quai constituera une modification majeure du paysage et une cicatrice irréversible advenant la cessation des activités du port. Cet aspect du projet semble incompatible avec les objectifs de protection de la qualité esthétique des paysages du fjord du Saguenay. Le promoteur n'a pas présenté d'options alternatives du patron d'excavation, telle qu'une excavation en palier ou de type escalier, qui permettrait une végétalisation sur les paliers. Le promoteur doit revoir l'intégration de son projet dans le paysage du Saguenay et présenter des modifications et des mesures d'atténuation supplémentaires pour minimiser l'effet sur le paysage. Le promoteur doit notamment prendre connaissance des documents cités ci-dessous et décrire comment les éléments présentés dans ces documents sont tenus en compte dans le cadre du projet:
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Le promoteur doit:
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ACEE 142 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.3.5, Annexe H Étude d'impact, section 10.6.8 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Paysage – suivi À la section 10.6.8, le promoteur mentionne:" Une prise de photo, cinq ans après la fin des travaux, permettra de comparer les effets visuels réels sur le paysage à ceux anticipés d'après les simulations visuelles réalisées et de valider l'efficacité des mesures d'atténuation mises en place et les efforts d'intégration. Des correctifs pourraient être apportés, s'il y a lieu. " Les avenues envisagées dans le cas où les mesures d'atténuation PAY2, PAY3 et PAY4 ne donnent pas les résultats escomptés ne sont pas mentionnées. La végétalisation à l'aide d'ensemencement hydraulique de type H1 et H3 et les plantations n'offrent pas de garantie de résultat. À l'Annexe H, l'étude d'impact environnemental indique que les structures sur le site du terminal seront de couleur neutre et de fini mat pour s'harmoniser avec le milieu naturel et réduire leur empreinte visuelle. Des préoccupations du public ont été émises quant au maintien de cette mesure dans le temps (dégradation de la peinture, entretien). |
Le promoteur doit:
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Accidents et défaillances |
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ACEE 143 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 6.6.2 Étude d'impact, section 1.6, 3.4 , 3.6 |
Poisson et son habitat; Faune et flore terrestre; Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Accidents et défaillances L'étude d'impact (p. 3-24) ne précise pas si le projet comprendra des activités de soutage. La section 3.6 de l'étude d'impact présente les matières dangereuses et non- dangereuses résiduelles qui seront générées durant chacune des phases du projet. Il est mentionné que seule la manipulation des produits finis à mettre sur les convoyeurs et dans les navires peuvent générer des sols contaminés (Page 3-27, section 3.6.2). Des activités de dynamitage sont prévues durant les travaux de construction. À la page 1-23 de son étude d'impact, le promoteur mentionne que ce projet requerra une licence de poudrière et de stockage d'explosifs (Magazine Licence) émise par Ressources naturelles Canada (RNCan), et devra répondre aux standards Quantité- Distances et lignes directrices de RNCan. Toutefois, l'étude d'impact ne présente que peu d'information sur cette activité. Afin de pouvoir évaluer les effets des accidents ou des défaillances, il est nécessaire de connaître les matières et les produits dangereux (tels les explosifs, carburants, etc.) qui seront utilisés ou entreposés durant chacune des phases du projet. |
Le promoteur doit:
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ACEE 144 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 6.6.2 Étude d'impact, chapitre 13, section 13.7.1 , annexe H, chapitre 16 Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (août 2016), p. 35-37 |
Poisson et son habitat |
Accidents et défaillances – scénarios en milieu marin L'Agence est d'avis que l'étude d'impact ne contient pas suffisamment de renseignements sur les effets environnementaux potentiels qui pourraient résulter d'accidents et de défaillances en lien avec les scénarios possible en milieu marin et sur les mesures spécifiques permettant de réduire ces effets. De plus, le promoteur n'a pas présenté quels pourraient être les risques d'accidents et défaillances liés aux autres utilisateurs potentiels du terminal. Les lignes directrices demandent également au promoteur de décrire les mesures de protection établies pour se protéger contre des tels évènements ainsi que les procédures d'intervention d'urgence en place. Les lignes directrices pour la préparation de l'étude d'impact indiquent: « En tenant compte de la durée de vie des différentes composantes du projet, le promoteur devra déterminer la probabilité d'accidents et de défaillances possibles liés au projet, y compris donner une explication de la façon dont ces évènements ont été définis, de leurs conséquences possible (incluant les effets environnementaux définis à l'article 5 de la Loi canadienne d'évaluation environnementale (LCEE 2012), des pires scénarios crédibles et des effets de ces scénarios ». Les lignes directrices précisent également que le promoteur doit définir l'ampleur des accidents ou défaillance (quantité, mécanisme, forme caractéristique des contaminants) qui risquent d'entraîner un effet environnemental négatif aux termes de l'article 5 de la LCEE 2012. Les mesures de protection et procédures d'intervention d'urgence doivent également être décrites. Le promoteur présente la structure du plan de mesure d'urgence et ses principaux éléments à la section 13.7.1 de l'étude d'impact. Dans le document de Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (p. 35 à 37), le promoteur a présenté succinctement les pires scénarios et a fourni une évaluation de la probabilité des principaux types d'accidents et défaillances. Cependant, aucune description détaillée des conséquences possibles n'est présenté, notamment sur les éléments de l'article 5 de la LCEE 2012. Le promoteur précise que les accidents et défaillances les plus préoccupants sont ceux pouvant se produire dans le milieu marin. La description des conséquences est générique et insuffisante. En effectuant la détermination des dangers et l'évaluation des risques, il importe de tenir compte des facteurs de contribution et/ou de complication. Ces facteurs pourraient poser un risque involontaire ou imprévu pour une installation ou un processus, et ils pourraient englober des dangers externes, comme des phénomènes météorologiques violents ou d'autres dangers physiques qui pourraient nuire à l'intégrité de l'infrastructure ou des activités du projet. Le promoteur réfère à l'Annexe H de l'étude d'impact pour la prévention des accidents en phase de construction et de démantèlement et au chapitre 16 (SGE) pour la phase d'exploitation, mais les mesures d'atténuation ne sont pas clairement identifiées. On parle de mesures de confinement à quelques reprises sans les définir. L'Agence est d'avis que les informations présentées dans la section 13.7.1 de l'étude d'impact ne sont pas suffisantes. L'Administration de pilotage des Laurentide note que la présence obligatoire de pilote à bord des navires peut être considérée comme une mesure d'atténuation des risques d'accidents et défaillances. |
Le promoteur doit:
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ACEE 145 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 6.6.2 Étude d'impact, section 13.3.2.2 |
Ensemble des enjeux |
Accidents et défaillances – scénarios en milieu terrestre Le promoteur n'a pas évalué les risques d'accidents et défaillances qui pourraient résulter des activités potentielles des futurs utilisateurs du terminal. Le promoteur indique (à la page 13-9 de l'étude d'impact) que le concentré d'apatite pourrait occasionner l'émission de fumée toxique lors d'un incendie et que cette fumée pourrait occasionner des effets sur la santé des travailleurs qui y seraient exposés. Le risque lié aux accidents de la route mettant en cause des matières dangereuses (identifié à la page 13-2) lors d'un transport vers et en provenance du site pour la phase de construction et de démantèlement n'a pas été décrit et évalué. Seule la probabilité d'occurrence a été traitée (section 6.6.2 du document EIE – Renseignements et clarifications pour la concordance page 36). |
Le promoteur doit:
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ACEE 146 |
Étude d'impact, section 13.3, 13.4 Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact environnemental (août 2016) |
Ensemble des enjeux |
Accidents et défaillances – mesures d'urgences Un aperçu de l'analyse des risques a été fourni par le promoteur à titre de renseignement général. L'analyse est divisée en deux grandes sections soit: 13.3 accidents et défaillances en milieu terrestre (page 13-2) 13.4 accidents et défaillances en milieu marin (page 13-11) À la section 13.7 de l'étude d'impact, le promoteur indique: « Une analyse de risque détaillée qualitative et quantitative sera réalisée lors de l'élaboration du PMU. ». Il présente une description sommaire et générique ce que pourra contenir le plan de mesure d'urgence (PMU). Les informations présentées à la section 13.7 de l'étude d'impact ne sont pas suffisantes pour valider si le promoteur mettra en place les mesures appropriées en cas d'accidents et défaillances. Sans soumettre un plan de mesures d'urgence (PMU) complet, le promoteur doit soumettre les informations listées ci-contre dans le cadre du processus d'évaluation environnementale. L'Agence comprend que le document du PMU est considéré comme un document confidentiel par l'Administration portuaire du Saguenay puisqu'il contient des informations sensibles liées aux infrastructures. L'Agence n'exige donc pas que le PMU soit déposé dans le cadre de l'évaluation environnementale et soit ainsi rendu public. Toutefois, il est important que les informations contenues dans le PMU qui sont pertinentes à l'évaluation environnementale du projet soient présentées pour examen, notamment:
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Le promoteur doit détailler les mesures d'urgences qu'il prévoit mettre en place, notamment:
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ACEE 147 |
Étude d'impact, section 12.1, 12.7 , Chapitre 13, Page 13-1 |
Poisson et son habitat |
Accidents et défaillances – cartographie de la sensibilité environnementale du milieu marin Les zones écosensibles adjacentes au projet de terminal maritime ont fait l'objet d'un relevé et d'une cartographie. Environnement et Changement climatique Canada s'interroge toutefois sur la prise en compte de ces renseignements dans l'évaluation des effets potentiels des accidents et défaillances faite par le promoteur et pour orienter les mesures d'intervention d'urgence en cas de déversement. Comme le projet sera situé près d'environnements marins sensibles, la segmentation et la classification des rives sont également recommandées. L'approche cartographique de la Technique d'évaluation pour la restauration des rives (TERR*) est recommandée à titre d'activités de préparation, car elle fournira les renseignements essentiels pour orienter une intervention et des efforts de restauration efficaces en cas de déversement dans un milieu marin, minimisant ainsi les conséquences environnementales et les coûts des travaux de restauration connexes. *La technique d'évaluation pour la restauration des rives (TERR) est notamment décrite dans le Guide pratique d'intervention en cas de déversement d'hydrocarbure sur les rives en milieu marin (Environnement Canada, 2014). |
Le promoteur doit:
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ACEE 148 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2 section 6.6.1 Étude d'impact, section 14.2.2.1 |
Poisson et son habitat |
Effets de l'environnement sur le projet – accostage et appareillage Selon les lignes directrices de l'étude d'impact, le promoteur doit fournir des détails sur les stratégies de planification, de conception et de construction visant à réduire au minimum les effets environnementaux potentiels de l'environnement sur le projet. L'étude d'impact du promoteur ne présente pas d'évaluation de risque en matière d'accostage et d'appareillage pour tenir compte des risques liés aux conditions de vagues, de marée et de vents pouvant prévaloir au site du projet. De plus, le promoteur mentionne au chapitre 14.2.2.1, que dans un horizon à court et moyen termes, les prévisions relatives aux pluies diluviennes associées aux tempêtes attendues, aux vents violents et aux vagues extrêmes peuvent être considérées comme faisant partie de la variabilité naturelle du climat pour lesquelles les infrastructures seront conçues. Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques, note que cette affirmation semble en contradiction avec le Consortium Ouranos, qui prédit une augmentation de la fréquence et de l'intensité des tempêtes et des quantités de précipitations. |
Le promoteur doit:
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Mesures d'atténuation (général) |
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ACEE 149 |
Lignes directrices de l'étude d'impact, Partie 2, section 6.4 Étude d'impact, Annexe H |
Ensemble des enjeux |
Mesures d'atténuation – général À plusieurs reprises, dans l'énumération des mesures d'atténuation, le promoteur utilise en début de phrase des énoncés peu contraignants tel que: « Dans la mesure du possible ». Cette formulation laisse un doute sur l'intention du promoteur de mettre en œuvre ces mesures. À la mesure G2, il est indiqué que: « Dans la mesure du possible, sans retarder l'échéancier de construction, les travaux doivent respecter les périodes de restriction liées à la faune aviaire, aquatique, terrestre et à l'herpétofaune ». Les périodes sensibles diffèrent selon les groupes d'espèces, mais il doit y avoir des restrictions, en particulier pour les espèces menacées et les espèces plus sensibles, soit pour le déboisement et les périodes de production de bruits, dont les bruits subaquatiques. L'imprécision sur les périodes sensibles diffère de certains engagements signifiés dans l'étude d'impact en ce qui a trait à la faune aviaire et aux chiroptères pour le déboisement (mesure D3). |
Le promoteur doit:
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Suivi (général) |
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ACEE 150 |
Renseignements et clarifications demandés par l'Agence pour la concordance de l'étude d'impact (août 2016), section 8.2 Étude d'impact, 16.4.1 |
Ensemble des enjeux |
Programmes de suivi Le tableau 12 (p. 42) des réponses du promoteur fournies à l'Agence en août 2016 liste les éléments nécessitant un programme de suivi. À la page 16-11 de l'étude d'impact, le promoteur propose d'effectuer un suivi de différents sujets, et ce, via un comité de suivi, qui devra être mis en place. Or, il importe de rappeler la distinction à faire entre un comité de suivi et un programme de suivi environnemental. Le comité de suivi, ou préférablement nommé « comité de relations avec le milieu » afin d'éviter toute ambiguïté, doit essentiellement viser à faciliter les échanges et la communication entre les différentes parties concernées et intéressées par un projet, et il ne doit pas servir à substituer la responsabilité du promoteur à élaborer et à réaliser un programme de suivi de toutes les composantes |
Le promoteur doit:
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ACEE 151 |
Milieu humain (autre qu'Autochtone) |
Comité de suivi – Anse à Pelletier Il a été soulevé, lors de la séance d'information publique, que les citoyens de l'Anse à Pelletier n'ont pas été rencontrés dans le cadre des consultations précédant l'élaboration de l'étude d'impact. De plus, aucun comité de suivi les impliquant n'est présenté dans l'étude d'impact. |
Le promoteur doit préciser comment les citoyens de l'Anse à Pelletier seront tenus informés des résultats des programmes de surveillance et de suivi et comment ils pourront faire part de leurs observations et préoccupations en lien avec les effets du projet au promoteur. |
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Navigation |
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Chapitre 12 – Navigation maritime sur le Saguenay La navigation dans le Saguenay est un enjeu important pour ce projet car il impliquera une augmentation du trafic maritime d'environ 60 navires par année, pour le seul client prévu actuellement pour le projet du terminal maritime en rive nord du Saguenay, soit la minière Arianne Phosphate. À la lecture du chapitre 12, de nombreuses questions ont été soulevées et plusieurs affirmations nécessiteraient d'être supportées par des références ou encore corrigées car elles sont erronées ou mal interprétées, ce qui rend difficile la compréhension des conclusions du promoteur sur les effets de la navigation dans le cadre du projet. Tel que mentionné dans les lignes directrices, la ministre ne prendra pas de décision en vertu de la LCEE 2012 pour établir si la navigation maritime associée au projet, mais qui échappe au contrôle du promoteur, est susceptible d'entraîner des effets environnementaux négatifs importants et aucune condition ne sera émise au promoteur à cet effet. Toutefois, la navigation maritime associée au projet qui échappe à la responsabilité et au contrôle du promoteur relève de la compétence du gouvernement fédéral. Ainsi, l'évaluation environnementale permettra au gouvernement fédéral de recueillir des renseignements sur les effets de l'accroissement de la navigation maritime associée au projet qui pourront être utilisés dans le cadre des programmes ou des activités relevant de la compétence fédérale. Considérant le nombre important de renseignements qui nécessite soit une validation ou encore une correction, l'Agence demande au promoteur de revoir et refaire une analyse plus complète du chapitre 12 dans sa totalité en s'assurant d'aborder le contexte de la navigation de façon juste et vérifiable. Le promoteur devra notamment considérer les éléments ci-dessous qui ont été soulevés par le comité d'experts, le public et les groupes autochtones pour lesquels il y a un besoin de précisions. |
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ACEE 152 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.1.1 , p 12-2 |
Navigation |
À la section 12.1.1, le promoteur indique que « l'accroissement du développement côtier peut côtoyer des habitats sensibles, tels les marais, les sites de fraie de l'éperlan arc-en-ciel et les aires de concentration d'oiseaux aquatiques (ACOA) situés en amont des infrastructures portuaires projetées, près de Saint-Fulgence (carte 12-2). » On note à la section 12.1.1 de l'étude d'impact (page 12-2), que cette caractérisation des aires de fraie ne s'est pas rendue en aval de St-Fulgence, il y a donc une lacune d'information à l'égard des aires de fraie des poissons de fourrage dans la zone autour du site du terminal proposé. Des données sur les sites de fraie ont été récoltées par Lesueur (2004)*. Pour ce qui est de l'observation de bélugas plus en amont, des observations ont été réalisées jusqu'à La Baie et jusqu'au pont de Chicoutimi (sources Parcs Canada et Réseau québécois d'urgence pour les mammifères marins). *Référence: Lesueur, C. 2003. Localisation des frayères à éperlans arc-en-ciel de la rivière Saguenay: Rapport de fin de projet (1995-2003). Rapport du Comité ZIP-Saguenay au ministère des Pêches et des Océans Canada, à la société de la faune et des parcs du Québec et au Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. 26 p. +annexe. |
Le promoteur doit mettre à jour la carte 12-2 en considérant les éléments suivants:
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ACEE 153 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.1.2 p. 12-12 |
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À la page 12-12, le promoteur mentionne: «À titre indicatif, le Parc marin Saguenay-Saint-Laurent (PMSSL) rapportait qu'en 2010, il y a eu près de 20 000 sorties pour les excursions en mer ». La dernière estimation dont Parcs Canada dispose, est de 13 073 sorties, de mai à octobre en 2007. |
Le promoteur doit préciser quelle est la source des informations qui sont citées et contacter Parcs Canada pour valider ces informations. |
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ACEE 154 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.1.2 p. 12-2 |
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À la section 12.1.2, le promoteur mentionne: « On estime à plus de 1 000 le nombre d'espèces animales et végétales présentes dans le Parc marin Saguenay-Saint- Laurent » Les données dont dispose Parcs Canada diffèrent de celles présentées par le promoteur. |
Le promoteur doit revoir cette affirmation et corriger le nombre d'espèces présentées en considérant les chiffres de Parcs Canada suivants:
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ACEE 155 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.1.2 p. 12-2 |
Navigation |
À la page 12-2, le promoteur mentionne que: « Le PMSSL abrite 13 espèces en péril désignées par le COSEPAC ou par le MDDELCC. » Les données dont dispose Parcs Canada (voir tableau à l'ANNEXE 1) diffèrent de celles présentées par le promoteur dans son étude d'impact. Selon le Plan d'action sur les espèces en péril dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (en cours d'approbation pour publication). Selon l'avis reçu de Parcs Canada, la situation du phoque commun dans le Saguenay préoccupe également les scientifiques du parc marin Saguenay–Saint-Laurent. |
Le promoteur doit corriger le nombre d'espèces en péril en fonction du tableau fournie par Parcs Canada à l'ANNEXE 1. |
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ACEE 156 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 p. 12-12 |
Navigation |
À la page 12-12, le promoteur mentionne que: « Sur le nombre total d'excusions réalisées annuellement, environ 90 % d'entre elles se déroulent jusqu'à environ 2 km en amont de l'embouchure et dans une bande de l'ordre de 5 km de largeur longeant la côte entre Tadoussac et Les Escoumins. L'autre 10 % des excursions sont réalisées le long du Saguenay avec un point de concentration d'activités dans le secteur de la baie Éternité. » Les experts de Parcs Canada se questionnent sur la source des chiffres relativement aux excursions qui sont réalisées annuellement dans les secteurs cités au paragraphe précédent. |
Le promoteur doit préciser la source de cette information et contacter Parcs Canada pour valider l'information. |
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ACEE 157 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 cartes 12-5, 12 -6, 12-7 |
Navigation |
Pour les cartes 12-5, 12-6 et 12-7 (et possiblement sur d'autres cartes): Dans la légende, l'aire de ralentissement à 10 nœuds est identifiée, mais le fait que cette mesure est volontaire n'est pas spécifié. La zone d'utilisation des bateaux d'excursion est trop petite et ne représente pas la réalité. De plus seule la zone d'excursion de croisière Essipit est spécifiée. |
Le promoteur doit:
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ACEE 158 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.4.2.2 p. 12-33 |
Navigation |
Au tableau 12-8 de la section 12.4.2.2, il y a une erreur relativement au site où il y a eu le naufrage d'un remorqueur, le 31 décembre 2007. Il est mentionné que le naufrage a eu lieu à « Port de Saguenay », alors qu'il a eu lieu au quai Powell. |
Le promoteur doit corriger cette information dans le tableau 12-8. |
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ACEE 159 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.4.2.2 p. 12-34 |
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Concernant les déversements enregistrés dans le Saguenay, le promoteur énumère une série d'événements qui ont conduit à des déversements de produits pétroliers. Les pages 12-33 et 12-34 présentent plusieurs informations erronées. Il est mentionné que le déversement le plus « considérable » est survenu au quai de Bagotville (Agélinas-Lepage) avec une quantité déversée de 325 litres. Selon le registre des interventions d'Urgence-Environnement du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques, ce déversement ne s'est pas produit au quai de Bagotville, mais près de celui-ci. De plus l'origine de ce déversement n'est pas mentionnée. Tel que mentionné dans la question précédente, le naufrage du remorqueur a eu lieu au quai Powell, non pas le 4 septembre 2009, mais le 31 décembre 2007. Selon les écrits journalistiques (Le Devoir, 5 janvier 2008), le remorqueur avait perdu environ 80 000 litres de diesel, dont une certaine quantité avait pu être récupérée. Les conclusions du promoteur quant aux effets des déversements qui ont eu lieu dans le Saguenay ne tiennent pas compte de l'ensemble des informations connues. Ces conclusions doivent donc être revues. |
Le promoteur doit:
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ACEE 160 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.4.3 p. 12-33 |
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Dans la section 12.4.3, le promoteur limite son propos aux accidents impliquant des produits pétroliers. Ce constat est limitant si l'on tient compte que de nombreux navires transportent du vrac, notamment de l'alumine, de la bauxite et potentiellement du phosphate. Dans le cas où un navire transportant des matériaux en vrac aurait une collision qui impliquerait le déversement de sa cargaison en vrac, une contamination du milieu aquatique pourrait en résulter. |
Le promoteur doit:
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ACEE 161 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.6.1 p. 12-36 |
Navigation |
À la section 12.6.1, le promoteur mentionne, à propos des collisions de navires avec les mammifères marins, que: « Ces collisions sont plus fréquentes là où se concentrent les mammifères marins, mais également le trafic maritime. » Référence: Lair, S.,Martineau, D., Measures, L.N. 2014. Causes of mortality in St. Lawrence Estuary beluga (Delphinapterus leuca) from 1983 to 2012. DFO Can. Sci. Advis. Sec. Res. Doc. 2013/119. iv+37p. |
À la suite de cette phrase, le promoteur doit ajouter que selon l'examen des carcasses de béluga entre 1983 et 2012, 4% des mortalités dont la cause a pu être identifiée peuvent être attribuées à des collisions avec des embarcations (Lair et al., 2013). |
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ACEE 162 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.6.1 p. 12-36 |
Navigation |
Concernant les effets du bruit sur les mammifères marins, la référence citée (section 12.6.1 p. 12-36) pour l'extrait suivant n'est pas une source primaire: « Le seuil à partir duquel le comportement des mammifères marins commence à être influencé correspond à une intensité de bruit de 120 dB re 1 μPa (GENIVAR 2013). » Selon la littérature scientifique, les références à citer concernant le seuil de dérangement des mammifères marins a été établi à 120 dB sont celles notamment de Richardson et al. (1995) et Southall et al. (2007). De plus, il serait pertinent, dans la section 12.6.1, de faire le lien avec l'information du chapitre 7, section 7.12, portant sur le bruit subaquatique. Références: Richardson, W. J., C. R. Greene, C. R. Malme et D. H. Thompson. 1995. Marine mammals and noise. Academic Press. San Diego. 576p. Southall, B. L., A. E. Bowles, W. T. Ellison, J. J. Finneran, R. L. Gentry, C. R. G. Jr., D. Kastak, D. R. Ketten, J. H. Miller, P. E. Nachtigall, W. J. Richardson, J. A. Thomas et P. L. Tyack. 2007. Marine mammal noise exposure criteria. Aquatic mammals. 33 (4):411-521. |
Le promoteur doit:
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ACEE 163 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.7.1 p. 12-40 |
Navigation |
À la fin du 3e paragraphe de la section 12.7.1, il est mentionné que: « Le prolongement de la période de navigation associée au passage des navires supplémentaires se traduira par une augmentation des sources d'émissions sonores subaquatiques dans le Saguenay.» [.] « Il convient de souligner cependant que l'achalandage, même augmenté, demeurera suffisamment faible pour ne pas entraîner une diminution significative du nombre de plages horaires sans bruits, auquel cas des changements structuraux dans les communautés fauniques aquatiques auraient pu être observés. » Selon le GREMM, ces informations sont incompréhensibles. Elles introduisent un concept, celui des «plages horaires sans bruit» auquel il n'est aucunement fait référence dans l'ensemble du document. |
Le promoteur doit:
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ACEE 164 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.7.1 p. 12-40 |
Navigation |
À la section 12.7.1, le promoteur mentionne, à propos de l'augmentation des déplacements des navires et des collisions avec les mammifères marins, notamment le béluga dans le Saguenay, que: « Bien que peu fréquentes, cela pourrait ralentir les actions prises, notamment par le PMSSL, pour rétablir cette espèce, dont environ 5 % de la population fréquente le Saguenay (Michaud 2014) » Or, dans Michaud (2014), on peut lire: « the average number of whales observed in the Saguenay River represents only 5% of the total population (Michaud 1993)» (le nombre moyen de baleines observées dans la rivière Saguenay représente seulement 5 % de la population totale – traduction libre) ce qui veut plutôt dire que, en moyenne, à tout instant on peut s'attendre à retrouver dans le Saguenay environ 5 % des effectifs de la population, plutôt que 5 % de la population totale fréquente le Saguenay, le reste de la population étant situé dans le fleuve Saint-Laurent. La référence à citer pour cette information est Michaud (1993) et non Michaud (2014). Référence: MICHAUD, R. 1993. Distribution estivale du béluga du Saint-Laurent: synthèse 1986 à 1992. Can Tech Rep Fish Aquat Sci. No 1906. |
Le promoteur doit
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ACEE 165 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.7.1 p. 12-40 |
Navigation |
À la section 12.7.1, le promoteur mentionne que: « Actuellement identifiée comme le secteur le plus bruyant dans l'estuaire maritime, l'embouchure du Saguenay sera particulièrement touchée par cette hausse de l'ambiance sonore sous-marine. » Selon les experts de Parcs Canada, l'embouchure ne sera pas touchée plus particulièrement que les secteurs plus en amont du Saguenay. L'augmentation de la navigation serait la même pour l'ensemble du Saguenay. La plus grande préoccupation est liée à l'augmentation des émissions sonores dans les habitats présentement « silencieux », que l'on peut considérer comme des refuges acoustiques, telle la baie Sainte-Marguerite (dans l'habitat essentiel du béluga). Toutefois, l'augmentation du trafic maritime dans l'embouchure du Saguenay demeure également un enjeu. Référence: Gervaise, C., Simard, Y., Roy, N., Kinda, B., and Menard, N. 2012. Shipping noise in whale habitat: characteristics, sources, budget, and impact on belugas in Saguenay - St. Lawrence Marine Park hub. J. Acoust.Soc. Am. 132: 76-89. |
Le promoteur doit:
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ACEE 166 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.1.2 – p 12-1 |
Navigation |
À la section 12.1.2, le promoteur mentionne que: « La description du milieu naturel de la zone d'étude élargie est tirée du plan directeur du PMSSL (2010). Cette description est jugée valable, car les limites du parc couvrent la quasi-totalité de la zone d'étude élargie. » Référence: Ménard, N., M. Pagé, V. Busque, I. Croteau, R. Picard et D. Gobeil. 2007. Rapport sur l'état du parc marin du Saguenay—Saint-Laurent 2007. Tadoussac, Canada, 78 p. |
Le promoteur doit corriger cette phrase de la façon suivante: La description du milieu naturel de la zone d'étude élargie est tirée de Ménard et al., 2007 , repris dans le plan directeur du PMSSL (2010). |
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ACEE 167 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.1.1 p. 12—1 et 12 -2 |
Navigation |
À la section 12.1.1, 2e paragraphe, première ligne, le promoteur doit rectifier les informations suivantes: remplacer « la rivière Saguenay » par « la zone d'étude élargie ». « Selon les divisions hydrographiques et océanographiques, la zone d'étude élargie comporte trois écosystèmes distincts, soit l'estuaire moyen, l'estuaire maritime et le fjord du Saguenay ». |
Le promoteur doit revoir l'ensemble du chapitre 12 et s'assurer d'utiliser la bonne terminologie. |
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ACEE 168 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.1.2 p. 12-2 |
Navigation |
À la section 12.1.2 (page 12-2), 8e paragraphe, première ligne, le promoteur mentionne que: « Deux espèces de mammifères marins fréquentent le PMSSL, soit le béluga du Saint-Laurent, désigné espèce en voie de disparition selon la LEP et la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (COSEPAC 2014) et le phoque commun. » Le promoteur doit ajouter le rorqual commun, car cette espèce a un statut préoccupant et est inscrite à l'annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Le promoteur doit remplacer « fréquentent » par « résident ». En effet, plusieurs espèces fréquentent le parc marin, toutefois deux espèces seulement y résident à l'année longue. « Deux espèces de mammifères marins résident à longueur d'année dans le PMSSL, soit le béluga du Saint-Laurent et le phoque commun ». Il est également mentionné: «Plusieurs autres espèces sont attirées, durant diverses périodes de l'année, par les richesses alimentaires qu'offrent les écosystèmes, dont le rorqual bleu désigné espèce en voie de disparition selon la LEP, le petit rorqual, le rorqual commun, le rorqual à bosse, le marsouin commun, le phoque du Groenland et le phoque gris. » Le promoteur doit ajouter que le rorqual commun a un statut préoccupant et est inscrit à l'annexe 1 de la LEP. |
Le promoteur doit:
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ACEE 169 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 p. 12-13 |
Navigation |
À la section 12.1.1.2 (page 12-13), il n'y a aucune mention de la pêche commerciale, bien qu'il y ait des sites de pêche à l'oursin dans la zone d'étude élargie. |
Le promoteur doit discuter plus en détail de la pêche commerciale à la section 12.1.1.2. |
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ACEE 170 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 p. 12-26 |
Navigation |
Dans le dernier paragraphe de la section 12.2.4 le promoteur indique: « Il est à noter qu'aucune règle légale n'établit une vitesse maximale de déplacement pour les navires commerciaux. » Le promoteur doit corriger cette phrase en tenant compte de l'information suivante: Le règlement sur les activités en mer (RAM) du Parc marin Saguenay-Saint-Laurent stipule une vitesse maximale de 25 nœuds dans le parc marin. De plus, le nouveau RAM (http://www.gazette.gc.ca/rp-pr/p2/2016/2016-10-19/html/sor-dors257-fra.php), qui sera en vigueur à compter du 1er janvier 2017, fait mention d'une nouvelle zone de ralentissement à 15 nœuds à l'embouchure du Saguenay. Dans le même paragraphe (12.2.4), le promoteur mentionne: « Par contre, de nombreux organismes gouvernementaux et non gouvernementaux recommandent aux navigateurs une mesure volontaire de réduction des vitesses à 10 nœuds (MTQ et TC 2014). Celle-ci a pour but de protéger les rives de l'érosion induite par le batillage et les mammifères marins, dont le béluga, des risques de collision ainsi que des effets sur leurs comportements liés aux bruits émis par les navires circulant à des vitesses supérieures.» Le promoteur doit corriger cette phrase en tenant compte de l'information suivante: Il y a une confusion avec cette affirmation. En fait, Il n'y a pas une mesure qui demande de naviguer à 10 nœuds pour prévenir l'érosion et protéger les mammifères marins. Il s'agit de deux mesures distinctes. |
Le promoteur doit corriger les informations sur les règlements et mesures régissant la vitesse maximale des navires sur le Saguenay. |
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ACEE 171 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 p. 12-36 |
Navigation |
Selon les chiffres présentés au tableau 12-6 de la section 12.3.2, il est erroné de mentionner qu'il y aura « au plus » un doublement du nombre de navires sur le Saguenay. Selon les experts de Parcs Canada, il s'agit au minimum d'un doublement:
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Le promoteur doit revoir le tableau 12-6 en tenant compte, notamment des correctifs énoncés en contexte. |
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ACEE 172 |
Lignes directrices, section 9 Étude d'impact environnemental Chapitre 12 section 12.6.1 p. 12-36 |
Navigation |
À la section 12.6.1, il serait important de considérer l'avis scientifique de Pêches et Océans Canada (MPO) concernant les répercussions de la déviation du trafic au sud de l'île Rouge dans l'estuaire du Saint-Laurent sur les bélugas quant à l'augmentation envisagée du trafic maritime dans le Saguenay. En effet, le Saguenay est, dans une certaine mesure, comparable au trafic maritime enregistré au sud de l'île Rouge. Il s'agit d'aires de fréquentation intensive du béluga, notamment par les femelles et leurs jeunes et il y a relativement peu de trafic maritime, du moins par rapport à d'autres secteurs de leur habitat essentiel. Référence: MPO. 2014. Répercussions de la déviation du trafic maritime dans l'estuaire du Saint- Laurent sur le béluga (Delphinapterus leucas): le Secteur des sciences à l'appui de la gestion des risques. Secr. can. de consult. sci. du MPO, Avis sci. 2014/004. |
Le promoteur doit revoir son analyse de l'augmentation envisagée du trafic maritime dans le Saguenay en considérant l'avis scientifique du MPO sur la déviation du trafic maritime au sud de l'île Rouge. |
ANNEXE 1
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Espèce |
Nom scientifique |
Évaluation du COSEPAC |
Statut selon la LEP |
|---|---|---|---|
|
Principales espèces visées par les mesures de rétablissement |
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|
Béluga (population de l'estuaire du Saint-Laurent) |
Delphinapterus leucas |
En voie de disparition |
Menacée |
|
Rorqual bleu (population de l'Atlantique) |
Balaenoptera musculus |
En voie de disparition |
En voie de disparition |
|
Rorqual commun (population de l'Atlantique) |
Balaenoptera physalus |
Préoccupante |
Préoccupante |
|
Baleine noire (population de l'Atlantique Nord) |
Eubalaena glacialis |
En voie de disparition |
En voie de disparition |
|
Autres espèces bénéficiant de mesures de protection mis en place au parc marin du Saguenay—Saint-Laurent |
|||
|
Bar rayé (population du fleuve Saint-Laurent) |
Morone saxatilis |
En voie de disparition |
Disparue du pays |
|
Bécasseau maubèche (sous-espèce rufa) |
Calidris canutus rufa |
En voie de disparition |
En voie de disparition |
|
Loup à tête large |
Anarhichas denticulatus |
Menacée |
Menacée |
|
Loup tacheté |
Anarhichas minor |
Menacée |
Menacée |
|
Garrot d'Islande (population de l'Est) |
Bucephala islandica |
Préoccupante |
Préoccupante |
|
Loup atlantique |
Anarhichas lupus |
Préoccupante |
Préoccupante |
|
Anguille d'Amérique |
Anguilla rostrata |
Menacée |
- |
|
Esturgeon noir (population du Saint-Laurent) |
Acipenser oxyrinchus |
Menacée |
- |
|
Marsouin commun (population de l'Atlantique Nord-Ouest) |
Phocoena phocoena |
Préoccupante |
- |
|
Morue franche (population sud-laurentienne) |
Gadus morhua |
En voie de disparition |
- |
|
Raie épineuse |
Amblyraja radiata |
Préoccupante |
- |
|
Phoque commun |
Phoca vitulina concolor |
- |
- |
|
Raie à queue de velours (population du chenal Laurentien et du plateau néo-écossais) |
Malacoraja senta |
Préoccupante |
- |
|
Saumon atlantique (population de l'intérieur du Saint-Laurent) |
Salmo salar |
Préoccupante |
- |
|
Sébaste atlantique (population du golfe du Saint- Laurent et du chenal Laurentien) |
Sebastes mentella |
En voie de disparition |
- |
|
Source: Commentaires de Parcs Canada à l'Agence sur l'étude d'impact environnemental du projet de Terminal maritime en rive nord du Saguenay, 27 octobre 2016. |
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ANNEXE II
Commentaires de Pêches et Océans Canada sur la caractérisation de l'environnement sonore subaquatique au site du terminal maritime en rive nord du Saguneay (modèle de propagation, atténuation sonore, simulations), section 7.12 de l'ÉIE
1) La méthodologie utilisée:
En général le travail présenté au chapitre 7.12 sur le bruit subaquatique a été réalisé avec une approche structurée, des méthodes connues et une connaissance de la littérature scientifique pertinente, conformément à ce qui est le cas pour des études d'impact environnemental (EIE) pour cette problématique. Cependant, plusieurs éléments méthodologiques et d'interprétation soulèvent des questions. Plusieurs détails techniques nécessaires à l'évaluation de la qualité des résultats ne sont pas fournis et devraient l'être afin de supporter adéquatement les résultats présentés.
Points relevés:
1. a) Figures 7-12 à 7-15, Tableaux 7-34, 7-35. Annexe J. Les valeurs SPL large-bande présentées ne sont pas crédibles quand on les compare à ce qui est connu pour le bruit subaquatique dans les océans, incluant celles publiées pour le Saint-Laurent et le Saguenay. Il semble y avoir une grossière erreur, qui n'a pas été détectée, ce qui malheureusement met en doute la valeur du reste du travail.
Coquille: Le titre de l'axe X des figures 7-13 et 7-14 ne devrait pas être « Date et heure (dd HH:MM:SS)» mais « Heure du jour ».
1. b) Figures 7-12 et 7-14. Les fortes valeurs de SPL large-bande à marée basse sont considérées comme faisant partie du bruit ambiant, et traitées comme tel dans l'analyse, alors qu'il s'agit vraisemblablement de pseudo-bruit provenant d'erreurs de mesures associées aux vibrations de l'hydrophone (en déploiement fixe (cf. figure 7-11)) lorsqu'il est exposé à de forts courants et aux turbulences qui se produisent autour du capteur (flow noise) dans ces cas. Le 3ème paragraphe de la p. 7-185 mentionne cette dernière source d'interférence, mais rien n'est fait pour la filtrer et éliminer son effet sur les niveaux estimés. Le bruit présenté aux figures 7-12 à 7-15 devrait être complété par la présentation des spectrogrammes détaillés pour évaluer la qualité des observations et leur limitation, la présence de pseudo-bruit (strumming noise), ainsi que pour distinguer les niveaux de bruit dans les bandes de fréquences auxquelles les différentes espèces de mammifères marins sont sensibles, comme illustré à la figure 7-18.
1. c) Figure 7-16. Atténuation sonore. Ici on présente un seul estimé du niveau SPL large-bande intégré sur toute la bande de fréquences de 200 Hz à 2000 Hz pour chaque site de dérive présenté à la carte 7-13, alors qu'une série de mesures ont été faites à chaque site pour 11 fréquences séparées (tableau 7-32). La présentation de toutes les mesures pour chaque fréquence permettrait de mieux évaluer la capacité du modèle à répliquer avec précision et sans biais les observations à toutes les fréquences.
De plus, les mesures d'atténuation effectuées étaient limitées à des trajets émetteur-récepteur faits entre 3 m et 5 m de profondeur, donc uniquement dans une couche très superficielle de la colonne d'eau. Le bassin dans lequel le son est propagé aux cartes 7-14 à 7-19 est par contre profond de plus de 130 m (carte 7-1). Il n'a pas été démontré que ces mesures dans la couche superficielle sont applicables aux autres profondeurs.
Conséquemment, les résultats présentés dans cette figure sont insuffisants pour:
i) déterminer les fonctions d'atténuation sonore dans tout le bassin, tri-dimensionnel, ainsi que leur variabilité pour toutes les fréquences acoustiques, notamment celles < 200 Hz, pour lesquelles aucune mesure n'a été effectuée bien qu'elles sont celles où le bruit des sources considérées est le plus élevé; et ii) valider un modèle de propagation acoustique dans un milieu aussi complexe que celui étudié, tant par la structure verticale des masses d'eau (qui est fortement stratifiée et présente une nette thermo-halocline) que par la configuration étroite du bassin et par ses propriétés géoacoustiques tri-dimensionnelles.
Les mesures effectuées sur des trajets en dérive perpendiculairement au projecteur de son auraient pu être analysées pour démontrer que ce projecteur était bien omnidirectionnel à toutes les fréquences, comme affirmé au bas de la p. 7-177.
Coquille: L'axe Y de cette figure devrait indiquer SPL et la bande de fréquences considérée.
1. d) P. 7-194 Tableau 7-36. Ce tableau est un amalgame de différents critères, qui devraient être présentés séparément et sans erreur, en relisant les références citées et en portant attention aux métriques utilisées.
1. e) L'étude présente les niveaux sonores, mesurés et simulés, qui sont résumés en une seule métrique SPL large- bande (sauf exception à l'annexe J). Une analyse plus détaillée par bande de fréquences acoustiques est nécessaire pour estimer les impacts sur la faune aquatique, car les différentes espèces présentent des sensibilités différentes selon les fréquences.
1. f) Détails et coquilles, non-exhaustives:
- p. x: Abréviations et acronymes: devraient contenir toutes les métriques acoustiques utilisées (e.g. SPL, SEL, SELcum) et leurs définitions précises.
- Quand on parle de SEL, il faut donner la période sur laquelle le bruit est intégré (ex. 24 h, dans Southall et al. 2007). Dans cette étude on réfère à une période de 1 s pour des bruits impulsionnels, et on confond SPL et SEL dans certains cas (ex. carte 7-19).
- p. 7-185 tableaux 7-34 et 7-35: lorsque corrigées pour l'erreur mentionnée en 1a) ci-dessus, il serait utile de dire dans le texte comment les moyennes présentées ont été calculées: directement sur les valeurs en dB, ou sur les valeurs linéaires dont la moyenne est ensuite transformée en dB.
- p. 191, 1er par. , dernière phrase: cette phrase mine la crédibilité de l'étude; on sait que le son de la navigation s'entend sur de très grandes distances, dépassant souvent 100 km, et qu'il ne se limite pas uniquement à seuls les navires proches.
- p. 7-196, parties soulignées: dans l'estimation de l'impact du bruit, il y a à considérer les niveaux sonores mais également les effets sur la diminution des périodes sans bruit anthropique. Ce dernier aspect est totalement ignoré dans l'étude présentée, tant pour le site du terminal que pour la route qu'emprunteront les navires.
- Carte 7-14. Ici on utilise un niveau pour une source impulsionnelle qui est exprimé par un niveau d'exposition SEL; pourquoi n'utilise-t-on pas un niveau SPLpeak-peak?
- Carte 7-19. On donne un niveau source exprimé en dB re 1μPa² s alors que le tableau 7-33 parle de dBrms re 1μPa @ 1 m.
- Annexe J, tableaux A- à G: Le tableau indique des niveaux SPL large-bande sur une bande de fréquence 0 - 16000 Hz alors que les mesures ne commencent qu'à 20 Hz ou 40 Hz.
- une révision attentive de toutes les unités des métriques acoustiques utilisées est requise pour les compléter et les corriger lorsque requis, et pour uniformiser.
2) Les simulations présentées:
Les simulations présentées utilisent un logiciel commercial dBSEA, dont la description fait état de 3 modèles de propagation acoustique (équation parabolique, modes orthogonaux, et par rayons gaussiens). Le modèle parabolique est utilisé pour les fréquences de 20 à 1600 Hz et celui par rayons gaussiens pour les fréquences de 2000 à 10000 Hz. L'étude ne mentionne pas comment les résultats simulés par ces 2 modèles se comparaient pour des fréquences identiques à la soudure entre les 2 plages de fréquences. Elle ne fournit pas non plus de références pour la démonstration de la validité du logiciel pour ces modèles de propagation acoustique et le calcul des métriques acoustiques présentées. Le logiciel est utilisé sans modification, après avoir estimé qu'il répliquait raisonnablement les mesures faites pour des profondeurs très limitées à des trajectoires source-récepteurs de 3 à 5 m de la surface par rapport aux grandes profondeurs du bassin étudié (voir commentaire 1c), bien que les différences deviennent importantes après 1 km. Les intrants du modèle ne sont pas présentés, notamment les profils de célérité utilisés pour la colonne d'eau et le fond, et les différentes couches considérées le long des sections de simulation 2D autour de la source. Les informations sommaires présentées à la p.7-181 sont nettement insuffisantes pour évaluer s'ils représentent adéquatement les conditions au site d'étude. Les caractéristiques spectrales des sources simulées (i.e. les niveaux utilisés aux différentes fréquences acoustiques modélisées) ne sont également pas fournies. Les résultats de simulation sont présentés pour une large bande de fréquences alors que la figure 7-18 et les connaissances publiées sur les mammifères marins indiquent que leur sensibilité varie selon la fréquence, ce qui est particulièrement pertinent pour le cas du béluga.
En conclusion, l'information méthodologique présentée dans l'étude est insuffisante et les simulations réalisées sont trop partielles et trop peu détaillées pour répondre par l'affirmative à cette deuxième question formulée.
2. a) Autres points.
- l'utilisation d'un niveau à la source exprimé en SEL (dB re 1μPa² s) au lieu du niveau SPL dB re 1 μPa peak-peak @ 1 m pour le battage devrait être justifié (voir ci-dessous Annexe J);
- P. 7-182 Tableau 7-33 Navire à quai ou en mouvement ont tous deux les mêmes niveaux source 185 dB re 1μPa @ 1m, pourquoi?
- Annexe J, tableaux source de bruit: présente des valeurs de SL @ 1 m pour les navires qui varient de ~150 à 230 dB re 1 μPa @ 1m. Pourquoi a-t-on choisi un niveau SL de 185 dB re 1μPa @ 1m. Pour le battage de pieux on réfère à une valeur de 250 dB re 1 μPa @ 1m (ne serait-ce pas plutôt en dB re 1 μPa peak-peak @ 1m, alors qu'on utilise un niveau SEL de 211.1 dB re 1μPa² s pour les simulations, sans expliquer comment on a passé à cette valeur et la pertinence de ce choix. Ce tableau est nettement incomplet et aurait avantage à être révisé attentivement pour les valeurs présentées et leurs unités.
Autres:
p7-169: Effet subaquatique du dynamitage au site du terminal. Il pourrait être avantageux de considérer des mesures de mitigation pour diminuer les effets de forts bruits subaquatiques résultant du dynamitage.
Commentaires et conseils à l'intention du promoteur
Ce tableau présente des avis, par exemple des orientations ou des conseils en lien avec les politiques gouvernementales ou les bonnes pratiques en matière d'évaluation environnementale, communiqués au promoteur dans un souci que l'étude d'impact soit basée sur des données solides et une analyse rigoureuse. Le promoteur est encouragé à tenir compte de ces conseils dans la préparation de l'information demandée.
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Numéro de référence |
Référence à l'EIE |
Contexte et justification |
Conseils à l'intention du promoteur |
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Commentaire 1 |
Renseignements et clarifications demandés par l'ACÉE pour la concordance de l'étude d'impact (août 2016), Annexe 3 |
Qualité de l'air – atténuation des effets Les Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant (NCQAA)** sont destinées à protéger la qualité de l'air, elles ne doivent pas être considérées comme étant des niveaux acceptables de pollution. Elles ne devraient donc pas être considérées comme des seuils en dessous desquels il ne se produit pas d'effets sur la santé. Ceci est particulièrement important dans le cas des particules fines (PM2,5) dans l'air ambiant étant donné qu'il n'existe aucun seuil d'effets sanitaires connu pour ces dernières, quel que soit le lieu d'exposition (Environnement Canada et Santé Canada, 2012). Pour plus d'informations, se référer au Guide pour l'amélioration continue (AC) et la protection des régions non polluées (PRNP) - Standards pancanadiens relatifs aux particules et à l'ozone (CCME, 2007). ** http://www.ccme.ca/fr/current_priorities/air/index.html, consulté en octobre 2016. |
Santé Canada rappelle que le promoteur ne devrait pas viser uniquement le respect des standards, normes, critères et lignes directrices destinés à protéger la qualité de l'air. Le promoteur doit développer et concevoir son projet de manière à limiter au maximum les impacts négatifs engendrés par son projet sur la qualité de l'air. |
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Commentaire 2 |
Étude d'impact, section 7 |
Information erronée – séismes À la page 7-7 de son étude d'impact, le promoteur indique « Le plus puissant est le séisme survenu le 25 novembre 1988 dont l'épicentre a été localisé à environ 47 km au nord-est du site d'étude (RNCAN, 2016) ». |
Ressources naturelles Canada souligne qu'il s'agit d'une erreur, il aurait plutôt fallu lire « au sud-ouest du site d'étude ». |
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Commentaire 3 |
Étude d'impact, section 1.6 |
Permis et autorisations requises À la page 1-23 de son étude d'impact, le promoteur mentionne que ce projet requerra une licence de poudrière et de stockage d'explosifs (Magazine Licence) émise par Ressources naturelles Canada (RNCan), et devra répondre aux standards Quantité-Distances et lignes directrices de RNCan. |
Ressources naturelles Canada précise que dans la liste des permis et autorisations requises, le promoteur doit considérer la licence d'explosifs en vertu de l'alinéa 7(1)a) de la Loi sur les explosifs: licence de poudrière (utilisateur) autorisant le stockage d'explosifs par une personne qui les a acquis en vue de les utiliser ou de les transporter. Ressources naturelles Canada rappelle au promoteur qu'à tous les endroits dans l'étude d'impact où il est fait mention que le projet, ou des parties du projet, seront réalisées en conformité à la Loi sur les explosifs, le promoteur doit comprendre qu'il doit se conformer également au Règlement d'application de 2013 sur les explosifs. |
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Commentaire 4 |
Étude d'impact, section 8.8.4. |
Orignal Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques (MDDELCC) a noté quelques imprécisions relativement au texte présenté concernant l'orignal dans l'étude d'impact. |
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Commentaire 5 |
Étude d'impact, Tableau 10 -2 de la page 10-8 |
Profil socioéconomique Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques (MDDELCC) a noté quelques imprécisions relativement au texte présenté concernant le profil socioéconomique dans l'étude d'impact. |
Le MDDELCC mentionne une erreur au tableau 10-2 de la page 10-8 de l'étude d'impact. En effet, il est indiqué que la population de la Municipalité de Saint-Félix-d'Otis était de 10 070 habitants, en 2011. Or, si la population est demeurée la même en 2006 et en 2011, la population totale devrait plutôt être de 1 007. |
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Commentaire 6 |
Étude d'impact, section 12.1.1 |
Navigation sur le Saguenay – milieu naturel Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques (MDDELCC) a noté quelques imprécisions relativement au texte présenté concernant la description du milieu naturel dans la section concernant la navigation sur le Saguenay de l'étude d'impact. |
Le MDDELCC a identifié les erreurs suivantes: À la page 12-1, 2e paragraphe, première ligne, il est écrit « la rivière Saguenay » alors qu'on aurait dû lire « la zone d'étude élargie ». « Selon les divisions hydrographiques et océanographiques, la zone d'étude élargie comporte trois écosystèmes distincts, soit l'estuaire moyen, l'estuaire maritime et le fjord du Saguenay ». Page 12-2, 8e paragraphe, première ligne, il est écrit « f réquentent » alors qu'on aurait dû lire « résident ». En effet, plusieurs espèces fréquentent le parc marin, toutefois deux espèces seulement y résident à l'année longue. « Deux espèces de mammifères marins résident à longueur d'année dans le PMSSL, soit le béluga du Saint-Laurent et le phoque commun ». |
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Commentaire 7 |
Étude d'impact, page 5-6 |
Parc marin Saguenay-Saint-Laurent (PMSSL) Parcs Canada note qu'il y a confusion dans l'étude d'impact entre l'organisation qu'est Parcs Canada et le parc marin Saguenay-Saint-Laurent (PMSSL). Le PMSSL n'est pas une organisation, c'est l'acronyme du parc marin. |
Le promoteur doit référer à la bonne entité (organisation ou lieu). |
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Commentaire 8 |
Étude d'impact, page 5-6 |
Prise en compte des préoccupations Il est indiqué à la page 5-6 de l'étude d'impact: « les représentants de Parcs Canada s'inquiètent principalement du bruit et de la vitesse des bateaux, l'alimentation du béluga les préoccupe également, en particulier le capelan ». |
Parcs Canada précise que les représentants de Parcs Canada au PMSSL s'inquiètent principalement du bruit et de la vitesse des bateaux. Avec la collaboration des pilotes du Bas-Saint-Laurent, la mesure de réduction de la vitesse dans les aires d'alimentation des rorquals au parc marin Saguenay est bien respectée et ce type de mesure devrait être examiné pour le Saguenay au besoin. L'alimentation du béluga les préoccupe également, en particulier l'impact du développement portuaire sur les aires de frai du capelan, qui joue un rôle primordial dans l'ensemble de l'écosystème du parc marin; Les gestionnaires du PMSSL (Parcs Canada et Sépaq) se préoccupent également des conflits d'usage entre les activités récréotouristiques et le développement côtier et le trafic marchand (ex: conflits kayakistes et sillage de navires dans le fjord, trafic et expérience nature dans les sites de camping). |
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Commentaire 9 |
Étude d'impact, page 12-1 , section 12.1.1 |
Navigation – milieu naturel Il est indiqué à la page 12-1 de l'étude d'impact: « La description du milieu naturel de la zone d'étude élargie est tirée du plan directeur du PMSSL (2010). Cette description est jugée valable, car les limites du parc couvrent la quasi-totalité de la zone d'étude élargie. » |
Parcs Canada précise que la description du milieu naturel de la zone d'étude élargie est tirée de Ménard et al., 2007, repris dans le plan directeur du PMSSL (2010). Cette description est jugée valable, car les limites du parc couvrent la quasi-totalité de la zone d'étude élargie. Ménard, N., M. Pagé, V. Busque, I. Croteau, R. Picard et D. Gobeil. 2007. Rapport sur l'état du parc marin du Saguenay—Saint-Laurent 2007. Tadoussac, Canada, 78 p. |
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Commentaire 10 |
Étude d'impact, page 12-1 section 12.1.1 |
Navigation – milieu naturel « Selon les divisions hydrographiques et océanographiques, la rivière Saguenay comporte trois écosystèmes [.] » |
On aurait dû lire parc marin Saguenay-Saint-Laurent plutôt que rivière Saguenay. |
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Commentaire 11 |
Étude d'impact, section 9.5.3 |
Utilisation du territoire et des ressources par les Premières Nations Les Premières nations soulignent qu'il aurait fallu ajouter les références ci-contre à la section 9.5.3 de l'étude d'impact. Elles ont toutefois été citées dans l'annexe F. |
Projet PESHUNAKUN. Occupation et utilisation de la PSO (PSO) par les Pekuakamiulnuatsh et les Essipiunnuat. Rapport conjoint final préparé par Denis Brassard, Florence Pacoret, Paul Benjamin et Gina Jourdain pour Pekuakamiulnuatsh Takuhikan et le Conseil de la Première Nation des Innus Essipit. Décembre 2012. Rapport confidentiel. Florence Pacoret, ethnologue consultante. Pacoret, Florence. 2009. Occupation et utilisation du territoire par les Innus Essipit au cours de la période contemporaine. Rapport de recherche à partir des sources ethnographiques de la Grande recherche du CAM (1983) réalisé pour le Conseil de la Première Nation des Innus Essipit. Pacoret, Florence. 2015. Le Pichitaouichetz ou la porte du pays innu. Rapport préparé pour la Première Nation des Innus Essipit avec la collaboration de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan et du Parc marin du Saguenay-Saint-Laurent. Projet PESHUNAKUN ESSIPIT. Occupation et utilisation par les Essipiunnuat du Nitassinan de la Première Nation des Innus Essipit. Recherche réalisée par Florence Pacoret pour le Conseil de la Première Nation des Innus Essipit. |
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Commentaire 12 |
Étude d'impact, section 8.7 |
Prise accessoire Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs Règlement sur les oiseaux migrateurs. |
ECCC est d'avis que le risque de prise accessoire doit être considéré même si le promoteur mentionne que les travaux de déboisement auront lieu en hiver. À cet effet, nous recommandons au promoteur de consulter le site internet d'Environnement et Changement climatique Canada pour plus d'information sur la prise accessoire. On y retrouve notamment de l'information sur les pratiques de gestion bénéfiques pour les oiseaux, des lignes directrices en matière d'évitement et des renseignements techniques sur les oiseaux: https://ec.gc.ca/paom-itmb/default.asp?lang=Fr&n=C51C415F-1 De façon plus spécifique, pour les espèces d'oiseaux marins et aquatiques nous recommandons au promoteur de consulter les lignes directrices d'Environnement et Changement climatique Canada pour planifier les travaux afin d'éviter de déranger les oiseaux marins et aquatiques à l'adresse électronique suivante: https://ec.gc.ca/paom-itmb/default.asp?lang=Fr&n=E3167D46-1 Concernant les dates de nidification d'oiseaux migrateurs, deux références pourraient être utiles au promoteur: - ÉTUDE D'OISEAUX CANADA - OUTIL DE REQUÊTE DES CALENDRIERS DE NIDIFICATION Cet outil de requête permet de créer des calendriers de nidification personnalisés en tenant compte d'espèces et de lieux d'intérêt http://www.birdscanada.org/volunteer/pnw/rnest/index.jsp?lang=FR - ENVIRONNEMENT ET CHANGEMENT CLIMATIQUE CANADA - PÉRIODES GÉNÉRALES DE NIDIFICATION DES OISEAUX MIGRATEURS AU CANADA Ces périodes de nidification sont des calendriers multi-espèces pour aider à établir la période de nidification propre à une région donnée, associés à de grandes entités géographiques réparties à travers le Canada. Ces calendriers ont été conçus pour aider à la planification d'activités dans le but de réduire le risque d'effets néfastes sur les oiseaux migrateurs, leurs nids ou leurs œufs. https://www.ec.gc.ca/paom-itmb/default.asp?lang=Fr&n=4F39A78F-1 |
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Commentaire 13 |
Étude d'impact, section 8.8 |
Loi sur les espèces en péril et Programme de rétablissement de la petite chauve-souris brune (Myotis lucifugus), de la chauve-souris nordique (Myotis septentrionalis) et de la pipistrelle de l'Est (Perimyotis subflavus) au Canada (2015) |
ECCC suggère au promoteur de consulter l'information ci-dessous afin de planifier ses inventaires de chiroptères. Période d'élevage des jeunes (maternité) C'est durant cette période qu'il est certain que les individus présents utilisent véritablement l'habitat environnant. Il est suggéré de vérifier la présence dans les infrastructures humaines (e.g. grenier, vieux bâtiments non étanches) De mi-juin à fin août Migration automnale (rassemblement) Les routes de migration et les sites de rassemblement sont des aspects importants à considérer car ils concentrent de nombreux individus dans de petites superficies. De septembre à mi-octobre Hibernacles De septembre à avril Il est suggéré de vérifier la présence dans les infrastructures humaines (e.g. mine) Le mieux est de valider la présence par la visite des sites potentiels (il est recommandé de faire appel aux services d'un spéléologue) Entre mi-octobre et fin mars S‘il est impossible de faire des visites, l'utilisation de systèmes d'enregistrement à l'entrée des hibernacles potentiels peut donner de l'information valide. De septembre à mi-octobre et en avril. Dépendamment du site à inventorier (ex. superficie, caractéristiques), il pourrait être pertinent de combiner l'utilisation de stations fixes et mobiles pour l'ensemble des types d'inventaires. Note: Nous suggérons de consulter le ministère des forêts de la faune et des parcs afin d'obtenir avis et conseils sur les protocoles d'inventaire. |
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Commentaire 14 |
Étude d'impact, section 8..1.4.4 |
Milieux humides - Application de la Politique fédérale sur la conservation des terres humides |
ECCC est d'avis que la Politique fédérale sur la conservation des terres humides (PFCTH) doit être appliquée. Le gouvernement du Canada doit tenir compte des buts et objectifs de la PFCTH s'il est responsable d'une action ou d'une activité associée (attribution) sur des terres ou des eaux fédérales. Par conséquent, le gestionnaire des terres fédérales et l'autorité fédérale en vertu de la LCÉE 2012 ont, la responsabilité de mettre en œuvre la Politique fédérale de conservation des terres humides, notamment en respectant l'objectif d'aucune perte nette des fonctions. Une attention particulière devra être portée aux régions où les pertes de terres humides sont importantes ou les régions où des terres humides d'importance sont présentes. |
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Commentaire 15 |
Étude d'impact, section 7.5 |
Qualité des sédiments - Méthode d'échantillonnage des sédiments en ruisseau – Suivi Étude d'impact, page 7-46: La méthodologie indique que le prélèvement des sédiments en ruisseau a été réalisé avec une pelle ronde au lieu d'une benne, en raison de la faible profondeur d'eau. Cependant, en fonction de la force de courant de l'eau, il est possible et même fort probable qu'une partie de la fraction fine des sédiments, plus susceptible de retenir les contaminants, ait été perdue lors de l'échantillonnage, ce qui pourrait avoir pour effet de sous-estimer la teneur initiale des contaminants dans les sédiments. La granulométrie des sédiments aurait pu fournir un point de référence, mais elle ne fait pas partie des paramètres analysés. |
ECCC est d'avis qu'une méthode d'échantillonnage des sédiments adéquate devrait être utilisée afin de préserver la fraction fine des sédiments dans les échantillons. Le promoteur devrait prévoir des méthodes adéquates lors du prélèvement d'échantillons de sédiments, le transport et l'entreposage, le choix des méthodes analytiques et les paramètres mesurés, notamment pour faire le suivi de la qualité des sédiments d'eau douce. Références: ENVIRONNEMENT CANADA, 2002. Guide d'échantillonnage des sédiments du Saint-Laurent pour les projets de dragage et de génie maritime. Volume 1, Directives de planification. Environnement Canada, Direction de la protection de l'environnement, Région du Québec, Section Innovation technologique et secteurs industriels. Rapport, 106 p. Disponible sur: ENVIRONNEMENT CANADA, 2002. Guide d'échantillonnage des sédiments du Saint-Laurent pour les projets de dragage et de génie maritime. Volume 2, Manuel du praticien de terrain. Environnement Canada, Direction de la protection de l'environnement, Région du Québec, Section Innovation technologique et secteurs industriels. Rapport, 107 p. Disponible sur: |

